01.06.2009
TONG
Un petit dessin animé trés sympa...
par l'ESMA, l'Ecole Supérieure, des Métiers Artistiques:
http://www.esma-montpellier.com/
04:50 Publié dans Livres, BD... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dessin animé, animation, vidéo
13.03.2009
Incipits...

Aden Arabie (1931) Paul Nizan :
J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.
Salammbô (1862) Gustave Flaubert :
C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar.
Jacques le Fataliste (1773) Denis Diderot :
Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va? Que disaient-ils ?
Tristes Tropiques (1955) Claude Levi-Strauss:
Je hais les voyages et les explorateurs
Moby-Dick (1851) Herman Melville :
Appelez-moi Ismaël. Il y a quelques années de cela — peu importe combien exactement — comme j’avais la bourse vide, ou presque, et que rien d’intéressant ne me retenait à terre, l’idée me vint de naviguer un peu et de revoir le monde marin. (traduction de Philippe Jaworski)
Du côté de chez Swann (1913) Marcel Proust :
Longtemps je me suis couché de bonne heure.
L'Étranger (1942) Albert Camus :
Aujourd’hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.
Mémoires de guerre (1954) Charles de Gaulle :
Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France... Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison.
Aurélien (1944) Louis Aragon :
La première fois qu’Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide.
Cent ans de solitude (1967) Gabriel García Márquez :
Bien des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l'emmena faire connaissance avec la glace.
Les Racines du mal (2003) Maurice G. Dantec :
Adreas Schaltzmann s’est mis à tuer parce que son estomac pourrissait.
Madame Bovary (1857) Gustave Flaubert :
Nous étions à l’étude, quand le Proviseur entra, suivi d’un nouveau habillé en bourgeois et d’un garçon de classe qui portait un grand pupitre.
Germinal (1885) Émile Zola :
Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves.
Manifeste du Parti communiste (1848) Karl Marx et Friedrich Engels :
Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme.
20:20 Publié dans Livres, BD... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : style, roman, littérature.
11.03.2009
Espèce d'anacoluthe!
Ce n'est pas seulement une injure du Capitaine Haddock,

" Exilé sur le sol au milieu des huées /
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher "
(Baudelaire, « L'Albatros » dans Les Fleurs du Mal)
Son but est alors de renforcer l'énoncé et de le mettre en valeur en créant un effet de surprise.
Autres exemples:
" Vous voulez que ce Dieu vous comble de bienfaits
Et ne l'aimer jamais ? "
(Racine, Athalie, I, 4.)
Mais le monde des ruptures syntaxiques s'avère beaucoup plus riche et précis que cela,
parmi les diverses anacoluthes existantes, on trouve en effet quelques figures de style au nom à coucher dehors...
- Le zeugma (rupture de la symétrie syntaxique):
le verbe y régit à la fois un complément d'objet et une subordonnée:
" Ah ! savez-vous le crime et qui vous a trahie ? "
(Racine, Iphigénie)
ou bien il régit une proposition infinitive et une conjonctive:
"Il lui a ordonné de se taire et qu'il lève haut les mains."
(C'est une construction stylistique qui, peu à peu, est passée dans le langage courant.)
- La tmèse (qui intercale un mot ou une expression, entre deux autres habituellement liés.)
1/disjonction syntaxique :
" Les hommes parlent de manière, sur ce qui les regarde, qu'ils n'avouent d'eux-mêmes que de petits défauts. "
(La Bruyère)
"Telles,immenses, que chacune Ordinairement/ se para D'un lucide contour..."
(Mallarmé)
2/disjonction sémantique :
" des pommes bien vieilles de terre "
- Le solécisme
L'exemple classique encore en usage de faute syntaxique dans la correspondance administrative :
(le sujet sous-entendu de la circonstancielle et le sujet de la principale sont différents)
" Dans l'attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur l'assurance de mes sentiments les meilleurs… "
" Il s’est vu décerner le premier prix. "
(Bien sur, le plus souvent, il ne s'est pas vu en train décerner ce prix, mais en train de le recevoir.
C'est le contexte qui permet de comprendre le sens réel.)
- L’anastrophe
( renversement de l'ordre habituel des termes d'une expression ou d'une phrase )
" Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. "
(Blaise Pascal, Pensées)
(Ce procédé met l'esprit en attente...)
"D'amour vos beaux yeux, Marquis,mourir me font.
(Molière)
" Toutes les dignités que tu m'as demandées,
Je te les ai sur l'heure et sans peine accordées. "
( Corneille, Cinna)
"Jamais cela ne surviendra"
avec notamment les inversions grammaticales "sujet-verbe" , "sujet-complément" ou "verbe-complément".
« Il viendra quand viendront les dernières ténèbres. »
(Victor Hugo)
- L'anantapodoton
( consistant à omettre l'un des termes d'une expression alternative dans une phrase.)
" Pour les uns, c'est un grand homme, mais ça se discute. "
("pour les autres", attendu, ne vient pas)
"On trouve des erreurs dans ce document. D'autre part, certains mots sont illisibles. "
(id pour "D'une part")
22:29 Publié dans Livres, BD... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, romans, figure de style, tintin
04.03.2009
Hiroshi Hirata et les samouraïs...

