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29/10/2020

Reconfinement...

Jean-Dominique Michel: "Près de 300 universitaires, scientifiques, professionnels de la santé, du droit, de l’éducation et du social, ainsi que des artistes, se déclarent « atterrés » par des discours officiels qui dramatisent indûment la réalité afin de justifier des mesures de confinement.

Le président Macron, hier soir, a proféré une somme saisissante de mensonges et de données fausses (comme le nombre de décès quotidiens et les "projections" de mortalité, aussi délirantes que celles du printemps).

Cette tribune remet les pendules à l'heure en insistant sur la nécessité de penser intelligemment et raisonnablement les choses.

Nous ne pouvons simplement pas nous permettre un second épisode de panique collective destructrice, sauf à souhaiter l'effondrement de nos sociétés".



TRIBUNE collective: Le confinement constitue un remède pire que le mal pour la société française


C’est un secret de polichinelle : le reconfinement était envisagé depuis l’été dernier. La stratégie de communication du ministère de la Santé s’est déployée autour de cette perspective depuis plus de deux mois, de façon à le faire accepter par la majorité de la population le jour J. Les médias mainstream lui ont fourni une aide décisive. Ils sont le relais et l’instrument privilégiés de cette communication. Et, force est hélas de constater qu’ils jouent très bien le rôle qui leur a été assigné. S’appuyant mécaniquement sur les chiffres, cette communication consiste à ne s’intéresser qu’aux indicateurs les plus alarmants, en les changeant au fil du temps si celui qu’on utilisait ne permet plus d’envoyer le message espéré. Et si un indicateur a une évolution en dents de scie, la communication se fait uniquement les jours où les chiffres augmentent. Il n’y a qu’un seul message possible.

Avant-hier, 27 octobre, la manipulation a encore opéré. La totalité des médias a titré sur les prétendus 523 morts : « du jamais vu depuis le confinement ». Or ce chiffre était faux. Selon Santé Publique France, il y a eu 292 morts à l’hôpital le 27 octobre, contre 257 la veille (le 26) et 244 (en baisse donc) le 28. Mais l’on ajoute les morts en EHPAD qu’une fois tous les quatre jours en les cumulant. Prétendre compter les morts quotidien ce jour-là revient donc à gonfler artificiellement les chiffres. Et c’est étonnamment ce qui s’est passé la veille de l’allocution annoncée du président de la République, qui a repris à son compte ce chiffre faux. Est-ce un détail ? Non, ce n’est hélas qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.


Une deuxième vague prétendue « plus terrible encore que la première »

C’est le président du « Conseil scientifique » (M. Delfraissy) qui le disait il y a quelques jours : arriverait une deuxième vague « plus forte encore que la première » et nous serions déjà dans « une situation critique ». Ce genre de prédiction catastrophiste constitue une manipulation d’un Conseil qui n’est pas scientifique mais politique. Rien ne permet non plus d’affirmer que, sauf confinement, « d’ici quelques mois, c’est au moins 400.000 morts supplémentaires à déplorer », comme l’a pourtant prétendu hier soir le président de la République. Enfin, il est également faux de dire que nous ferions simplement comme tous nos voisins européens. A ce jour, seuls l’Irlande et le Pays de Galles ont reconfiné la totalité de leur population.
Il serait urgent de revenir à la raison. Selon les chiffres de Santé Publique France, sur les près de 15 millions de tests effectués à ce jour, 93 % sont négatifs. Et parmi les 7% restant de la population testée positive, plus de 85 % ont moins de 60 ans ; il s’agit donc essentiellement de personnes qui ne risquent pas de faire une forme grave de la maladie. Au final, moins de 1% de la population est donc « à risque » et c’est uniquement elle qu’il faut protéger.

Autre façon de le dire : au cours de la période récente (entre le 1er septembre et le 20 octobre, jour où nous avons fait ce calcul), 7.621.098 personnes ont été testées. Sur cette même période, 38.100 individus ont été hospitalisés (0,5 %) et 6.593 ont été admis en réanimation (0,09 %) avec un test positif au Covid. En d’autres termes, depuis le 1er septembre, sur cet énorme échantillon de la population de 7,6 millions, la probabilité moyenne pour un individu lambda (sans distinction d’âge ou de comorbidité) de ne pas être hospitalisé est de 99,5% et celle de ne pas être admis en réanimation est de 99,91%. Justifier le reconfinement de 67 millions de Français sur cette base s’appelle un délire.

On dit alors : « oui, mais l’hôpital est submergé par le Covid ». Manipulation encore, pour trois raisons. D’abord, les tests ayant été généralisés depuis juillet, toute personne entrant à l’hôpital porteuse d’une trace du Covid est comptée comme un « hospitalisé Covid » même si elle vient en réalité pour son cancer ou son hypertension. Et c’est la même chose si elle entre en réanimation ou si elle décède. Ensuite, si les chiffres de l’hospitalisation et de la réanimation augmentent bel et bien, cela n’a rien d’exceptionnel : c’est au contraire ce qui se produit chaque année à la même époque (automne-hiver) mais que l’on fait semblant d’avoir oublié. Un Alzheimer généralisé s’est-il emparé de nos politiques et des journalistes ? Faut-il rappeler qu’en janvier 2020, à la veille de la crise du Covid, 1.000 médecins dont 600 chefs de service des hôpitaux avaient menacé de démissionner pour dénoncer « un hôpital public qui se meurt » ? Enfin, il y avait hier, le 28 octobre, 3.045 personnes en réanimation. Comment parler de saturation lorsque l’on se souvient que, fin août, le ministre de la Santé annonçait 12.000 lits disponibles si besoin (quatre fois plus donc). Où donc sont ces lits ?

La vérité est que les gouvernements ne veulent pas investir dans l’hôpital public où l’on maltraite les professionnels et où l’on a perdu près de 70.000 lits en 15 ans lors même que la médecine de ville est saturée et que les services d’urgence voient leur fréquentation augmenter d’année en année. Oui, l’hôpital est en tension mais ce n’est pas fondamentalement à cause du Covid ! C’est essentiellement à cause de la maltraitance politique dont ce service public est l’objet de manière générale depuis plus de 20 ans, et tout particulièrement depuis que les politiques y ont introduit comme partout une politique du chiffre et de la rentabilité inspirée du management des grandes entreprises.


La vie sociale amputée, la démocratie en péril

La vérité est que le confinement (qui sera peut-être prolongé au-delà du 1er décembre) crée bien plus de problèmes qu’il n’en résout. Son bilan mondial n’est associé à aucune réduction mesurable de la mortalité tandis que son principal résultat observable est d’abord de mettre au chômage des centaines de milliers et peut-être demain des millions de personnes, surtout évidemment parmi les plus fragiles (emplois précaires, CDD, Intérim, personnes payées à la prestation, saisonniers, etc.), et de menacer de disparition la plupart des petites entreprises, souvent familiales, autres que les commerces de bouche, dont l’activité quotidienne est la seule source de revenu. Gageons que les très grands groupes s’en satisferont car ils les rachèteront sans doute demain.

Ces mesures de confinement ont ensuite pour effet d’amputer la vie sociale de la plupart des liens sociaux autres que familiaux. Un certain style de vie et de pensée embourgeoisé s’en satisfaisait certes au printemps dernier, chaque enfant ayant sa chambre pour vivre son intimité, son ordinateur pour rester en contact avec l’école et son smartphone avec forfait illimité pour échanger en permanence avec ses amis, les parents faisant du télétravail, sortant chaque jour faire leur footing dans des rues et des espaces verts « où on entendait de nouveau les oiseaux », et se faisant livrer des repas à domicile s’ils avaient la flemme de faire à manger ou la peur d’aller se mêler à la populace dans un supermarché. Mais de quelle proportion de la population cette vie est-elle le quotidien en confinement ? Qui ne voit que le confinement fait exploser les inégalités sociales, les échecs scolaires, les violences intra-familiales, les troubles psychologiques et les renoncements au soin ? Qui ne sait qu’il entraine déjà dans d’autres pays des soulèvements et des émeutes de la faim ? Et qui comprend que les oiseaux ont bon dos et que ces petits moments de répit procurés par la panique des humains ne sont rien au regard de leur lente extinction ?

Quant à la démocratie, elle est mise sous cloche par l’état d’urgence permanent et le confinement. Qu’est-ce qu’une démocratie sans liberté d’aller et venir, de se réunir et de manifester ? Qu’est-ce qu’une démocratie où il n’y a quasiment plus personne dans les hémicycles des assemblées parlementaires ? Qu’est-ce qu’une démocratie où la justice est paralysée faute de pouvoir audiencer ? Qu’est-ce qu’une démocratie où, finalement, il n’y a plus qu’un pouvoir exécutif ? Qu’est-ce qu’une démocratie où tout ceci s’impose par la peur et la culpabilisation, voire la censure et la mise en accusation de quiconque refuse d’y céder ?

