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08/10/2018

#Me Too:Too much! (Nadia Lebrun)

#MeToo : Too much !  par Nadia Lebrun

Un an après l'éclatement du scandale, l'affaire Harvey Weinstein continue de produire ses effets sur la société, et ce jusqu'en France, redéfinissant les relations entre hommes et femmes. Pour Nadia Le Brun, les choses vont trop loin.

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Tout n’a pas commencé il y a un an quand des actrices d’Hollywood ont accusé le porc-ducteur Harvey Weinstein de les avoir agressées en les obligeant à se soumettre à des scènes « porc-nographiques ». En 2013, dans son livre Belle et bête (Stock) Marcella Iacub dénonçait Dominique Strauss-Kahn en ces termes : «Je n’ai jamais cessé de te voir tel que tu étais, un porc.»

Mais c’est bien la mise en cause publique d’Harvey Weinstein qui a donné le vrai départ du mouvement #Metoo – «balance ton porc» dans la version française. Un mouvement massif, mondial, qui touche tous les pays développés. Un mouvement faisant fi de toute hiérarchie, mettant dans le même sac les viols avérés, les gestes déplacés, la drague un peu lourde, comme autant d’attaques insupportables vis à vis des femmes. Au point qu’aux Etats-Unis, les hommes répugnent à prendre l’ascenseur seuls avec une femme ; au point que dans sa chartre interne, la société Netflix interdit désormais à ses collaborateurs de fixer du regard ses collègues. La limite est précise : 5 secondes d’affilée, au-delà desquelles il y a présomption de harcèlement ! Un mouvement dans lequel se sont engouffrées les féministes et les opportunistes, à l’image de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes qui a trouvé dans ce combat médiatique le bon filon de parfaire son image et sa communication.

L’intention d’encourager les femmes à témoigner des agressions sexuelles et des harcèlements qu’elles subissent, particulièrement au travail, est évidemment indispensable. Et louable. Mais, quitte à choquer les féministes patentées, la question mérite d’être posée : les effets pervers d’un tel déferlement de haine, qui promeut les dénonciations, foule au pied la présomption d’innocence et nie toute la complexité des rapports amoureux ne sont-ils pas aussi grave, voir plus, que les maux dénoncés ?

 

L’intention d’encourager les femmes à témoigner des agressions sexuelles et des harcèlements qu’elles subissent, particulièrement au travail est évidemment indispensable

Même si je mesure l’indécence de faire porter aux victimes une part de la responsabilité des agressions, la question mérite d’être posée. J’ai moi-même été confrontée à des situations ambiguës, par exemple lorsqu’un de mes boss m’a proposé de le rejoindre le soir pour parler boulot. Il m’avait suffi de répondre, direct : « On en parle demain matin, 9 heures, ça vous convient ? » Fin de l’histoire. En interview, il m’est arrivé aussi de me retrouver face à des hommes flagorneurs, leurs mains pesantes posées sur ma cuisse, me proposant sans complexe une relation sexuelle en échange d’un avancement dans ma carrière. Je les ai toujours remis à leur place en raillant leur médiocrité et l’absurdité de leur démarche. Parfois, une pirouette ou une plaisanterie suffisent pour les tenir à distance, tant il est vrai que les porcs, eux aussi, ont besoin de trouver des portes de sortie.

Certes, toutes les femmes n’ont pas ce répondant. Nous ne sommes pas égales face aux agressions sexistes. Il y a des situations de dépendance économique ou de fragilité personnelle – parfois les deux s’ajoutent – qui rendent la situation inextricable. Alors la solidarité, évidemment, doit jouer. Il m’est arrivé d’aider des femmes, démunies et sans ressources, à porter plainte contre « des porcs » qui prenaient plaisir à les avilir.

