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20/03/2020

Andrà tutto bene.


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"Je vous écris d’une ville coupée du monde. Nous vivons ici dans une parfaite solitude qui n’est pas le vide. Nous prêtons chaque jour un peu moins attention à ce que nous ne pouvons plus faire car Venise, en ces jours singuliers, nous ramène à l’essentiel. La nature a repris le dessus. L’eau des canaux est redevenue claire et poissonneuse. Des milliers d’oiseaux se sont installés en ville et le ciel, limpide, n’est plus éraflé par le passage des avions. Dans les rues, à l’heure de la spesa, les vénitiens sont de nouveau chez eux, entre eux. Ils observent les distances, se parlent de loin mais il semble que se ressoude ces jours-ci une communauté bienveillante que l’on avait crue à jamais diluée dans le vacarme des déferlements touristiques. Le tourisme, beaucoup l’ont voulu, ont cru en vivre, ont tout misé sur lui jusqu’à ce que la manne se retourne contre eux, leur échappe pour passer entre des mains plus cupides et plus grandes, faisant de leur paradis un enfer.
Venise, en ces jours singuliers, m’apparaît comme une métaphore de notre monde. Nous étions embarqués dans un train furieux que nous ne pouvions plus arrêter alors que nous étions si nombreux à crever de ne pouvoir en descendre! A vouloir autre chose que toutes les merveilles qu’elle avait déjà à leur offrir, les hommes étaient en train de détruire Venise. A confondre l’essentiel et le futile, à ne plus savoir regarder la beauté du monde, l’humanité était en train de courir à sa perte. Je fais le pari que, lorsque nous pourrons de nouveau sortir de nos maisons, aucun vénitien ne souhaitera retrouver la Venise d’avant. Et j’espère de tout mon coeur que, lorsque le danger sera passé, nous serons nombreux sur cette Terre à refuser de réduire nos existences à des fuites en avant. Nous sommes ce soir des millions à ignorer quand nous retrouverons notre liberté de mouvement. Soyons des millions à prendre la liberté de rêver un autre monde. Nous avons devant nous des semaines, peut-être des mois pour réfléchir à ce qui compte vraiment, à ce qui nous rend heureux.

La nuit tombe sur la Sérénissime. Le silence est absolu. Cela suffit pour l’instant à mon bonheur.
Andrà tutto bene."

Arièle Butaux

19/03/2019

19/3/2019

 

 

 

 

 

 

                                                   Tout peut arriver et vice versa…

 

 

 

 

 

 

15/03/2019

Redif

                                                 

 

      Petits cris diffus de mon coeur opaque

 
 
 
 
Clic clac ! Elle inonde...
Elle déborde à travers moi.
 
Comme une gerbe de blé qui rompt son lien et s'étale,
se renverse ma reine de Saba.
Ses oooh , ses bas...
 
Une et 1000 nuits d'ébats, de ressac
c'est paradisiaque
mais survient le krach
coup de Jarnac! Patatrac!
 
A travers moi elle se débande,
ça craque et éclate,
je flippe et je flaque.
Caramba ça m'estomaque!
J'ai même avalé du Cognac.
 
Lancelot du lac est en vrac.
 
Ah la la quel bric à brac!
                                                  C'était plus que haut juste avant le couac.
 
 
 
 
 
 
                                            E Buzzati
 
 


30/07/2018

Alors?

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19/06/2017

Voyageur temporel



 

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Je me lève, un peu tard
comme une flamme, un souffle de vie, un bout d'esprit  fourvoyé dans ce temps
et contraint au matin d'endosser sa peau de terrien.

Je m'assois dans la rue pour y boire un café, essayer de me pénétrer de mon être
m'imprégner de moi même,  de celui que je suis sensé être
 mais je suis toujours ailleurs
dans une autre dimension
déja plus ici, et pas encore là

L'étrange impression que ce monde n'est pas le mien
que ses vérités ne sont pas les miennes

que je suis ici comme un voyageur temporel...
Sans mission, sans but, sans attache, sans intérêt.