Chacun, en conscience, tirera les conséquences qu’il veut de tous ces dramatiques constats. Nous n’appelons pas à la révolution et nous ne faisons pas de politique partisane. Mais nous voulons dire que nous en avons plus qu’assez qu’on nous demande de nous comporter comme les moutons de Panurge au nom d’un principe de précaution totalement dénaturé et d’interprétations statistiques relevant de la manipulation. Nous réclamons qu’on en finisse avec cette panique sanitaire, qu’on donne aux soignants les moyens de remplir leurs missions de santé publique, qu’on cesse de violenter des pans entiers de la société et qu’on sorte de cet état d’urgence permanent pour bâtir démocratiquement une politique sanitaire consensuelle.


Signataires

Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherche au CNRS
Laurent Toubiana, chercheur épidémiologiste à l’INSERM, directeur de l’IRSAN
Jean Roudier, professeur de médecine, rhumatologue, directeur de l’unité INSERM UMRs 1097
Paul Touboul, Professeur de cardiologie à l’université Lyon 1
Pierre-Yves Collombat, ancien sénateur du Var, ancien vice-président de la commission des lois
Emmanuel Krivine, chef d’orchestre, directeur honoraire de l’orchestre national de France
Jean-François Toussaint, professeur de physiologie à l’Université de Paris, ancien président des Etats Généraux de la Prévention
Marc Rozenblat, président du syndicat National des médecins du sport-santé
Christian Celdran, Directeur Régional des Affaires Sanitaires et sociales (DRASS) honoraire
Chantal Brichet-Nivoit, médecin et correspondante de l’Académie d’Ethique à l’Université de Paris
Dominique Eraud, médecin, présidente de la coordination nationale médicale santé environnement
Louis Fouché, médecin anesthésiste, réanimateur hospitalier
Bernard Marsigny, médecin anesthésiste réanimateur hospitalier
Gilles Perrin, médecin anesthésiste réanimateur
Bernard Swynghedauw, biologiste, directeur de recherche émérite à l’INSERM
Gilles Guglielmi, professeur de droit à l’Université Paris II Panthéon-Assas, Directeur du Centre de Droit public comparé
Éric Desmons, professeur de droit public, université Sorbonne Paris Nord
Alain Wurtz, professeur émérite de Chirurgie Thoracique, Université de Lille
Bernard Dugué, ingénieur des Mines, docteur en pharmacologie, docteur en philosophie
Elizabeth Oster, avocat à la Cour, ancien membre du Conseil National des Barreaux
Arnaud Rey, chercheur en psychologie au CNRS
Mathias Delori, politiste, chargé de recherche CNRS
Alexandra Menant, docteur en biologie, chercheuse au CNRS
Alain Deville, physicien, professeur émérite à l’Université Aix-Marseille
Thierry Oblet, Maître de Conférences en Sociologie, Université de Bordeaux
Éric Plaisance, professeur de sociologie à l’Université Paris Descartes
Thierry Flaget, Conseiller principal d’éducation
Marc Cognard, professeur de biologie et physique-chimie en lycée
Malick Abubakr Hamid Diallo, journaliste
Virginie Bauer, journaliste-enseignante
Cesare Mattina, enseignant/chercheur à Aix-Marseille Université
Nathalie Chapon, Enseignante et Chercheure à Aix-Marseille Université
Elise Carpentier, professeur de droit public à l’Université d’Aix-Marseille
Marc Roux, professeur Honoraire de Zootechnie
Pascale Gillot, Maître de conférences en philosophie, Université de Tours
Charalambos Apostolidis, Professeur de droit international à l’Université de Bourgogne
Didier Blanc, Professeur de droit public à l’Université de Toulouse
Christophe Leroy, Biologiste, Docteur en Biologie Moléculaire et Cellulaire
Dominique Domergue Anguis, gynécologue
Evelyne Fargin, professeur de chimie à l’Université de Bordeaux
David Lepoutre, professeur de sociologie, Université de Paris Nanterre
Isabelle Vinatier, professeur émérite de sciences de l’éducation à l’Université de Nantes
Marie Touzet Cortina, Maître de Conférences à l’Université de Bordeaux
Rose-Marie Castello, médecin du Travail
Sroussi Hubert, médecin généraliste (Montbéliard)
Cécile Bourdais, maîtresse de Conférences en Psychologie à l’Université Paris 8 Vincennes à Saint-Denis
Marie Estripeaut-Bourjac, professeur Émérite à l’Université de Bordeaux
Rémy Marchal, professeur des universités à l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers
Marie-Laure Cadart, médecin et anthropologue
Jean-Jacques Vallotton, médecin généraliste (39)
Florence Lair, radiologue libérale, Blois
Nassim Moussi, Architecte
Jean-Christophe Besset, Réalisateur
Luc Petitnicolas, Responsable R&D - Chargé de cours
Murielle Dellemotte, Médecin du Travail
Monique Lamizet, médecin
Bernard Lamizet, ancien professeur d’université à Sciences Po Lyon
Monique Romagny-Vial, professeur des universités
Jean-Jacques Robin, Juriste ancien directeur d’établissements médico-sociaux
Sébastien Aubert, professeur agrégé de Génie Mécanique, Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Métiers
Laurence Maury, psychologue (psychologie sociale et cognitive)
Isabelle Aubert, Maitre de conférences HDR à l’Université de Bordeaux
Thierry Gourvénec, pédopsychiatre
Michèle Leclerc-Olive, chercheure retraitée CNRS-EHESS
Hélène Banoun, pharmacien biologiste, Docteur ès-sciences pharmaceutiques
Pierre Grenet, écrivain
André Cayol, enseignant chercheur retraité de l’Université de Compiègne Sorbonne
Shanti Rouvier, Docteure en Psychologie Clinique et Psychopathologie
Jean-Michel de Chaisemartin, psychiatre des Hôpitaux Honoraire
Gilles Mottet, enseignant artistique compositeur
Marta Barreda, Médecin généraliste, spécialiste en Santé Publique
Camille Allaria, Sociologue, chercheuse associée au CNRS
Pierre Duchesne, Psychanalyste
Michel Angles, médecin généraliste (12)
Daniel Robinson, médecin généraliste (Ecully)
Jean-Pierre Eudier, Chirurgien-Dentiste
Christian Perronne, médecin infectiologue
Christine Claude-Maysonnade, avocate (Tarbes)
Eugenia Lamas, chercheuse en éthique, INSERM
Hervé Joly, directeur de recherche CNRS, Lyon
Sylvie Laval, psychiatre
Daniel Chollet, médecin pneumologue
Brigitte Agostini, infirmière libérale, Propriano
David Esfandi, psychiatre-addictologue, Bordeaux
Thiou Sandrine, médecin généraliste à Besançon
Ariane Bourgeois, Avocat au Barreau des Hauts-de-Seine
Emmanuelle Lemonnier, médecin généraliste, Villenave d’Ornon
Jean-Jacques Coulon, médecin généraliste Bourges
Frédéric Monier, Professeur d’histoire contemporaine, Avignon Université
Marc Richevaux, magistrat, maître de conférences à l’Université du Littoral Côte d’Opale
Jean-François Lesgards, biochimiste, chercheur au CNRS
Brigitte Weiss, Médecin généraliste
Laura Giusti, Médecin psychiatre
Mylène Weill, biologiste, directrice de recherche au CNRS
Eric Bouvier, pharmacien
Bernard Cornut, polytechnicien
Sophie Tasker, Traducteur et Expert Judiciaire
Mohamed Zelmat, biologiste médical
Dominique Jaulmes, médecin retraitée, ancien PHTP AP-HP
Anne Marie Begue-Simon, ancien maître de conférences des Universités en sciences humaines, ancien médecin et expert honoraire près des Tribunaux
Tanguy Martinelli, médecin généraliste à Issigeac (Dordogne)
Frédéric Hasselmann, professeur de musique, chef d’entreprise, responsable d’association
Jean-Pierre Grouzard, retraité des Industries Electriques et Gazières
Caroline Mecary, Avocate aux barreaux de Paris et du Québec, Ancien Membre du Conseil de l’Ordre
Bernard Banoun, Professeur de littérature allemande, Sorbonne Université, Faculté des Lettres
Hugues Debotte, Conseiller en droit
Sendegul Aras, avocat au barreau de Strasbourg, Membre du Conseil de l’Ordre
Amandine Thomasset, psychiatre, praticien hospitalier
Lisbeth Girard Claudon, Médecin généraliste
Benoît Rousseau, juge des libertés et de la détention (Cayenne)
Cécile Fortanier, docteur en Économie de la Santé, Cadre Hospitalier
Delphine Rive, médecin généraliste (Rezé)
Claude Gautier, professeur de philosophie, École Normale Supérieure de Lyon
Nathalie Caradot, médecin généraliste
Michel Soussaline, chirurgien AIHP- ACCAHP
