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01/02/2020

Saturne-Pluton (suite)





"La meilleure façon de manipuler les gens est de leur faire peur."

*


http://bijou-noir.hautetfort.com/archive/2020/01/11/satur... (12 janvier 2020)



ajout du 1 Février

Paranoïa, rumeurs diverses, angoisses infondées, suspicions ici ou là à partir de l"épidémie internationale" de Coronavirus.
Fortement montée en épingle dans nos médias alors qu'après un mois et demi , il n'y a eu "que" 213 morts en Chine (pour 8000 à 10000 cas de contagion sur 1,386 milliard d'habitants), personnes âgées et/ou affaiblies pour la plupart.
C'est à dire: bien moins de dégâts que la grippe dans la même période, moins que de nombreuses maladies, moins que les suicides, moins que les accidents routiers ou autres. Moins que de nombreux événements lointains dont on n'entend jamais parler ici (attentats, accidents de train ou de ferry, séismes etc...)

Cette effervescence médiatique est à comparer avec sa prudence et sa réticence pour aborder au bon moment de vrais sujets qui devraient nous alarmer (pour des raisons objectives): la pollution chimique ou électromagnétique, les vaccinations, l'amiante, la 5G, les pesticides, les médicaments chimiques désastreux et autres scandales de tous ordres longtemps tus (et traités tardivement quand il n'est plus possible de les ignorer). Il y a pourtant là bien plus de morts , de dangers et de maladies en jeu.

Que la presse chinoise fasse de cette épidémie le gros titre de son actualité c'est logique (principe de proximité), mais que la presse internationale et française en fasse des tonnes, c'est très exagéré ou prématuré.

Six cas en France à ce jour, aucun mort. C'est un non événement qui ne peut-être ainsi surjoué , mis en scène et dramatisé que pour des raisons négatives ( susciter la peur, surfer sur l'angoisse, détourner l'attention des vrais problèmes, etc...)
Souci d'audience, manipulation ordinaire (sur le sujet médical), arrières pensées politiciennes.


Cela reflète en tous cas une des symboliques possibles de cette conjonction Saturne-Pluton en Capricorne.


Appendices:

-Taux de mortalité des diverses épidémies récentes
(2% de mortalité c'est très fable pour cette actuelle épidémie)
>>> 10.000 personnes atteintes par les symptômes et 213 morts à comparer aux 1.600.000 personnes atteintes et 280.000 morts pour l'épidémie H1N1 de 1994, pandémie partie des USA (280.000 morts et non pas 18.500 comme annoncés dans un premier temps.)
La grippe, très mutante, tue entre 150.000 et 400.000 personnes dans le monde en moyenne chaque année.

-Face aux épidémies (si vous êtes en bonne santé) cultiver l'immunité suffit.(voir vidéo ici)
Sinon ça peut grandement aider aussi.

***

Ajout du 10/02/2020:

L'épidémie de Coronavirus chinoise, reste relativement limitée à ce jour ( 900 morts pour 40.000 infectés, tous en Chine) et ne s'est pas vraiment propagée à l'international ( sauf bruit de fond avec quelques rares cas d'infection).
Et ce, en dépit du tourisme mondial et du nombre de vols aériens qui constituent effectivement un facteur de propagation qui était bien moindre il y a 50 ans..
La stratégie de surveillance et d'endiguement (qui consiste à isoler les cas et éviter la promiscuité) a toujours été la plus efficace contre la contagion et semble avoir été assez bien appliquée en Chine (et même précautionneusement en France).
C'est une crise sanitaire avant tout chinoise (Saturne-Pluton) dont le principal impact semble être économique (usines fermées, routes bloquées, tourisme en berne) et se traduire par une baisse de croissance.
C'est par ce biais économique qu'elle peut avoir des conséquences dans le reste du monde, qui dépend aussi de l'économie (délocalisée) chinoise.
La relation avec la conjonction Saturne-Pluton est en tous cas évidente.
(à suivre...)



29/01/2020

Emmanuel Todd sur RT (chez Taddeï).