 

En revanche, pour d’autres, on peut se demander si le combat féministe, le besoin de notoriété et d’autres motivations ne sont pas à l’origine de leur révolte médiatique. Comment ne pas s’interroger, par exemple, sur l’histoire de l’actrice d’origine italienne Asia Argento qui a fait lever, dans la ferveur féministe, l’assemblée du dernier festival de Cannes. Une victime ? Lorsqu’elle rencontre Weinstein, en 2004, elle a 29 ans et est déjà célèbre, «Je venais de faire un film pour lui, distribué par Miramax, raconte-t-elle : il m’a invitée dans sa suite dans un palace du Cap d’Antibes [...] Il est allé dans sa salle de bain, en est ressorti en peignoir, avec de la crème».

Après un refus de le masser, il l’aurait plaquée de force, contre le lit. «Il m’a peloté, m’a remonté la jupe, a glissé sa langue entre mes cuisses», raconte Asia Argento qui donne des détails de son viol avant d’ajouter : «J’ai simulé un orgasme. Quand il a terminé, je me suis assise sur le lit, ma robe de travers, mon maquillage défait. Je lui ai dit : "Je ne suis pas une pute !" Il m’a répondu : "Haha, très drôle, je te ferai un T-shirt avec ça marqué dessus !"» J’avoue avoir du mal à comprendre comment cette actrice à fort tempérament, avec déjà une vingtaine de films à son actif, puisse se jeter ainsi dans la gueule du loup – en l’occurrence le groin du porc – le soir, dans sa chambre d’hôtel. Innocence, inconscience ou frustration après une relation mal vécue ? La crédibilité d’Asia Argento s’est émoussée lorsqu’elle a été accusée, elle-même, d’agression sexuelle à l’égard de Jimmy Bennett, un acteur de 17 ans. Et plus encore lorsqu’il lui a fallu reconnaître les faits, après les avoir vigoureusement démentis.

 

En tant que femme, ce qui me choque le plus dans le mouvement #Me Too ou plutôt dans ces excès, c’est l’idée sous-jacente que le sexe dit faible est composé d’idiotes

 

Comment ne pas s’interroger aussi sur les motivations de cette comédienne de 22 ans qui accuse Gérard Depardieu de l’avoir violée à son domicile. Elle s’y est rendue le 7 août dernier et une seconde fois le 13 août avant de déposer plainte quinze jours plus tard. Pourquoi est-elle retournée chez lui après ce qui se serait passé ?

En tant que femme, ce qui me choque le plus dans le mouvement #Me Too ou plutôt dans ces excès, c’est l’idée sous-jacente que le sexe dit faible est composé d’idiotes, de naïves, nées pour être dominées. En se présentant systématiquement en victimes, les femmes se placent en position inférieure. De ce fait, à mes yeux, les féministes nourrissent le mal qu’elles prétendent dénoncer.

 

D’ailleurs 70% des Français estiment que le mouvement #MeToo n’a pas eu d’effet sur la lutte contre les violences subies par les femmes, selon un sondage Harris Interactif pour RTL Girls du 25 et 26 septembre dernier. Si, 32% des interrogés estiment que les témoignages d’abus partagés par la gente féminine sur les réseaux sociaux a eu des conséquences plutôt positive, six personnes sur dix sont sceptique vis-à-vis des mesures entreprises par le gouvernement. Alors qu’Emmanuel Macron avait fait des violences envers les femmes, la grande cause de son quinquennat.

Je suis avec et pour les femmes, féminine et pas féministe dans l’état d’esprit #Metoo. J’aime avoir le plaisir du jeu de la séduction, j’avoue être transportée par la détermination d’un homme pour me conquérir. En assumant et en revendiquant ma féminité, je suis un être différent des hommes mais en rien inférieur à eux. Bien au contraire.

La lutte contre le harcèlement sexuel passe d’abord par l’éducation des jeunes hommes et des jeunes femmes, par la galanterie, par le respect de la laïcité, par l’égalité des salaires. Et, bien sûr, en cas d’agression avérée vis à vis de femmes qui n’ont pas ou peu de répondant, une prise en charge par les associations, auxquelles, hélas, le pouvoir en place — malgré les beaux discours médiatiques de Marlène Schiappa — ne donne pas les moyens suffisants d’agir efficacement. Et bien entendu, en bout de chaîne, une répression sans états d’âme.