Hiroshi Hirata était présent, fin Janvier 2009, au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême.
Maître du gekiga ( forme de manga destiné à un public adulte), il est l'auteur de plusieurs monuments de la littérature nippone comme Satsuma ou Zatoichi .

Biographie
Hiroshi Hirata est né à Tokyo en février 1937.
Victime des bombardements, sa famille s'installe à Nara.
À l'époque, le manga ne l'intéresse pas mais il participe déjà au journal de son collège et admire les illustrations des romans historiques.

A 17 ans, il perd son père et doit abandonner ses études pour aider sa famille. Il travaille alors dans une entreprise d'équipement.
En 58, grâce à un ami , il publie sa première histoire "Le Sabre tueur d'amour et de haine", puis fait paraître six autres histoires dans ce même magazine.
Un libraire l'incite à lire "Endiguement de Horeki" qui raconte l'histoire du fief de Satsuma.
Cet épisode de l'histoire l'intrigue et le pousse à approfondir des recherches sur l'histoire du Japon.

Il fréquente assidument librairies et bibliothèques...
En 1965, il part pour Tokyo.
A la fin des années 1960, le gekiga est à la mode au Japon: deux de ses publications, "Misère de la voie du samouraï" et "Ecole de sabre kanzashi" rencontrent un nombreux public.

Au début des années 1970, il devient l'incontournable auteur de gekiga, spécialiste de l'histoire du Japon et des samouraïs.
En 69 commence la série "L'âme des samouraïs" ,

puis en 72 "Épouse à vie" et "Prêteur de vie" en 1973.
En 1978 son œuvre exposée au Comic Convention de Saint Diego aux États-Unis.
En 1984, après une année de pause (pendant laquelle il exerce le métier d'électricien), il commence une nouvelle série "36 stratégies de Kuroda".

Depuis 1983, il ne cesse de travailler sur de nouveaux projets,
il signe son autobiographie en 1990, "Histoire d'un père",
et pousuit aujourd'hui son métier de gekiga-ka avec "36 stratégies
de Kuroda" et "Le Nouveau prêteur de vie".
Hiroshi Hirata est aussi un maître calligraphe reconnu.

Bibliographie
Le sabre tueur d'amour et de haine (Aizô-hissatsuken, 1958)
Zatoichi (1967)
Histoire de Nisha (Nisha-den, 1967)
Rivière de sang (Chishio-gawa, 1967)
Misère de la voie du samouraï (Bushido muzan den,1968)
École de sabre kazashi (Kazashi kenpô, 1968).
L'Âme du Kyudo (Kyudô shikon, 1969)
Épouse à vie (Shimatsu zuma, 1972)
Prêteur sur vie (kubidai hikiukenin, 1973)
Satsuma - l'honneur de ses samouraïs (1977-1982) 6 vol
36 stratégies de Kuroda (Kuroda sanjûroku kei, 1983)
Histoire d'un père (Otôsan monogatari, 1990)
Le Nouveau prêteur sur vie (Shin Kubidai hikiukenin, 1997)

Une interview sur le site "du9": http://www.du9.org/Hirata-Hiroshi
Une vidéo sur le site "Akata" http://www.akata.fr/presse.php?page=hirata-france-2007#vi...
(© Illustration : clan Takeda)
(© Illustration : clan Takeda)
(© Photo : clan Takeda)
Un article sur l'expo d'Angoulême(et photos) sur le site "clan Takeda" http://www.clan-takeda.com/article.php?id=801
21:55 Publié dans Livres, BD... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bd, bande dessinée, dessin, samouraïs, hirata, hiroshi, japon, guerrier, angoulème, expo.
23.12.2008
Les dessins d'Escher
M C Escher est resté dans notre mémoire collective pour ses gravures sur bois et lithographies qui nous suggérent habilement des constructions impossibles, des architectures paradoxales.
Il est aussi connu pour ses pavages , imbrications et combinaisons de motifs qui se transforment progressivement en des formes toutes autres.
Ses dessins explorent également la notion d'infini, de mise en abyme, de mouvement perpétuel ou de 3D...
Le site de référence :http://mcescher.frloup.com
La période avant 1939 (voyages et paysages)

lithographie 627x431
1930




xylogravure en 4 coul.
252x277
1948

xylogravure 195x908
1937

lithographie 280x445
1946

xylogravure 2 coul.
393x678
1938

lithographie 334x386
1943

lithographie 318x214
1935

gravure sur bois 3 coul.
317x260
1947

lithographie 461x295
1958

lithographie 282x333
1948

xylogravure 3 coul.
240x323
1952
04:59 Publié dans Livres, BD... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : escher, dessins, illusions, noir et blanc