Frédéric Taddeï reçoit Emmanuel Todd, à l'occasion de la sortie de son livre «Les Luttes de classes en France au XXIe siècle», aux Editions du Seuil. (27/01/2020)


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28/01/2020

Transhumanisme, Esprit, Egalité, Virginie Vota

Mythologiquement (en se référant à l'astrologie ésotérique) pour le cycle de précession des équinoxes, nous nous situons entre les Poissons et le Verseau. Le passage est progressif et s'étale sur plusieurs siècles.

L'Amour Poissons se dilue et dissout au fil des décennies.
Les libérations, révolutions, affranchissements se succèdent et installent un peu plus chaque jour le concept flou de Liberté Verseau.
La recherche de cette notion scinde les tentatives en deux selon qu'elles soient plus axées sur l'individu (droite,libéralisme,USA,élitisme technologique transhumaniste) ou le collectif (gauche, société, URSS,Chine, planète Terre, écologie, spiritualité)

On est sensé cheminer de l'Amour christique chevaleresque ou courtois vers une Liberté encore à définir.
On devrait passer de l'Eau à l'Air et du Bien au Beau.

Ce qui suppose de multiples fausses pistes, chimères et vaines tentatives transversales, avant d'y parvenir.

Une de ces dérives (vers l'Air) est à mon sens l'égalitarisme forcené (Gémeaux ?) que l'on peut voir s'exprimer en ce moment et se mêler à d'autres courants comme à la redéfinition cycliquement nécessaire de l'archétype du Père (Saturne-Capricorne) ou à la dénonciation tardive de crimes et d'abus de pouvoir, notamment sexuels (Pluton/Saturne).

Idée d' égalité qui s'exprime non pas entre les pays, riches et pauvres, non pas entre les humains mais principalement entre l'homme et lla femme (de la culture occidentale).

De toute évidence, pourtant, un homme n'égale pas une femme, ils sont complémentaires par nature et différents, pas égaux.


Vouloir imposer une telle égalité contraire à la réalité montre l'état de confusion actuel.
L'égalité appliquée hors contexte tend vers l'indifférenciation, la médiocrité, la banalité et l'ennui.
A ne pas confondre avec l'équité qui vise une "égalité des droits" (encore à faire dans certaines cultures mais déja obtenue globalement en Europe).

Et malgré ce remue-ménage visant les principes , il y a toujours autant d'injustice et d'abus de pouvoir, tolérés aujourd'hui par les mêmes qui les dénonceront dans 20 ans.



De toute manière , je crois que l'essentiel de la période ne se pose pas exactement dans ces termes là.
Le sujet global des années actuelles pour la planète c'est surtout de choisir pour l'avenir entre le transhumanisme forcément élitiste et matérialiste (GAFA) d'un coté (recherche illusoire de l'immortalité par la technologie) et l'acceptation de la primauté du spirituel dans nos vies. L'Esprit.
Mettre le spirituel en avant c'est ré intégrer la notion d'Esprit en Sciences, c'est devenu possible depuis la physique quantique il y a déja 100 ans et c'est impératif aujourd'hui !
C'est aussi privilégier la Justice socialement et planétairement.
Et évidemment lutter contre les pollutions (chimique, industrielle, électrique) qui nuisent à la planète et à la santé.

Technologie matérialiste VS Spiritualité .

La "science" technologique actuelle au service d'élites matérialistes méne vers les ténèbres.
Mais nous avons encore le choix...


***
Une vision féminine (parmi d'autres) du féminisme.



20/01/2020

Gilets jaunes



.../
Depuis plus d'un an, ce régime ne fait que monter le curseur de l'horreur répressive et sa stratégie de terroriser et criminaliser les luttes sociales. Et pourtant, ce samedi, il se retrouve avec des scènes de soulèvement qu'on attribue "généralement" à des pics de colère d'une population.

Sauf que ces pics de colère durent depuis un an et demi, sans jamais avoir cessé. Pire, depuis le mouvement de grève du 05 décembre, cela ne se manifeste plus qu'une seule fois par semaine, mais presque tous les jours, partout en France.

La veille de cet acte 62, Macron a dû être exfiltré du théâtre des Bouffes du Nord, donnant au passage l'ordre d'interpeller le journaliste ayant "osé" communiquer l'info de sa présence. Les jours précédents, les vœux de personnalités En Marche ont été perturbés (voir annulés) dans plusieurs villes du pays. Le musée du Louvre a été fermé. Les avocats jettent leurs robes. L'Opéra continue sa grève. Les profs occupent des rectorats...