Nicolas Sembel, professeur de sociologie à Aix-Marseille Université
Roland Pfefferkorn, professeur émérite de sociologie à l’Université de Strasbourg
Maryse Esterle, sociologue, enseignante-chercheure honoraire de l’université d’Artois
Lucie Jouvet Legrand, Maîtresse de Conférences en Socio-Anthropologie
Caroline Petit, chercheuse au CNRS, USR 3608
Pascal Lardellier, Professeur de sciences de la communication à l’Université de Bourgogne
Aurélia Vessière, Chercheur en maladies infectieuses
Nathalie Bauer, écrivain, traductrice littéraire
Marie-José Minassian, philosophe
Fausto Lanzeroti, Ostéopathe D.O.
Jean-Marc Le Gars, Avocat au Barreau de Nice
Michel Deshaies, Professeur de Géographie, Université de Lorraine
Thierry Orsiere, Ph D HDR, Ingénieur de Recherche en Toxicologie Génétique à Aix Marseille Université
Jean-Luc Viaux, professeur émérite de psychologie à l’Université de Rouen
Jacques Bouaud, chercheur en informatique médicale
Jean-Michel Crabbé, médecin généraliste (Besançon)
Patrick Bellier, Pneumologue
Isabell Erhardt, médecin généraliste
Franklin Joulie, Chirurgie Gynéco-Obst (Nantes)
Pascal Sacré, Anesthésiste-réanimateur
Pierre-Olivier Weiss, Attache temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université des Antilles
Aurélien Dyjak, docteur en sociologie, formateur
Pascal Pannetier, Chef d’entreprise
Jean-Luc Stanek, Santé Navale et chirurgien-dentiste
Jeanine Jemet, médecin généraliste
Rosa Gutierrez Silva-Lenud, infirmière, diplômée en Santé publique
Claude Amzallag, musicien
Bénédicte Helfer, Expert Science de Régulation
Nicole Foulquier, Avocat (Beziers)
Claude Murtaza, médecin généraliste
François Gastaud, Chirurgien orthopédiste
Amélie Castellanet, historienne de l’art
Sara Melki, Ouvrière agricole
Léna Barbancey, infirmière
Vincent Pavan, maître de conférences en mathématiques, Aix-Marseille Université
Eve Martin, psychologue de l’Education nationale
Nicolas Védrines, kinésithérapeute diplômé en ingénierie
Gérard Ostermann, Professeur de Thérapeutique, Médecine Interne, Psychothérapeute
Michel Boudet, Médecin généraliste
Anne-Elisabeth Migeon, Diététicienne/Nutritionniste
félix giloux, critique d’art
Béatrice Adam, Kinésithérapeute
Maylis Ferry, post-doctorante en science politique au Centre Émile Durkheim
Justine Schaal, infirmière diplômée d’Etat
Idriss Abiola, infirmier anesthésiste, Paris
Pierre Sonigo, directeur de recherche et développement
Rik Verhellen, médecin généraliste
Paul Rocchietta, directeur financier
Pierre Concialdi, chercheur en science sociales
Laurent Lederer, comédien
Alain Le Hyaric, Médecin de Santé publique, Paris
Koryna Socha médecin, PH, docteur en sciences médicales
Jean Baptiste Mouzet, praticien hospitalier gériatre, Maine-et-Loire
Gérard Le Roux, médecin généraliste retraité
Jean Jacques Gandini, Avocat honoraire, Montpellier
Marie Monguet, psychologue clinicienne
Jean-Marc Rehby, médecin généraliste (Lille)
François de Chabalier, psychiatre, épidémiologiste
Cynthia Galand, infirmière diplômée d’état
Christine Pavon, professeure des écoles
Sophie Helayel, Accompagnante d’élève en situation de handicap (AESH)
Jérôme Reynier, Docteur en psychologie sociale
Arthur Roncetto, bibliothécaire
André-Pierre Bouillet, médecin généraliste (Talant)
Jean-Dominique Michel, socio-anthropologue
Maryse Pechevis, Avocat à la Cour (Montpellier)
Nadège Pandraud, enseignant-chercheur à Aix-Marseille Université
Didier Delaitre, médecin légiste, Le Bourget
Peter El Baze, médecin Ancien attaché des Hôpitaux du CHU de Nice
Heike Freire, philosophe et psychologue, spécialiste de la Pédagogie Verte
Christian Castellanet, Agro-écologue
Dominique Leiber, médecin généraliste
Margot Mottet-Caisson, étudiante à l’Université
Pascal Roman, Professeur de Psychologie clinique, psychopathologie et psychanalyse à l’Université de Lausanne
Gaël Raimond, étudiant infirmier
Joo Zimmermann, Ingénieur Agronome, chargée d’accompagnement
Maxime Langevin, doctorant en mathématiques appliquées
Hélène Chollet, Docteur en médecine
Béatrice Petit, médecin généraliste
Raphaël Sendrez, masseur-kinésithérapeute et ostéopathe
Nicole Chaudiere, pharmacienne
Karim Souanef, maître de conférences en sociologie à l’Université de Lille
Vincent Manns, médecin généraliste acupuncteur
Martine Mérour, pneumologue
Myriam Balsat, médecin généraliste
Yves-Marie Mattheyses, Infirmier Anesthésiste
Anne Atlan, Directrice de Recherches au CNRS, Généticienne des populations et Sociologue
Caroline Mouzet-Heaulme, Médecin généraliste
Christophe Sgro, avocat, barreau de Nancy
Eliana Carrasco-Rahal, traductrice, autrice
Gilles Moulard, chauffeur-livreur
Adèle André, Juriste
Dominique Bouvier, pharmacienne
Marie-Louise Chaix, micro-entrepreneur
Ralph Lévy, Étiopathe
Nicole Roattino, pharmacienne Praticien Hospitalier
Chantal Hecq, retraitée
Evelyne Jaumary-Lapeyre, avocat, docteur en Science Politique
Sybille Burtin-Philibert, Médecin spécialiste de Santé Publique
Laurent Durinck, médecin anesthésiste
Véronique Ahari, édecin nutritionniste
Nathalie George, médecin du travail et épidémiologiste
Frédéric Schnee, médecin gériatre coordonnateur en Ehpad
Dominique Crozat, professeur de géographie à l’Université Paul Valéry Montpellier 3
Thierry Medynski, médecin généraliste
Teddy Francisot, Avocat à Montpellier
Blanche Magarinos-Rey, avocate au Barreau de Paris
André Bonnet, avocat au barreau de Marseille
Hélène Palma, maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille
Jean Luc Wabant, avocat
Guy Chapouillié, Professeur Emérite à l’ENSAV de Toulouse
Évelyne Gandais, Dermatologue
Nicole Karsenti, Médecin généraliste
Fabien Giboudot, médecin généraliste (39)
Gwennola Nouet Berthelot, docteur en médecine (49)
Édith Delbreil, avocate au barreau d’Avignon
Serge Rader, Pharmacien, Paris
Valérie Giraud, Sage-femme sexologue
Emmanuel Sarrazin, médecin généraliste
Frédéric Barbe, maître de conférences associé à l’Ecole d’Architecture de Nantes
Jean Louis Pasquier, formateur pour adultes et praticien en cohérence cardio-respiratoire
Christine Pasquier, formatrice, coach et praticienne en cohérence cardio-respiratoire
Franck Enjolras, psychiatre et anthropologue
Anne Catherine Martin, médecin généraliste
Paul-André Bellot, chirurgien dentiste
Francine Barouch, médecin Homéopathe (Nice)
Catherine Delmas, médecin généraliste, Toulouse
Jean Emsallem, médecin angéiologue
Morgane Miègeville, cadre de santé
Jean-Philippe Golly, informaticien
Patricia Melot, médecin généraliste
Christophe Lemardelé, docteur en histoire des religions, chercheur associé au CNRS
François Le Gall, musicien
Sylvie Huitorel, infirmière libérale (56)
Marc Arer, médecin généraliste (Saint-Etienne)
Philippe Bos, anesthésiste-réanimateur retraité
Aline Hubert, hydrogéologue
James Masy, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Rennes 2
Benoit Marpeau, maître de conférences en histoire, université de Caen-Normandie
Anne-Gabrielle Mottier, orthophoniste
Lidia Wacheux, aide-soignante
Laurent Toussaint, Conseiller en Investissements Financiers, Professeur à Montpellier Business School
Bénédicte Dassonville, médecin généraliste
Sylvie Imbert, informaticienne
Elsa Ronchi, Cheffe de projet Développement Social Urbain
Christophe Dargere, sociologue, chercheur associé au Centre Max Weber
Tamara Baron, psychologue
Dominique Géraud-Coulon, médecin rééducateur (Gap)
Pierre Maugeais, médecin généraliste (30)
Françoise Giorgetti-D’Esclercs, médecin Oto-rhino-laryngologiste, CHU Marseille
Manuel Zacklad, professeur en Sciences de l’Information et de la Communication au CNAM
Paul Report, retraité, ancien magistrat des tribunaux administratifs et cours administratives d’appel
Marianne Bordenave-Jacquemin, maître de conférences en physiologie végétale, Sorbonne-Université


23/10/2020

Entretien avec Guillemant Philippe



Entretien de Nicolas Libert avec Philipe Guillemant.
Octobre 2020

09/10/2020

L'ancien et le nouveau futur...