Mais, c’est une évidence aujourd’hui occultée, tous les hommes ne sont pas des porcs, loin s’en faut. J’aime leurs qualités, leurs défauts : c’est avec eux et non contre eux que les femmes doivent mener leur combat pour en finir avec le sexisme.

source

13/09/2018

Agir

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30/08/2018

Aféminisme

"Parce que femme, je suis présumée féministe. Alors que cette cause m’indiffère…"

Philippine Ménard  -

Moi qui laissais autrefois la parole au silence, j’ai récemment ressenti le besoin d’exprimer mon désarroi face aux vagues de militantisme contemporain. Perdue dans le chaos de bras et de jambes féministes, je me retire et me retrouve à justifier ce qui est dans ma nature.

Les gens me confondent fréquemment avec une communiste fumeuse de chanvre, une imbécile heureuse, une Faf à béret tricolore, une snob sous ecstasy, une mauvaise tragédienne et parfois même… une féministe. Après m’être demandée durant dix ans si c’était la faute de mes envolées lyriques sur l’amour ou de ma garde-robe d’inspiration Dame Ginette, j’ai finalement compris, qu’en quelques années, « féministe » était devenu synonyme de « femme ».

Ni pour ni contre, bien au contraire

Certains étaient accusés d’être des sorcières ou des uranistes, moi je suis clouée au pilori, le front estampillé « réac » au fer rouge. Les pauvres bougres sont déçus, eux qui m’avaient imaginée comme un corbeau morne-gai voguant librement à travers les vents de la vie. Leur raisonnement binaire me catapulte tout droit dans la catégorie des vilains défenseurs velus du patriarcat. Bienvenue en contrée sophiste où ne pas promouvoir l’extension du domaine de la femme dans la société revient à lutter pour la pérennité de la phallocratie. Ils se trompent, je ne suis pas contre le féminisme et ses aficionados, je ne suis simplement pas des leurs. Je suis comme tout le monde, je peine à adhérer à une cause que je ne comprends pas. Je ne vais donc pas batailler pour obtenir l’octroi de nouveaux droits à une catégorie de personnes (de certaines nationalités) qui, selon moi, les a déjà tous en ses mains.

Par-dessus le marché, je ne suis pas partisane de la généralisation et de l’étiquetage des gens. Je suis effectivement une femme, je ne suis pas non-binaire, mais je suis avant tout une somme de défauts, de qualités, d’obsessions et d’ambitions tout autant ridicules les unes que les autres. Je ne ressemble à aucune femme et vous non plus. J’aimerais que chacun fasse de soi-même sa propre cause. Et, si je devais défendre fiévreusement une certaine catégorie d’opprimés, je ne penserais pas aux femmes en premier mais plutôt aux clodos, enfants disparus et animaux maltraités. Je ne saurais m’émouvoir devant les pleurs d’une femme qui découvre le fossé entre son salaire et celui de son voisin de bureau masculin. Eh oui, on embrasse véritablement une cause que lorsque les vérités qu’elle dénonce nous remuent jusqu’aux tripes.

Je doute de moi, pas des femmes

Quand j’y pense, mon indifférence à la cause féministe était prévisible. Mon grand frère, ma grande sœur et moi avons reçu une éducation quasiment indemne de traces de différenciation sexuelle et mes géniteurs n’ont jamais tenté de réprimer mon individualisme que certains appellent égoïsme. Même si mes parents m’ont d’abord inscrite à des cours de danse classique, ils ont rapidement compris que ce n’était pas mon dada et ont assisté à toutes mes compétitions de Karaté. Du jogging noir porté une année entière aux refus de porter des robes mignonnettes, en passant par les cimetières dessinés sur la main, la courte expulsion du lycée et l’utilisation d’un vivier de mots grossiers sans cesse renouvelé, ils ne m’ont jamais interdit une pratique ou contesté l’un de mes opinions en raison de mon sexe. Pourtant derniers survivants du conservatisme, ils n’ont pas respecté les carcans du genre.