La révolte peut mettre le feu à gare de Lyon comme les frissons au concert des grévistes de l’Opéra. Cette grève a de magnifique qu'elle allie la rage et la beauté et qu'on se sent mieux dans cet état de résistance et d'envie de transformation radicale de la société que dans le métro boulot dodo d'avant. Avec cette grève, on redécouvre une vie qui a plus de goût. Des émeutes aux airs d'opéra, des concerts classique aux airs révolutionnaires. Et une facilité déconcertante et joyeuse à aller perturber les responsables politique comme les riches. L'action contre Macron aux bouffes du Nord ou celle contre la Fashion Week et le défilé Hermès en témoignent.

Tout cela a vraiment de la gueule. C'est la résistance qui s'installe petit à petit comme un régime autonome et comme un affront fédérateur rassemblant des milliers d'individus qui enfin se rencontrent, enfin se parlent pour de vrai, enfin fraternisent, et ce à travers tout le pays et même au delà, curieux des révoltes qui grondent partout (Chili, Hong Kong, Algérie...). Constatons un point crucial : Petit à petit, nous inventons notre propre agenda, nous façonnons notre temps sur la défense de libertés qui nous rassemblent, nous devenons un NOUS, large et inclusif, qui se répand naturellement comme une traînée de poudre et qui s'émancipe des cases dans lesquelles Macron avait décidé de nous faire rentrer.

Macron a plongé le pays dans une insurrection permanente.
/...

source: Cerveaux non disponibles plus


Edito Le Média: En marche vers l'affrontement total.

17/01/2020

L'euro. Qui perd, qui gagne ?


Selon une étude allemande du CEP (voir en ligne ici) l'Allemagne est de loin le pays qui a le plus bénéficié de l'introduction de l'euro :
de 1999 à 2017, pour un coût de près de 1,9 billions d'euros.
Cela correspond à environ 23 000 euros par habitant. En outre, seuls les Pays-Bas ont tiré des avantages substantiels de l'introduction de l'euro.

En revanche l'Italie et la France ont beaucoup perdu.

euro.JPG



article du figaro

00:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro, cep |  Facebook

24/12/2019

L'Union européenne?

Article du Saker Francophone sur l'arnaque que constitue l'Union Européenne.
source

"La France verse actuellement par an, environ 23 milliards d’euros à l’Union européenne. Cet argent provient de nos impôts. Sur ces 23 milliards, 14 nous sont restitués sous le nom de « subventions européennes ». Nos impôts sont seulement renommés et nous devons rendre compte de ce que nous en faisons et remercier l’UE en affichant partout son drapeau.



À quoi servent les 9 milliards perdus ? Ils servent, pour l’essentiel, à développer l’industrie et l’agriculture hors de France. Ils servent à favoriser les concurrents à l’agriculture et à l’industrie françaises, donc à fermer des sites en France, à augmenter le chômage dans notre pays ! Ils servent aussi à financer la bureaucratie européenne ainsi que des associations et ONG dont les activités sont antinationales, mais ce n’est pas notre sujet. L’Europe, entité physique, historique et culturelle, est bien entendu totalement différente de l’Union européenne qui est une bureaucratie.

Il faut absolument s’attarder sur le point économique. 9 milliards d’euros, c’est le coût de la construction de 180 hôpitaux, ou de 2 500 usines, ou l’installation de 50 000 exploitations de maraîchage ou de 100 000 artisans, financés sur une seule année ! /
...

/Il ne s’agit pas uniquement du détournement d’impôts prélevés sur les Français et qui sont gaspillés. Il s’agit d’un système pervers qui fait que plus les Français versent d’impôts à l’union, et plus ils donnent de moyens au démantèlement de leur propre pays par le procédé de la concurrence économique. C’est l’exact opposé de l’usage normalement dévolu à un impôt national.