Un texte de Nicolas Libert qui se suffit à lui-même:

Ma compréhension de la théorie de Philippe Guillemant sur les événements actuels ...

Ce qui se passe en ce moment est si étrange qu’on ne sait comment aborder le sujet. Faut-il dénoncer un complot ou le complotisme? Faut-il s’insurger contre les mesures excessives des gouvernants? contre les experts qui voient des réalités qui n’existent pas?
Littéralement j’hallucine depuis des mois et il semble que je ne sois pas le seul.

Halluciner c’est ne pas comprendre.
Les théories complotistes sont des tentatives naturelles du mental de fournir une explication à ce qu’on ne comprend pas.

Elles sont problématiques en ce qu’elles diabolisent : elles prêtent des intentions diaboliques aux « dits comploteurs », ce qui ne colle pas avec ma croyance fondamentale que chacun agit toujours pour le bien tel qu’il le conçoit. Les intentions diaboliques n’existent que dans l’esprit des diabolisateurs. Le mal n’existe pas dans l’absolu mais seulement dans l’esprit de qui diabolise. Ce qui est réel, ce sont des conceptions du bien qui sont destructrices, « tragiques » comme il se dit en communication non violente.

Depuis des mois la crise du covid est pour moi une crise cosmique. Je sens que quelque chose d’important se déroule, et que les comportements hallucinants qu’on observe sont autre chose que de la peur, de l’incompétence, de la stupidité ou du complot. Mais quoi?

Pour mon plus grand bonheur, mon chemin m’a mené ces jours-ci à la rencontre de Philippe Guillemant, avec lequel j’ai pu longuement échanger sur le contenu du nouveau livre qu’il prépare pour le début de l’année prochaine. Dans ce livre il dévoile une interprétation de la crise qui répond aux questions qui me taraudent depuis des mois. Une interprétation aussi politiquement incorrecte que le complotisme, mais autrement plus subtile et positive.

Je reformule à ma façon ce que j’en ai compris :
Pour rappel P. Guillemant a développé la théorie de la double causalité, une théorie du temps qui se fonde entre autre sur une des implications de la théorie de la relativité générale d’Einstein, à savoir que passé, présent et futur coexistent simultanément. Mais tandis que la version matérialiste de cet « univers bloc » implique que l’histoire est déjà écrite et figée, la version qu’il explore laisse des possibilités au libre arbitre de modifier indirectement nos trajectoires par modification du futur.

Pour résumer, si nous ne vivons qu’une seule version de notre histoire, il peut en exister « physiquement » plusieurs versions, sous forme d’informations réelles, dans la mesure où par notre libre-arbitre nous créons un nouveau futur dont l’influence entre en conflit avec celui qui nous « aspirait » sur un chemin tout tracé. C’est dans ces moments où deux futurs sont en conflit que des phénomènes de rétrocausalité ou de synchronicité se produisent, synchronicité positive lorsque le nouveau futur envoie des signes de sa confirmation, et négative lorsque l’ancien futur résiste à sa disparition en provoquant des blocages par des événements singuliers ou en se manifestant de manière chaotique, comme une dernière tentative de survie.
Dans cette théorie, le libre-arbitre ne s’applique pas au présent, mais au futur, par le biais de la part de notre conscience qui est « hors temps ».

Ce phénomène s’applique tant individuellement que collectivement. Mais dans ce dernier cas, on s’en doute, cela arrive très rarement, et lorsque ça se produit, on peut s’attendre à des événements très marquants dans l’histoire.

Pour en venir au fait, la crise actuelle serait le fruit d’un changement collectif de futur, ce qui engendre non seulement des synchronicités visibles par tous, et éveille la suspicion des complotistes, mais aussi des phénomènes bizarres et incompréhensibles dus au fait que deux futurs coexistent un certain temps, et que les individus sont plus ou moins connectés à l’un ou à l’autre.
Lorsqu’un nouveau futur se substitue à un ancien, la cohérence de la réalité n’est globalement pas perturbée, car des lois physiques « protègent » cette réalité, mais des perturbations apparaissent dans la relation que les êtres humains ont avec l’ancien et le nouveau futur. Par exemple une personne qui était programmée par l’ancien futur pour en être un acteur incontournable, de par la connivence qu’elle entretient avec cet ancien futur, aura beaucoup de difficulté à prendre le virage tout en y étant obligée. Le futur ne peut pas au niveau du vécu se séparer en deux, la réalité serait comme déchirée, c’est physiquement impossible. Un seul futur collectif pourra être vécu. Mais si vous êtes viscéralement attaché au futur qui a perdu la bataille, vous vous retrouvez dans une réalité qui n’est pas celle pour laquelle vous avez été programmé.

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Pour le dire autrement, les futurs collectifs sont les sommes de futurs individuels : imaginons donc un monde dans lequel une majorité d’individus sont matérialistes et construisent un futur qui à son tour programme leurs cheminements vers lui, dans ce monde les personnes non-matérialistes, qui rêvent d’un autre futur, vont subir ce monde matérialiste s’orientant vers le transhumanisme ; ces personnes auront des difficultés à trouver leur place, à exprimer leur vision du monde et à actualiser leurs capacités. Mais si pour des raisons x la balance se renverse et que les porteurs d’un autre futur « non transhumaniste » induisent -inconsciemment- un nouveau futur plus puissant que l’ancien, alors ce nouveau futur s’impose et provoque les événements nécessaires à sa réalisation. Dans ce cas ce sont les adeptes de l’ancien futur qui vont se retrouver inadaptés. Mais comme ce processus, à l’échelle collective, prend beaucoup de temps - parce que c’est toute une réalité qui va être modifiée par ce nouveau futur - il y a une période de transition pendant laquelle pleins de bizarreries et d’événements irrationnels peuvent se produire. Les acteurs de l’ancien futur, qui sont toujours aux manettes des différents pouvoirs (législatif, exécutif, financier et médiatique) vont en quelque sorte dénier la nouvelle réalité et agir en conséquence du fait qu’ils sont toujours connectés à l’ancien futur. Individuellement ils continuent d’agir comme si l’ancien futur se réalisait, sauf que c’est le nouveau futur qui se réalise : c’est l’explication du décalage, hallucinant pour les êtres qui accompagnent sans résistance la nouvelle réalité, entre la réalité de la fausse pandémie que nous vivons et les mesures délirantes des gouvernants de multiples pays, ou les soutiens délirants des médias mainstream à ces gouvernants.

Si cette théorie s’approche d’une vérité, alors on peut hypothétiquement déduire du comportement anormal de certains individus certaines données du futur qui a perdu la bataille. Par exemple on peut supposer que l’apparition probablement accidentelle de la covid-19, provoquée par le nouveau futur, a saboté un ancien futur où une vraie pandémie extrêmement grave allait impliquer et justifier les comportements qu’ont réellement les gouvernants et les médias actuellement : ils agissent comme si la pandémie était grave alors qu’elle ne l’est pas, parce qu’ils n’arrivent pas à se déconditionner de l’ancien futur dont ils étaient des acteurs constitutifs.

Si le complotiste, collectivement, habite la nouvelle réalité et ne la dénie donc pas, il ne comprend pas réellement ce qui se passe et interprète le déni des autres comme une mal-intention, comme s’ils faisaient exprès parce qu’ils complotaient. Mais en même temps, en interprétant négativement les événements et en focalisant sur ces autres qu’ils pensent mal-intentionnés, il se connecte individuellement à l’ancien futur. Il ne voit pas encore que la résistance irrationnelle qui se manifeste à travers les mesures liberticides cache une très bonne nouvelle : le futur transhumaniste, qui nous promettait un enfer parce que mis en oeuvre par des êtres dont les niveaux de conscience sont parmi les plus bas, est déjà vaincu.

Si vous êtes sceptique, vous vous dites peut-être que tout cela n’est qu’une théorie farfelue et imaginaire. Ce qui rend cette théorie plausible, c’est deux faits :

En premier lieu, elle est la seule à expliquer rationnellement les délires auxquels nous assistons. Ce serait de la mauvaise foi de nier que quelque chose cloche dans les actions du gouvernement. De plus en plus de personnes expriment leur stupéfaction, interprétant les faits par le complot, l’incompétence, ou la stupidité. Mais aucune de ces explications n’est crédible. Le complot pour les raisons qu’on donnera ci-après, l’incompétence et la stupidité parce que si c’était cela l’explication, on n’aurait pas ce même comportement dans une multiplicité de pays.