Peut-être ai-je été mal élevée ou suis-je mégalomane, mais je suis heureuse d’affirmer que je me sens légitime dans ce que j’entreprends, la plupart du temps. Et lorsque ce n’est pas le cas, je doute alors de mes capacités physiques, artistiques, intellectuelles mais je ne pointe jamais du doigt ma condition/état de femme.

Cessez donc de m’enquiquiner avec des questions de genre et d’égalité de droits qui n’éveillent ni ma curiosité ni mon empathie mais ne méprisez pas non plus ce qui se noie lorsque la vague passe.

source

30/07/2018

Le creux poplité

Le creux du genou, appelé en termes médicaux creux poplité (Fossa poplitea), est la zone creuse

située juste derrière les os formant l'articulation du genou.

 

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Alors?

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09/07/2018

Aucun,aucuns

Quand mettre le mot aucun au pluriel


LAISSER AUCUN AU SINGULIER

• Dans la majorité des cas d'usage courant, le mot AUCUN ou AUCUNE reste au singulier; il a alors le sens de pas un seul / pas une seule.

- Aucun de mes amis ne connaît cette chanson.
- Aucune de ces personnes n'est responsable.
- Je n'ai aucun doute.
- Il n'aura aucune difficulté à trouver.

METTRE AUCUN AU PLURIEL

• Contre toute logique, AUCUN et AUCUNE prennent un S de pluriel devant un mot qui est toujours au pluriel


et devant un mot qui change de sens lorsqu'il est au pluriel.

VOIR ci-dessous la liste des noms qui ne s'emploient qu'au pluriel.

- Aucuns frais ne seront portés à votre compte.
- Aucunes archives ne se trouvaient dans ce coffre.
- Il n'a fait aucunes semailles cet automne.

- Je ne prendrai aucunes vacances cette année.

accordailles
affres
agissements
aguets
ambages
annales
appas
appointements
archives
armoiries
arrérages
arrhes
balayures
besicles
braies
brisées
calendes
complies
condoléances
confins
décombres
dépens
dommages-intérêts
écrouelles
entrailles
environs
épousailles
errements
êtres / aîtres
fèces
fiançailles
floralies
fonts
frais (en monnaie)
fringues
frusques
funérailles
gémonies
gravats
hardes
honoraires
ides
impedimenta / impédimenta
latrines
laudes
limbes (religion catholique)

lombes
lupercales
mamours
mânes
matines
miscellanées
moeurs
obsèques
ossements
pandectes
pouilles
prémices
prolégomènes
relevailles
retrouvailles
rillettes
rillons
rogations
semailles
sévices
ténèbres
thermes
universaux
vêpres

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15:49 Publié dans Notes diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aucune |  Facebook

25/06/2018

Le rire chez les Grecs

 

 

Il existe trois mots  pour désigner le rire en grec.

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Le premier est le verbe "kakazô". La sonorité même du mot suggère qu'il s'agit  d'une onomatopée. Ce mot désigne le rire aux éclats, avec bruit et sans grâce, en grimaçant.

Le second mot désignant le rire est "meidiaô", qui désigne le sourire.

Le troisième mot est "gelaô" (ou "gelan"). Il s'agit du verbe qui fait référence au rire au sens noble du terme. La racine indo-européenne de ce mot est "gel-" qui signifie "briller", "scintiller". Le rire est un éclat. Il est illumination et porte vers le haut.

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21/06/2018

Nonsense

 

 

En dehors du chien, le livre est le meilleur ami de l'homme ;

à l'intérieur du chien, il fait trop sombre pour lire, de toute façon.

(Groucho Marx)