De plus, s’il était besoin, la production effrénée par l’UE, de directives, d’orientations, de normes, a un coût monstrueux sur les entreprises, les particuliers, la société toute entière ; ce coût est évalué au minimum à plusieurs dizaines de milliards d’euros. Rappelons seulement que les normes européennes s’imposent aux entreprises de petite taille, ultra majoritaires, qui n’exportent pas et respectent déjà le système normatif français, de très haut niveau. C’est un nouveau gaspillage. Par contre, on vient sans vergogne vendre en France des produits dont le nom ou la composition ne sont même plus rédigés en français, sans doute pour une meilleure information du consommateur.

En conséquence, bien que les impôts des Français augmentent, les recettes fiscales s’avèrent insuffisantes. La France est sommée de réduire les budgets des services publics et de l’entretien des biens publics, ce qui conduit immanquablement à des problèmes. Les services publics sont alors accusés de coûter cher et d’être inefficaces, et sont bradés au privé, réduisant ainsi le patrimoine des Français et compromettant la solidarité nationale.

Voilà comment, année après année, les Français constatent, impuissants, le gaspillage de leurs impôts dans un processus sournois qui les appauvrit, baisse leur niveau de vie et conduit à une régression sociale généralisée.

Arithmétiquement, plus nous finançons la « construction européenne », plus nous finançons la destruction de notre pays. Pour combattre réellement le chômage et sauver notre pays, il n’existe pas d’autre solution que de quitter l’UE qui fonctionne pour nous comme une escroquerie.

Nous devons retrouver notre souveraineté, le plus tôt possible."

08/12/2019

Le futur est déja réalisé...

C'est une théorie ancienne présente dans certaines spiritualités (celles de l'éveil et de la libération)
(dont aussi une branche non déterministe de l'astrologie occidentale):

Le futur est déja réalisé (programmé) mais on peut le changer...

On retrouve la notion de Destin (divers conditionnements) et de Liberté (libération de tous ces conditionnements sociaux).

Théoricien des systèmes de mémoire informatique , Philippe Guillemant s'appuie sur ses recherches d'ingénieur, des expériences sur les mouvements du hasard (billard) ou la physique quantique pour en donner sa version actuelle.
Qui ouvre le champ scientifique vers la notion d'Esprit.


Lien vers le site



Un extrait de la vidéo du site:

01/12/2019

Climato quoi?

Climato écolo radical? climato sceptique ou réaliste?
Quelle est la bonne option?
(Ne pas se laisser embarquer avec le troupeau sans réfléchir, en tous cas.)

***

Écologisme radical, Gilets jaunes et climat
– Interview Tass
Novembre 29, 2019 / Hacène AREZKI
Lien




• Selon vous, comment s’explique le progrès des mouvements écologiques radicaux en 2018-2019 ?

Cela fait déjà bien des années que nous assistons à un lent travail de fond, une ingénierie sociale de longue haleine, visant à fournir un cadre de pensée, ou plutôt de non-pensée. Il s’est agi de former un nouveau sens commun sur les problèmes environnementaux. Quiconque a moins de vint-cinq ans a grandi en plein délire climato-alarmiste, alimenté par les informations officielles, les fictions, l’école… Mobiliser la jeunesse, aujourd’hui largement urbaine dans sa manière d’être (même à la campagne) et largement connectée (donc déconnectée, au moins en partie, de la Nature et de son histoire même récente), n’est dans ces conditions pas très difficile. Surtout si par ailleurs vous continuez l’ingénierie sociale de manière plus ciblée, comme on l’a vu ces derniers mois avec Greta Thunberg et l’association Extinction Rebellion, deux « entités » créées de toutes pièces il y a à peine un an pour poursuivre et tenter de parachever ce qui est dans les cartons mondialistes depuis beaucoup, beaucoup plus longtemps.

La belle histoire médiatique de Greta Thunberg est la suivante : le 20 août 2018, elle décide de manifester seule devant le Parlement suédois, avec son petit panneau incitant à la grève de l’école. Passe alors Ingmar Rentzhog, le cofondateur de la start-up We Don’t Have Time. Il fait des photos et les poste sur sa page Facebook avec un message ému. Par chance encore, le quotidien suédois le plus lu fait un article dans la foulée, quelques heures après seulement. La petite fille isolée que personne ne connaissait devient une vedette en peu de temps. Son message aussi.