Ensuite, cette théorie est appuyée par des faits qui se sont produits et qu’elle prédit : lorsqu’un nouveau futur s’impose contre un ancien, cela provoque des coïncidences ou des synchronicités à répétition. Or ce qui donne apparemment raison aux complotistes, c’est justement un ensemble de coïncidences qui ont eu lieu et qui sont trop extra-ordinaires pour être imputables au hasard. Mais c’est là que l’analyse de Philippe Guillemant est pertinente : ces coïncidences sont trop visibles pour être également imputables à des comploteurs qui auraient logiquement pris des précautions pour que le complot ne soit pas décelable. Ne pouvant être imputable ni au hasard ni à une volonté humaine, à quoi le sont-elles? à un mécanisme temporel de rétrocausalité : le nouveau futur provoque la pagaille pour tracer le cheminement qui nous conduit jusqu’à lui.

Les personnes que les complotistes n’aiment pas et auxquels ils prêtent des mal-intention attendaient réellement une pandémie pour provoquer les changements qu’ils estiment bon pour la planète avec la conception du bien qui est la leur. Peut-être même s’apprêtaient-ils à la provoquer. Mais si c’était le cas ils auraient fait cela très bien, avec un virus vraiment très mortel, et en effaçant toute trace de leur implication. Au lieu de cela un virus est arrivé par accident, ils ont sauté sur l’occasion, mais tout est en train de partir à vaux l’eau parce que le virus n’est pas assez virulent. C’est une pandémie ratée, et leurs réactions excessives révèle un « problème » qui éveille soudain les consciences.
Gouvernements, experts scientifiques, labos, médias, tous sont décrédibilisés parce qu’ils ont joué une partie pour laquelle la réalité les a lâchés.

Mais tout ne fait que commencer. La victoire du nouveau futur ne commencera à être positivement vécue que d’ici plusieurs années. En attendant nous allons très certainement subir les conséquences d’un affrontement entre ceux qui ne comprennent plus rien parce qu’ils appartiennent à un futur qui ne se réalise plus, et ceux qui ne comprennent plus rien parce parce qu’ils ne comprennent pas les délires des premiers.
Le grand atout de cette théorie proposée par P. Guillemant est qu’elle nous offre un point de fuite positif : moins nous aurons peur de ce qui arrive et plus nous aurons conscience que cela est dirigé par un beau futur, plus le passage se fera facilement et plus les résistances de l’ancien futur perdront rapidement leurs forces.

Nicolas Libert

08/10/2020

Le passé qui bouge encore

Exposé et débat d'Anatole Khélif, mathématicien et de Philippe Guillemant, ingénieur, physicien.
En visioconférence le 24 septembre 2020.

"Un univers de plusieurs milliards d'années peut-il avoir été créé à l'instant?"

'Un passé qui n'a pas été mesuré peut encore bouger."

19/09/2020

Masques, régression massive et primitive?


Mi Septembre.
Bilan sur les masques (qui confirme ce que j'ai déja posté ici)

Article complet des époux Delépine paru dans France-soir.



Tribune : Depuis que Karine Lacombe et les quelques membres de stop postillon ont appelé au port du masque en tout lieu et pour tous et que l’obligation du port du masque fait tache d’huile en France, il est prudent, si on ne veut pas être traité de complotiste de sanctifier celui-ci.

Mais s’agit-il d’une simple croyance, de propagande à visée politique ou de science reposant sur des faits établis ?



La croyance dans l’efficacité du masque ne repose sur aucun élément scientifique.

En mars et avril 2020, au plus fort des contaminations et des malades réels, le gouvernement d’Édouard Philippe a expliqué successivement que les masques étaient inutiles pour la population générale, puis qu’ils ne pouvaient pas être efficaces, car les Français ne savaient pas les mettre ni les retirer correctement. Des médecins parlaient de « légende urbaine », les mêmes qui aujourd’hui veulent greffer un cerveau aux collègues qui osent poser des questions et critiquer éventuellement ce port obligatoire, partout et à tout âge ou presque.



Epidémie terminée, masque obligatoire ! LOGIQUE !

Et maintenant que l’épidémie(1) est terminée, que les malades ne meurent plus et sont devenus des « cas » positifs grâce à une technique qui repère les restes de virus morts non contaminants, le chef de l’état a appelé à en porter :

« Mettez des masques, mettez des masques… même en extérieur, même quand on a une bonne distance, c’est plus prudent… même les jeunes qui ont souvent des formes légères, ou asymptomatiques qui considèrent que ce n’est pas grave et qu’ils peuvent prendre des risques. Simplement quand ils prennent ces risques, ils accélèrent la propagation du virus » ! Et son gouvernement proclame une obligation généralisée en prétendant qu’elle est efficace. Qui doit-on croire ? Le gouvernement de mars-avril ou celui d’août-septembre (d’autant que ce sont les mêmes personnages, en dehors de la resplendissante porte-parole) ?

Et sur quels éléments scientifiques basent-ils leurs fluctuants crédos ?

Interrogée par le Parisien, le Dr Clémentine Denis, médecin française basée à Tampere précise : « le masque, si utilisé correctement, permet d'éviter qu'un porteur du virus ne contamine les autres par pulvérisation dans l'air(2). Il ne protège pas nécessairement les personnes saines qui le porteraient et peut, de façon paradoxale, être plus à risque de contamination si mal utilisé ».

Une très complète étude réalisée par F Pesty (3) qui fait la somme de toutes les articles publiés sur le sujet et en particulier des macroanalyses récentes conclue, comme C. Del Mar et P. Glasziou, co-auteurs de la dernière revue Cochrane 2020 sur le sujet : « l’urgence est à vérifier dans des essais cliniques rigoureux que les masques portés par des personnes supposées infectées, permettent réellement d’éviter la propagation de l’infection virale respiratoire. Seulement dans ce cas, le port du masque serait une bonne alternative ou un complément utile aux autres mesures, distanciation sociale, lavage des mains, confinement. »

Cette conclusion rejoint celle d’Anders Tegnell, l’épidémiologiste qui a mis en place la stratégie suédoise « il n’est pas prouvé que la généralisation de son port dans la société ait un effet sur la propagation du virus. “J’ai hâte que [cette preuve] arrive”. « Il est très dangereux de croire que le port du masque puisse changer l’évolution de l’épidémie COVID-19 (4) »



Revenons aux faits établis et publiés par l’OMS (5)

Il n’existe pas d’étude randomisée fiable sur l’utilité du port du masque généralisé à toute une population. Force est donc d’analyser les faits constatés et en particulier l’évolution récente des contaminations selon la politique sanitaire concernant le port du masque dans les différents pays telle qu’elle est publiée dans les bases de données de l’OMS.

Lorsqu’on analyse les données récentes de l’OMS on constate que l’obligation policière du port du masque telle qu’elle est imposée en France, Espagne et Italie s’accompagne d’une recrudescence de contaminations alors qu’en Suède, Pays-Bas et Biélorussie pays sans obligation de masque, la situation s’est stabilisée.

D’après les chiffres publiés par l’OMS(6), l’Espagne qui impose le masque plus sévèrement que la France est exposée à une multiplication encore plus forte des cas (7) avec une incidence hebdomadaire de 857/M (40087 nouveaux cas pour 46M d’habitants) contre 701/M en France (43686 pour 65M), et 157/M en Italie.

Les pays qui n’imposent pas le port du masque, mais émettent de simples recommandations, font confiance à leur population et ne lui mentent pas, comptabilisent dans ces dernières semaines beaucoup moins de contaminations : 246 cas/M au Pays-Bas (4227 pour 17M), 79/M en Suède (802 pour 10M) et 120/M en Biélorussie. (1140 pour 9,5M).

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Les faits avérés mettent donc fortement en doute l’intérêt sanitaire de l’obligation généralisée des masques, faisant même craindre un effet pervers imprévu, le masque augmentant éventuellement les contaminations.

Le masque inutile chez l’enfant est dangereux et peut même tuer

Le Professeur G. Desuter, laryngologue aux cliniques universitaires Saint-Luc (Bruxelles), a mis en garde contre les effets nocifs du port permanent du masque par les enseignants(8).

“Produire une voix nous en coûte en termes d’énergie…Cela est d’autant plus vrai du professionnel de la voix qui se doit de projeter cette même voix durant de longues heures, souvent dans le bruit et se devant de capter l’attention d’un auditoire par l’intonation. L’effort est intense, et met à mal – en temps normal déjà – la physiologie vocale de l’enseignant, mais aussi de l’avocat, du journaliste, du tribun, du comédien du maraîcher, etc. Projeter la voix est un art, une profession en soi.”

Porter la voix avec un masque devant la bouche tout au long d’une journée relève de l’hérésie physiologique.