21/05/2017

Y

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Elle fait fondre la neige

 

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31/01/2017

Eric Buzzati 3/

Vaille que vaille

Elle se débat

Elle pique et elle mord

Shoote et bastonne.

A coups de boules, à corps et à cri

Elle s’élance, elle escalade

C’est un bolide , un projectile

Casaque, mongole, babiroussa

De ses bijoux elle a recouvert ses blessures

et

par son sourire elle éclabousse…

Comme le piétinement des chevaux

 

 

***


 

Tout papouasait l’ orgie simple

ses jambes, comme un ciseau

m’éluardisant,

s’enchevêtraient avec mes plumes.

Ses paroles comme un couteau

dardaient ma douceur de peau,

de mon âme le repos…

 

 

***

 

 

L’oiseau de mal augure

au bec jaune et poil noir

qui béquille dans les bars

et s’balance dans les arbres…

 

***

 

Et ce qui t’apparaît comme un enfer abominable totalement insupportable
te deviendra banal, quotidien, morne et lassant.

Et ce dont tu rêvais comme un paradis  enchanteur et fascinant
te deviendra banal, mortel, et sans saveur.

 

***

 

Toujours, encore et continuellement se détachent de nous des actes,

des paroles qui en s’éloignant parcourent des chemins d’une abracadabrante complexité.

En chacune de ces actions survit une parcelle de nous-même…

Qui reviendra un jour vers nous,
sous formes de rencontres inattendues, de chances, revers, coups du sort.

C’est nous même, ainsi, jour après jour, qui récoltons nos actions passées et semons nos futurs destins.

 

***

 

Vache juteuse de lait
Eve pâturante de lune
et ses croissants…

 

***

 

Tout peut arriver et vice versa…

 

 ***

 

Les murs, la pub, les télés ne diffusent qu’un seul toujours même message
une unique image, lisse et grise, l’informule magique
genre ratatam et badaboum

faites le! tout le monde le fait!


pensez le comme tous les autres
ou plus exactement ne pensez pas, croyez le puisqu’on vous le dit!

Je recule épouvanté, je m’écroule, je rampe.

 

@eric buzzati

28/01/2017

Eric Buzzati 2/

   

Dans l'aube ignée apparut l'ange à la gorge épicée...

En un rire insolent,

comme une ile levante étoile.

Avaleuse de tout et vomisseuse au loin,

telle une ève ivoirée urinant ses entrailles,

cette géante immergée était usée.

C'était demain.

 

 

****

 

 

Ça se bousculait comme sur un marché oriental.

Les uns eussent aimé lâcher leur jaguar

dans tes souterrains, tes passages secrets,

faire surgir leur boa dans ta luxuriance,

ta jungle humide et obscure,

faire fendre à leurs caïmans

les eaux de ton marigot,

la surface de ton Indus, ton Gange,

ton Brahmapoutre...

D'autres se seraient voulus poulains

dans tes écuries, ta prairie,

châmelon sous ta palmeraie, sur tes dunes...

Tous désiraient se planter en toi

comme un minaret dans ton Arabie

(c'est où , dites?)

comme un menhir dans ta terre sacrée

(ta Bretagne)...

Je fus le seul  pour laisser les loutres

plonger dans ton torrent.

 

 

****

 

 

Fontaine ou vase débordant

sur mon crâne d'auguste.

Mille oiseaux en colloque

gavés de champignons.

Averse sur le chêne

tout mélangé d'étoiles.

J'arrive chaviré dans un présent unique.

 

 

****

 

 

J'aimais voir les mots s'enfouir dans le papier
comme des graines dans la terre


mais de nos jours
tout saute en dehors des pages


tout explose
irradie
les indiens, les paradis...

 

****

 

Comme l'eau du désert
les yeux (ou) verts
la chaleur en hiver
 
 
***

Sous l'oblique étreinte du soleil
elle était là, chaude et vrombissante sous la main

comme un zinc prêt à décoller

vers une brêche ouverte
sur de verts immenses paradis...

 

****

Que devient notre esprit quand tombe notre corps en poussière?

 

 

@ eric buzzati