Si maintenant nous allons voir de près de quoi il retourne, nous découvrons une tout autre histoire. Les parents de Greta sont des artistes très connus en Suède, avec un réseau consistant. D’ailleurs, la mère de Greta connaissait déjà Ingmar Rentzhog. Ils étaient notamment tous les deux invités au gala d’ouverture d’une conférence sur le climat quelques mois plus tôt. Et, coïncidence encore, la famille Thunberg sortait un livre mêlant crises familiale et climatique seulement quatre jours après la mise en lumière de Greta. On le voit, tout cela était très bien orchestré.

Le réseau de Rentzhog parle pour lui. Il cofonde en 2016 We Don’t Have Time avec des gens qui n’ont rien à voir l’écologie, mais avec la finance et l’industrie, à l’initiative de Global Sharpers, une institution qui travaille pour le Forum économique mondial, qui se réunit tous les ans à Davos. Il est le fondateur d’une société de conseil en communication auprès du secteur financier et membre, entre autres, du Climate Reality Project d’Al Gore, auprès de qui il a reçu des formations.

Rien de bien surprenant quand on connaît un peu le sujet. On trouve à peu près tous ceux qui œuvrent pour le mondialisme dans les associations, fondations, etc., qui prennent une part active dans l’alarmisme climatique et proposent des solutions : le World Resources Institute, la Banque mondiale, USAID, la fondation Gates, les Rockefeller, et bien d’autres. Et même la bête noire des anti-mondialisme, George Soros, via son aide, indirecte cependant, à la création de l’association ONE, très active elle aussi.

Quand Greta Thunberg se rend à Davos pour morigéner le monde de la finance, elle n’a aucune conscience que c’est ce dernier qui l’a conduite là. Elle est clairement l’instrument de ceux qu’elle pense combattre. Greta, qu’on a vu poser avec un drapeau LGBT+ ou encore porter un tee-shirt antifa, représente parfaitement ces gauchistes au service du capital, qui sont là pour pousser ceux qu’ils abhorrent dans la direction que ces derniers veulent précisément prendre.

On peut dire la même chose d’XR, Extinction Rebellion, la nouvelle association devenue très influente en à peine une année. Son cofondateur, Roger Hallam, est un professionnel du militantisme, lié, via l’Open Democracy, à l’Open Society de George Soros, mais aussi à la Fondation Ford et aux Rockefeller. Farhana Yamin, qui fait elle aussi partie de l’aventure, est membre de la Chatham House, think tank financé, notamment, par Shell, BP, Exxon… ! Bref, tout ce petit monde milite d’arrache-pied pour que l’accord de Paris sur le climat soit respecté et que d’importants investissements soient effectués dans l’économie verte (« New Deal pour la Nature »), où il y a beaucoup d’argent à faire, en espérant sauver l’économie d’une crise que de plus en plus de gens voient venir.

• Les taxes écolo ont provoqué le mouvement des Gilets jaunes. On affirme que la transition écologique n’est possible qu’au prix de pertes matérielles, voire de l’appauvrissement d’une partie de la population. Êtes-vous d’accord ?

Le mouvement des Gilets jaunes est né suite à l’augmentation du prix des carburants, après une hausse du baril exacerbée par l’augmentation de la taxation étatique, déjà très importante en France. La taxe carbone a été retirée rapidement après le démarrage des manifestations. Elle est partie intégrante de la transition énergétique, mais les Gilets jaunes ne sont pas une réaction à cette seule taxe carbone. Ils sont le symptôme d’un malaise plus profond et dans laquelle les questions d’argent ne sont qu’un élément. Pour faire vite, disons simplement qu’il est de plus en plus manifeste que les élites françaises et plus généralement occidentales ont fait sécession et sont totalement déconnectées du peuple. C’est la France périphérique, comme l’a appelée le géographe Christophe Guilluy, qui s’est rappelée au bon souvenir de ses dirigeants, les grands oubliés, ceux dont ne parlaient et que ne montraient plus guère les médias d’information ou de divertissement. On a bien vu que rapidement, au sein des Gilets jaunes, il a été question de la légitimité des politiques, des journalistes et même du monde du spectacle. De leur illégitimité, pour être clair. Cela va donc bien au-delà de la taxe carbone.