Une hérésie physiologique

Outre une fatigue professionnelle d’installation quasi immédiate, il sera à haut risque de lésions traumatiques des cordes vocales. En effet, au déficit respiratoire répondra une tentative de compensation – bien illusoire – par un forçage laryngé créant hémorragies, polypes et nodules. Ces lésions rendent dysphonique et parfois même aphonique ».



Recommandations OMS

Un document baptisé “Conseils sur le port du masque dans le cadre de la COVID-19” publié par l’Organisation Mondiale de la Santé(9) précise : « dans le grand public, le port du masque par des personnes en bonne santé peut notamment présenter les désavantages suivants :

Risque potentiellement accru d’auto-contamination dû au fait de manipuler un masque facial puis de se toucher les yeux avec des mains contaminées, auto-contamination possible si un masque non médical humide ou sale n’est pas remplacé, favorisant ainsi la prolifération de microorganismes ;

-mal de tête et/ou difficultés respiratoires possibles selon le type de masque utilisé ; lésions cutanées faciales, dermite irritative ou aggravation de l’acné en cas de port fréquent et prolongé du masque ; difficulté de communiquer clairement ; sensation possible d’inconfort ; fausse impression de sécurité pouvant conduire à un respect moins scrupuleux des mesures préventives qui ont fait leurs preuves comme la distanciation physique et l’hygiène des mains ; port du masque mal supporté, notamment par le jeune enfant ; problèmes liés à la gestion des déchets ; l’élimination sauvage des masques peut entraîner une augmentation du volume des déchets dans les lieux publics, présentant un risque de contamination des préposés au nettoyage des rues et des risques pour l’environnement ;

-difficultés de communiquer en cas de surdité et de dépendance de la lecture labiale ; désavantages et difficultés liés au port du masque éprouvés par les enfants, les personnes atteintes de troubles mentaux ou de déficiences développementales, les personnes âgées atteintes de déficiences cognitives, les asthmatiques ou les personnes souffrant d’affections respiratoires chroniques, les personnes ayant récemment subi un traumatisme facial ou une intervention chirurgicale orale ou maxillofaciale, ainsi que celles qui vivent dans un environnement chaud et humide.»

C’est l’OMS qui l’écrit et non pas le complotiste de base ….

Les accidents ne sont plus exceptionnels

Le 23 avril 2020, un conducteur du New Jersey s'est écrasé sur un poteau de téléphone après s'être évanoui et avoir porté un masque N95 pendant des heures(10). La police de Lincoln Park pense que le conducteur, a perdu connaissance au volant jeudi à cause d'un manque d'oxygène et d'une respiration excessive de dioxyde de carbone du fait au masque, a écrit le département sur Facebook. Le chauffeur a été emmené dans un hôpital local, pour des blessures ne mettant pas sa vie en danger.

Chez les personnes fragiles (personnes âgées, insuffisants respiratoires, asthmatiques les risques sont accrus et c’est pourquoi ces conditions représentent des contre-indications reconnues au port du masque. Un drame récemment survenu en Allemagne vient de rappeler que refuser de tenir compte d’un certificat médical peut avoir des conséquences dramatiques.(11)

Une jeune allemande de 13 ans, asthmatique, a pris comme chaque jour le bus scolaire. Malheureusement, le conducteur a refusé de tenir compte de son certificat médical précisant que le port du masque était contre-indiqué chez elle et l’a obligé à en mettre un. En cours de transport, elle a présenté des signes d’asphyxie suivi d’un arrêt cardiaque(12). Le Samu arrivé en urgence n’a pas permis de la sauver. Imaginez l’état de la famille, des responsables du chauffeur mais aussi du chauffeur lui-même.

Cela est d’autant plus triste que le port du masque n’a aucune justification médicale à cet âge, car l’enfant ne transmet pas le coronavirus, et que lorsqu’il est infecté (par un adulte proche), il ne souffre que de formes bénignes. (13) (14)

Et après moins d’un mois de cette maltraitance des enfants et adolescents (adultes aussi, mais ils devraient être capables de se défendre), les consultations chez les généralistes se multiplient.



Michel Dogna (15) dans sa newsletter résume les motifs de consultation : « des médecins généralistes qui donnent l’alerte sur le fait que 25% des pathologies actuellement rencontrées en cabinet sont les conséquences dues au port du masque.

En voici une liste non exhaustive :

• Bronchites sévères

• Conjonctivites graves (cause expirations rejetées vers le haut)

• Furonculoses

• Grande fatigue

• Herpès labiaux

• Impétigo

• Staphylococcies sur les lèvres et les joues

• Streptocoques

Sans compter les allergies cutanées dues au frottement du masque et les irritations aux oreilles dues aux élastiques ».



N’en rajoutant pas en rappelant que malencontreusement il fait des 38 ° 40 ° dehors et dans les classes et que les profs terrorisés par leur direction, elle-même sous pression du recteur, et/ ou par le virus pourtant bien adouci, n’osent pas libérer les enfants. Espérons tout de même que le bon sens règne parfois et que nous n’entendons parler que des délires multiples et variés et des accidents.



Il poursuit : Les risques face au port continuel du masque annoncés par des médecins non soumis

« Les bactéries qui se collent sur les masques se transforment en champignons.

Il existe 3000 bactéries par centimètre carré sur une main.

Porter un masque rend malade. En quelques semaines, vous allez faire de l’hyperventilation, vous allez tousser et avoir mal à la gorge, vous allez avoir d’énormes soucis de bronches car vous allez développer un champignon interne dû à la respiration de la moisissure, champignons des bactéries.



Voici comment ils vont créer la deuxième vague Covid 19 promise ; ils prétendront que c’est une nouvelle épidémie respiratoire. Il est logique que si tout le monde porte un masque, une nouvelle vague va arriver ; or elle ne sera pas à cause d’un virus grippal, mais d’une infection bactériologique des bronches due à une respiration constante dans un cloaque de “cuvette de WC”. »



Il faut aussi insister sur les conséquences nocives du masque permanent sur le comportement.

Selon le psychologue Patrick Fagan(16) “Les masques rendent stupides, et réduisent les barrières morales humanistes.

“Les masques peuvent désormais être ajoutés à la liste des obligations qui vous rendent stupides. […] voici les faits qui expliquent pourquoi vous ne devriez absolument, catégoriquement, pas porter de masque. Ils vous rendent influençables ; ils vous rendent plus susceptible de suivre les directives de quelqu’un d’autre et de faire des choses que vous ne feriez pas autrement. En bref, ils vous privent de votre fonction exécutive – votre conscience. »

Un seul exemple, mais il faut lire ce papier et y réfléchir : « Miller et Rowold (1979) ont présenté un bol de chocolats aux participants à Halloween et leur ont dit qu’ils n’avaient le droit d’en prendre que deux chacun. Lorsque les enfants pensaient qu’ils n’étaient pas surveillés, ils se servaient eux-mêmes. Les enfants sans masque ont enfreint la règle, en prenant plus de chocolats, 37% des enfants non masqués, contre 62% pour les enfants masqués. Les auteurs ont conclu que les masques “entraînent une diminution des inhibitions comportementales”. […] »(17)

« Castle (1986) a écrit que les mascarades du XVIIIe siècle permettaient aux porteurs de masques de libérer leurs pulsions hédonistes et sexuelles réprimées ; et Caillois (1962) a écrit de la même façon sur les carnavals masqués européens impliquant des activités libidinales, notamment “les indécences, les bousculades, les rires provocateurs, les seins à découvert, les imitations de bouffonnerie, une incitation permanente à l’émeute, les festins et les excès de paroles, de bruit et de mouvement”.

Au XIIe siècle, le pape Innocent III a interdit les masques dans le cadre de sa lutte contre l’immoralité ; et en 1845, l’État de New York a rendu illégal le port de masques en public par plus de deux personnes, après que des agriculteurs aient porté des masques pour attaquer leurs propriétaires.(18) »MORALITE, si vous vous voulez sauver vos chocolats, masquez vos enfants, mais si vous voulez des maris fidèles, ne les masquez pas. Trêve de plaisanterie, nous ne savons pas si nos médecins stop postillons ou autres sont conscients des conséquences neurophysiologiques, comme psychiatriques du port permanent du masque, mais nous les invitons à se plonger dans la neuro-imagerie avant d’asséner leurs avis péremptoires de pseudo- savants sur les chaines TV et les radios.

Le mieux est l’ennemi du bien, et le diable se cache dans les détails, mais le masque est-il un détail ?

[1] Une épidémie est l’extension d’une maladie avec augmentation du nombre de malades qui ont des signes cliniques, qui souffrent, qui nécessitent des traitements et dont la vie est menacée par la maladie ce qui n’est plus le cas depuis plus de 3 mois
[2] Rappelons que la contamination par pulvérisation dans l’air n’est qu’une hypothèse évoquée sur des données de laboratoire et qu’elle n’a pas été retrouvée dans les études épidémiologiques dans le monde réel.
[3] F Pesty pour France soir Chronique Covid N°11 – « Bas les masques : une efficacité trop incertaine »
Publié le 21/07/2020 http://www.francesoir.fr/societe-sante/chronique-covid-ndeg11-bas-les-masques-une-efficacite-trop-incertaine
[4] https://nypost.com/2020/08/19/swedens-tegnell-wearing-face-masks-may-be-very-dangerous/
[5] Reference OMS port du masque
file:///D:/WHO-2019-nCov-IPC_Masks-2020.4-eng.pdf
[6] (Coronavirus disease (COVID-19) Weekly Epidemiological Update Data as received by WHO from national authorities, as of 10 am CEST 10 September 2020)
[7] Mystère : pourquoi le port du masque ne fonctionne pas en Espagne EL CONFIDENCIAL – MADRID 2/9/2020
[8] Pr Desuter Pour les enseignants, le port du masque en permanence pourrait être dangereux RTBF https://www.rtbf.be/info/societe/detail_pour-les-enseignants-le-port-du-masque-en-permanence-pourrait-etre-dangereux?id=10579064
[9] Advice on the use of masks in the context of COVID-19 Interim guidance 5 June 2020 file:///D:/WHO-2019-nCov-IPC_Masks-2020.4-eng.pdf
[10]New Jersey driver crashes car after passing out from wearing N95 mask By Craig McCarthy April 24, 2020 https://nypost.com/2020/04/24/driver-crashes-car-after-passing-out-from-wearing-n95-mask/
[11] Rappelons que chaque médecine inscrit à l’ordre est en droit de rédiger un certificat de contrindication s’il le pense nécessaire chez son patient. Les médecins qui refusent mettent aussi leur responsabilité vis-à-vis de leur malade s’il lui arrive quelque chose. Se protéger de tous côtés n’est pas si simple et l’ordre n’est pas tout puissant.
[12] Tragisch: Starb Schülerin in Deutschland wegen Masken-Pflicht? https://www.wochenblick.at/tragisch-starb-schuelerin-in-deutschland-wegen-masken-pflicht/
[13] http://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/le-port-du-masques-pour-les-enfants-cest-de-la-maltraitance
[14] Les grands parents peuvent … France soir
[15] https://micheldogna.fr/masque-a-lecole
[16] https://covidinfos.net/covid19/les-masques-vous-rendent-stupides-selon-le-psychologue-patrick-fagan-qui-denonce-une-forme-de-deshumanisation/
[17] « Les effets désinhibiteurs du port d’un masque sont décrits par les psychologues en termes de suspension des mécanismes de contrôle du surmoi, permettant aux impulsions subconscientes de prendre le dessus. Saigre (1989) a écrit que les masques “raccourcissent” les systèmes de défense conscients et encouragent une “régression massive” vers un état plus primitif »
[18] « Du point de vue de la neuro-imagerie, les masques sont connus pour inhiber l’identité et le contrôle des impulsions – tous deux associés à la fonction exécutive dans le cortex préfrontal (par exemple, Glannon, 2005 ; Tacikowski, Berger & Ehrsson, 2017). En d’autres termes, les masques font taire le Jiminy Cricket dans le cerveau »

11/09/2020

L'Univers est-il un réseau de neurones?



Et si l’Univers tout entier était un gigantesque réseau de neurones informatique ?

Article de Fleur Brosseau
paru 10 septembre 2020 dans Trust my Science


C’est ce que suggère le physicien et cosmologiste Vitaly Vanchurin, de l’Université du Minnesota à Duluth, dans une prépublication déposée sur arXiv. L’idée paraît complètement dingue, pour autant, peut-on catégoriquement la rejeter ? Vanchurin estime que l’hypothèse du réseau neuronal pourrait constituer le chaînon manquant, tant recherché, permettant de concilier mécanique quantique et relativité générale.

En mécanique quantique, le temps est universel et absolu, tandis que la relativité générale soutient que le temps est relatif, lié au tissu de l’espace-temps. Or, selon Vanchurin, la dynamique d’apprentissage d’un réseau de neurones peut présenter « des comportements approximatifs » décrits à la fois par la mécanique quantique et la relativité générale.
Une nouvelle définition de la réalité

Ainsi, dans son article, le physicien explore la possibilité que l’univers entier, à son niveau le plus fondamental, soit un réseau neuronal informatique. Il souligne que les équations de la mécanique quantique décrivent assez bien le comportement d’un réseau neuronal composé d’un très grand nombre de neurones, tant près de l’équilibre que lorsqu’il s’en éloigne. Or, ces mêmes lois de mécanique quantique décrivent le fonctionnement de tous les phénomènes physiques.


Par ailleurs, il est admis que la mécanique quantique fonctionne plutôt bien à petite échelle et que la relativité générale fonctionne bien à grande échelle, mais jusqu’à présent, nous n’avons pas été en mesure de réconcilier les deux théories dans un cadre unifié. C’est ce qu’on appelle « le problème de la gravité quantique ». De toute évidence, il manque quelque chose, notamment la prise en compte des observateurs du phénomène considéré ; c’est ce que l’on désigne par « le problème de la mesure quantique ».

Partant de ce constat, Vanchurin estime qu’il y a non pas deux, mais trois théories à unifier : la mécanique quantique, la relativité générale et les observateurs. Or, la quasi-totalité des physiciens estiment que la mécanique quantique est le paradigme principal, dont tout le reste doit théoriquement découler (même si personne ne sait exactement comment établir le lien). Aujourd’hui, Vanchurin avance une autre possibilité : l’existence d’un réseau neuronal microscopique en tant que structure fondamentale, dont tout le reste — la mécanique quantique, la relativité générale et les observateurs macroscopiques — émerge.

Comment le physicien en est-il venu à cette hypothèse ? Dans une précédente publication, il s’est tout d’abord intéressé au fonctionnement de l’apprentissage profond, en appliquant les méthodes de la mécanique statistique au comportement des réseaux neuronaux. Or, il s’est avéré que dans certaines limites, la dynamique d’apprentissage des réseaux de neurones est très similaire à la dynamique quantique observée en physique. De là a émergé l’idée que le monde physique n’était peut-être qu’un immense réseau neuronal.

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Une sélection naturelle de structures neuronales

Pour établir sa théorie, Vanchurin s’est notamment appuyé sur la théorie d’Everett (ou théorie des mondes multiples) et sur l’interprétation de Bohm (dite théorie quantique à « variables cachées », soit des paramètres physiques hypothétiques qui ne seraient pas pris en compte par les postulats de la mécanique quantique).

Dans son postulat, il a considéré que les variables cachées étaient les états des neurones individuels et les variables entraînables (telles que le vecteur de biais et la matrice de poids) étaient des variables quantiques. Cependant, les variables cachées peuvent être ici non locales (ce qui va à l’encontre des inégalités de Bell) : chaque neurone peut être connecté à tous les autres neurones, le système n’a donc pas besoin d’être local.

Une idée folle ? À ce jour, aucune des « théories du tout » qui ont déjà été proposées pour décrire l’ensemble des quatre interactions fondamentales — gravitation, électromagnétisme, interactions faible et forte — n’est recevable : aucune n’a permis de décrire l’interaction gravitationnelle en cohérence avec le cadre théorique issu de la physique des particules, qui est utilisé pour décrire les trois autres interactions.

Mais Vanchurin souligne que contrairement aux autres théories du tout, la sienne est plus difficile à démentir : en effet, il faudrait trouver un phénomène physique qui ne peut pas être modélisé avec un réseau de neurones. Une tâche difficile, selon lui, car nous en savons trop peu sur le comportement des réseaux neuronaux et sur le fonctionnement réel de l’apprentissage automatique.


Le physicien ajoute par ailleurs que sa théorie peut même expliquer le mécanisme de sélection naturelle. En effet, il existerait des structures (ou sous-réseaux) du réseau neuronal microscopique plus stables que d’autres. Ces structures survivraient à l’évolution, tandis que les moins stables seraient éliminées, et ce, peu importe l’échelle considérée. Tout ce que nous voyons autour de nous (les particules, les atomes, les cellules, les observateurs, etc.) serait le résultat de la sélection naturelle.

La plupart des physiciens et des experts en apprentissage automatique demeurent sceptiques face aux conclusions de leur confrère. Vanchurin lui-même avoue qu’il n’a sans doute pas encore saisi toute la complexité des réseaux neuronaux, et qu’il n’a « même pas eu le temps de réfléchir à ce que pourraient être les implications philosophiques des résultats ». Quant à savoir si nous vivons tous dans une sorte de simulation « à la Matrix », le physicien répond : « Non, nous vivons dans un réseau de neurones, mais nous ne verrons peut-être jamais la différence ».
Source : arXiv, Vitaly Vanchurin

15/08/2020

L'horreur du risque Zéro...



Le site belge Le soir publie un très bon article de Olivier Servais, professeur d’anthropologie et François Gemenne, chercheur qui montrent le danger et l'absurdité d'une stratégie sanitaire du risque zéro.