Depuis la mise en circulation des euros, les prix ont flambé. Notamment ce sur quoi on ne peut guère rogner : logement, énergie, alimentation… Les petits arrangements de l’INSEE pour nous dire qu’il n’en est rien ne trompent personne, car chacun peut constater le contraire. La transition énergétique ne va rien arranger. Il n’est pas question de dire que les choses sont parfaites comme elles sont et que rien ne doit changer, mais on ne peut honnêtement affirmer que la transition énergétique permettra une consommation vertueuse d’énergie, même sans remettre en cause le présupposé du problème que sont censées poser les émissions de dioxyde de carbone. Ce n’est pas par les multiplications des éoliennes sur le territoire de la France périphérique que les bobos urbains pourront tranquillement rouler en voiture électrique. Surtout en cherchant par ailleurs à marginaliser le nucléaire. Il suffit de voir ce qu’il s’est passé en Allemagne, qui s’est engagée dans cette voie : l’énergie éolienne, peu rentable, a fait exploser les prix de l’énergie et il a fallu construire en nombre des centrales à charbon pour pallier l’intermittence et l’insuffisance de la production électrique dite écologique. D’ailleurs, si l’on regarde de près comment et où sont construites ces éoliennes, ce qu’elles produisent et quelle est leur durée de vie, mais aussi la densification du réseau d’acheminement électrique qu’elles impliquent, on ne peut guère les juger comme bonnes pour l’environnement. On peut dire la même chose de l’énergie solaire.

Non rentables, ces sources d’énergie que l’on promeut outre mesure, impliquent non seulement un surcoût à la consommation, mais de plus ne peuvent se développer qu’à grands coups de subventions, qui sont un autre surcoût, caché celui-là. Pour ceux qui ont déjà des fins de mois difficiles, surtout si elles commencent vers le quinze, ou même avant, la transition énergétique est insupportable. Elle pose évidemment moins de problème d’argent à ceux qui la promeuvent, mais qui ne sont eux-mêmes guère dans la sobriété énergétique qu’ils veulent imposer au pauvre Français de base qui va travailler chaque jour avec son vieux diesel.

• Face aux problèmes climatiques, que faire ?


Se demander que faire face aux problèmes climatiques implique évidemment que l’on reconnaît l’existence de problèmes climatiques. Or, rien n’est moins sûr, surtout si c’est là une manière de nommer le réchauffement climatique. Les périodes chaudes de l’histoire ont été justement nommées « optimums climatiques », car elles sont des périodes propices au développement des sociétés. Il faut plutôt se réjouir d’être sortis du Petit Âge glaciaire qui a pris fin au cours du XIXe siècle. Depuis, la courbe de la température mondiale est globalement à la hausse, avec des hauts et des bas. Et actuellement, depuis une vingtaine d’années, la hausse est infime, alors que les émissions de gaz dits à effet de serre n’ont jamais été aussi fortes. Il suffit par ailleurs de consulter les statistiques sur une période suffisamment longue pour constater que les aléas météorologiques que sont les tempêtes, tornades, cyclones, sécheresses, inondations, ne sont pas plus fréquents et intenses qu’autrefois, au contraire. Ce qui est normal, puisque la violence du temps qu’il fait dépend de la différence de température entre basses et hautes latitudes, qui diminue en cas de réchauffement. C’est plutôt un refroidissement qu’il faudrait craindre. Si, comme le pensent la plupart des climatosceptiques (ou climato-réalistes, comme certains se nomment), c’est le Soleil qui est à l’origine du réchauffement récent (directement et surtout indirectement), alors oui, nous sommes face à un problème climatique, car il semble que notre astre diurne entame une phase de calme qui pourrait être intense et longue, même s’il y a encore pas mal d’incertitudes sur ce point. Nous retrouverions alors le même alarmisme que dans les années 1970, quand le refroidissement inquiétait. Mais nous sommes allés tellement loin dans le « réchauffisme » que l’on nous dirait sans doute que c’est là une conséquence du réchauffement : le dérèglement climatique, dont il est déjà tellement question. Une bonne raison d’insister encore plus sur de fausses solutions, dont le but n’est de toute façon pas de lutter contre l’évolution du climat qui, à toutes les échelles de temps et d’espace, n’a jamais cessé de changer.