Crise de la Covid-19: la tyrannie du risque zéro.

On connaît bien la vie d’Howard Hughes. Il fut tour à tour aviateur intrépide, puissant producteur à Hollywood, milliardaire à la tête de la Trans World Airlines. On dit qu’il chuchotait à l’oreille de John F. Kennedy comme de Richard Nixon, tandis qu’il se baladait au bras de Katharine Hepburn, Jane Russell, Ava Gardner ou Rita Hayworth. On connaît moins la triste fin de sa vie, par contre.



Howard Hughes, qui fut un pionnier de l’aviation et réchappa à plusieurs accidents d’avion, avait pourtant une peur démesurée et irrationnelle des virus et des microbes. Il passa les dix dernières années de sa vie confiné dans des palaces qu’il avait achetés. D’abord dans le penthouse du 9e étage du Desert Inn de Las Vegas, puis au Xanadu Resort de Grand Bahamas, et enfin au Fairmont Princess Hotel d’Acapulco, où il agonisa. Durant ces dix dernières années, il vécut complètement confiné, en ermite, dans l’obscurité. Il ne vit plus personne, ne fit plus aucune apparition en public, et plus aucune photo de lui ne fut prise. Il se faisait livrer tout ce qu’il mangeait – surtout de la crème glacée. Il conservait son urine dans des bouteilles. Il vivait nu, allongé toute la journée. Les employés du Desert Inn furent stupéfaits de découvrir qu’il n’avait pas ouvert les tentures des fenêtres de son penthouse pendant toutes les années qu’il avait passées dans l’hôtel, et que celles-ci avaient pourri sur place. Répugnant à tout contact humain, sous sédatifs en permanence, affecté du syndrome de Diogène, il ne se coupait plus les cheveux ni les ongles. Méconnaissable, il ne pesait plus que 41 kilos quand il mourut dans l’avion qui l’emmenait à l’hôpital, à Houston. Seules ses empreintes digitales permirent l’identification formelle du cadavre.
Logique sanitariste

A y regarder d’un peu plus loin, la fin de vie d’Howard Hughes risque bien d’être la pente douce vers laquelle nous mènerait une stratégie hygiéniste qui voudrait faire disparaître de nos vies virus, bactéries et champignons. Le risque zéro peut-il, doit-il être un objectif de santé publique ? Depuis le début de la crise pandémique, cette logique sanitariste a été amplifiée : on a privilégié un rapport au corps physique individuel comme corps vulnérable, au détriment de l’entretien d’un corps social activateur de liens. Ainsi pour préserver la société, c’est-à-dire en fait le corps social, on demande aux citoyens de confiner leurs corps physiques, de les écarter loin des autres, et si possible de les enfermer. Un corps biologique cloisonné, des bulles de cinq personnes, une mobilité contrainte, avec contrôle jusque dans l’intimité de nos vies, mais jusqu’à quand ? Peut-on vraiment se donner pour objectif d’éteindre définitivement l’épidémie, d’éliminer le virus de la société ? Nous sommes d’avis que les coûts sociaux de cette entreprise sont infiniment supérieurs aux bénéfices sanitaires que nous pourrions en escompter. Nous sommes d’avis que le risque zéro est une chimère destructrice, et qu’il faut nous résoudre à accepter que le virus continue à circuler dans la société, de façon minime et calculée.
Vivre en société comporte des risques

Qu’on nous comprenne bien : le confinement était nécessaire pour éviter la saturation des hôpitaux, et les gestes barrière s’imposaient. Il ne s’agit pas de remettre cela en question. Mais vient un moment où la vie doit reprendre, où nous devons pouvoir reformuler des projets. Où le politique doit ouvrir des perspectives en termes positifs.

La question du risque ne peut se résumer au seul point de vue des virus. Vivre en société implique l’acceptation tacite d’un certain nombre de risques. Nous abstraire des virus et des bactéries, impliquerait de nous abstraire également de la société, comme Howard Hughes.

Or nous prenons tous les jours des risques, souvent à notre insu. Conduire en voiture, c’est accepter le risque de l’accident – en 2019, il y a eu en Belgique près de 38 000 accidents de la route, qui ont causé 3 600 blessés graves et 646 décès. Vivre en ville, c’est accepter le risque lié à la pollution atmosphérique, qui cause environ 10.000 décès prématurés chaque année en Belgique, selon l’Agence européenne de l’environnement. Ne pas interdire la cigarette, c’est réduire de deux ans l’espérance de vie moyenne des Belges (https ://www.sciensano.be/fr/coin-presse/dans-un-monde-sans-tabac-lesperance-de-vie-augmenterait-de-2-ans). Faire le choix de l’énergie nucléaire, c’est accepter le risque d’un accident nucléaire – deux accidents nucléaires majeurs jusqu’ici, pour 447 réacteurs nucléaires civils en activité dans le monde au début de l’année 2020, dont près de 70 % ont plus de 30 ans.

Pourtant, la situation actuelle nous fait courir un autre risque : celui d’un effondrement sociétal à plus long terme, faute de fondement ou de sens. Sans perspective politique ni consensus social qui guident les choix, cette société du risque zéro est concomitante de cette aseptisation biologique ou sociale qui se déploie dans la gestion de la Covid-19. Ne plus risquer, c’est une illusion du consensus. On pourrait se réjouir de l’importance nouvelle de la parole d’experts dans la prise de décision publique, même si cette parole se réduit à une expertise virologico-épidémiologique. Ils ne couvrent en effet que le risque sanitaire et pas du tout le risque social et humain. En outre, cette parole « experte » ne saurait servir de paravent à l’absence de consensus sur le niveau de risque que nous serions prêts à accepter. Car en Belgique, les politiques préfèrent manifestement contrôler, culpabiliser et pénaliser plutôt que de vraiment informer, éduquer et faire confiance. Cette situation est très clairement le produit de la rupture du lien de confiance entre les représentants des citoyens et les citoyens eux-mêmes. Face à̀ une idéologie de la maîtrise qui perd pied faute de visibilité́ sur l’ennemi viral, le Conseil national de sécurité́ applique une idéologie d’hyperconfinement : il faut enfermer, cloisonner, bref sécuriser les citoyens à défaut de produire un consensus social sur le niveau de risque acceptable. Chacun n’est plus lié́ aux objectifs communs que par les injonctions fortes du pouvoir sanitaire : « faire société » est devenu obsolète.
Hors du risque de mort, point d’humanité.

Dans une société matérialiste où l’objectif ultime se révèle de plus en plus pour certains la lutte effrénée contre la mort, on en arrive vite à se couper de tous les autres pour sauver nos petits pénates existentiels. Car pour sauver les corps physiques en les barricadant, nos gouvernants fragilisent le corps social. Ils délitent les liens en les virtualisant, ils imposent des distances qui créent de la vulnérabilité collective. L’intime, selon cette vision, c’est un mètre et demi. Cela entraîne évidemment une perte majeure de repères sociaux – qui vient s’ajouter à toute une série d’autres risques, y compris sanitaires. Saura-t-on un jour quelle surmortalité a été entraînée par la récession, par les faillites, ou tout simplement par la perte de repères sociaux ?

Bref, une des conséquences de ces pertes de repères profondément « incorporés » pourrait être que la distanciation physique entraîne d’une certaine manière une distanciation et une fragilisation sociales, que les échanges numériques et les réseaux sociaux ne parviendront jamais à compenser. Cette situation nous apparaît comme l’ultime étape d’un désenchantement absolu du monde. Le numérique est un bien piètre opium du peuple, incapable de faire ressentir les doux effluves sensoriels de l’original pavot. Et ce placebo numérique peut cacher les outils de contrôle de ceux qui le consomment.



Car à pousser à son paroxysme cette rhétorique du « risque zéro », cette hypertrophie hygiéniste, on réduit certes le risque de mort biologique, virale, mais on court le risque mortel d’une inhumanité en devenir. En effet, hors du risque de mort, point d’humanité : c’est celui-ci qui nous confère notre liberté et conditionne l’exercice de notre libre arbitre. Mais cette mort peut autant être biologique que sociale, individuelle que communautaire. Ne pas percevoir cette dialectique, ce serait en quelque sorte bâtir un second déni, le déni de l’humain comme être intrinsèquement collectif, d’être ne trouvant à exister et à se déployer qu’en société.

Ce qu’on attend des dirigeants en démocratie, ce n’est pas de céder à l’hystérie du risque zéro, qui s’apparente à l’univers carcéral mortifère d’Howard Hughes, mais de nous proposer à large discussion démocratique quel risque est acceptable, et sous quelles modalités ? Le risque ne disparaîtra jamais : il s’agit à présent de vivre avec, de l’accepter et de le défier, avant que lui-même ne se joue de nous.

Source: Le soir

16/07/2020

Science et nature de l'"univers


La vision matérialiste a réduit l'homme à une machine biologique.