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Nouvelles,poésies

  • 19/3/2019

     

     

     

     

     

     

                                                       Tout peut arriver et vice versa…

     

     

     

     

     

     

  • Redif

                                                     

     

          Petits cris diffus de mon coeur opaque

     
     
     
     
    Clic clac ! Elle inonde...
    Elle déborde à travers moi.
     
    Comme une gerbe de blé qui rompt son lien et s'étale,
    se renverse ma reine de Saba.
    Ses oooh , ses bas...
     
    Une et 1000 nuits d'ébats, de ressac
    c'est paradisiaque
    mais survient le krach
    coup de Jarnac! Patatrac!
     
    A travers moi elle se débande,
    ça craque et éclate,
    je flippe et je flaque.
    Caramba ça m'estomaque!
    J'ai même avalé du Cognac.
     
    Lancelot du lac est en vrac.
     
    Ah la la quel bric à brac!
                                                      C'était plus que haut juste avant le couac.
     
     
     
     
     
     
                                                E Buzzati
     
     


  • Voyageur temporel



     

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    Je me lève, un peu tard
    comme une flamme, un souffle de vie, un bout d'esprit  fourvoyé dans ce temps
    et contraint au matin d'endosser sa peau de terrien.

    Je m'assois dans la rue pour y boire un café, essayer de me pénétrer de mon être
    m'imprégner de moi même,  de celui que je suis sensé être
     mais je suis toujours ailleurs
    dans une autre dimension
    déja plus ici, et pas encore là

    L'étrange impression que ce monde n'est pas le mien
    que ses vérités ne sont pas les miennes

    que je suis ici comme un voyageur temporel...
    Sans mission, sans but, sans attache, sans intérêt.

  • Y

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    Elle fait fondre la neige

     

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  • Eric Buzzati 3/

    Vaille que vaille

    Elle se débat

    Elle pique et elle mord

    Shoote et bastonne.

    A coups de boules, à corps et à cri

    Elle s’élance, elle escalade

    C’est un bolide , un projectile

    Casaque, mongole, babiroussa

    De ses bijoux elle a recouvert ses blessures

    et

    par son sourire elle éclabousse…

    Comme le piétinement des chevaux

     

     

    ***


     

    Tout papouasait l’ orgie simple

    ses jambes, comme un ciseau

    m’éluardisant,

    s’enchevêtraient avec mes plumes.

    Ses paroles comme un couteau

    dardaient ma douceur de peau,

    de mon âme le repos…

     

     

    ***

     

     

    L’oiseau de mal augure

    au bec jaune et poil noir

    qui béquille dans les bars

    et s’balance dans les arbres…

     

    ***

     

    Et ce qui t’apparaît comme un enfer abominable totalement insupportable
    te deviendra banal, quotidien, morne et lassant.

    Et ce dont tu rêvais comme un paradis  enchanteur et fascinant
    te deviendra banal, mortel, et sans saveur.

     

    ***

     

    Toujours, encore et continuellement se détachent de nous des actes,

    des paroles qui en s’éloignant parcourent des chemins d’une abracadabrante complexité.

    En chacune de ces actions survit une parcelle de nous-même…

    Qui reviendra un jour vers nous,
    sous formes de rencontres inattendues, de chances, revers, coups du sort.

    C’est nous même, ainsi, jour après jour, qui récoltons nos actions passées et semons nos futurs destins.

     

    ***

     

    Vache juteuse de lait
    Eve pâturante de lune
    et ses croissants…

     

    ***

     

    Tout peut arriver et vice versa…

     

     ***

     

    Les murs, la pub, les télés ne diffusent qu’un seul toujours même message
    une unique image, lisse et grise, l’informule magique
    genre ratatam et badaboum

    faites le! tout le monde le fait!


    pensez le comme tous les autres
    ou plus exactement ne pensez pas, croyez le puisqu’on vous le dit!

    Je recule épouvanté, je m’écroule, je rampe.

     

    @eric buzzati

  • Eric Buzzati 2/

       

    Dans l'aube ignée apparut l'ange à la gorge épicée...

    En un rire insolent,

    comme une ile levante étoile.

    Avaleuse de tout et vomisseuse au loin,

    telle une ève ivoirée urinant ses entrailles,

    cette géante immergée était usée.

    C'était demain.

     

     

    ****

     

     

    Ça se bousculait comme sur un marché oriental.

    Les uns eussent aimé lâcher leur jaguar

    dans tes souterrains, tes passages secrets,

    faire surgir leur boa dans ta luxuriance,

    ta jungle humide et obscure,

    faire fendre à leurs caïmans

    les eaux de ton marigot,

    la surface de ton Indus, ton Gange,

    ton Brahmapoutre...

    D'autres se seraient voulus poulains

    dans tes écuries, ta prairie,

    châmelon sous ta palmeraie, sur tes dunes...

    Tous désiraient se planter en toi

    comme un minaret dans ton Arabie

    (c'est où , dites?)

    comme un menhir dans ta terre sacrée

    (ta Bretagne)...

    Je fus le seul  pour laisser les loutres

    plonger dans ton torrent.

     

     

    ****

     

     

    Fontaine ou vase débordant

    sur mon crâne d'auguste.

    Mille oiseaux en colloque

    gavés de champignons.

    Averse sur le chêne

    tout mélangé d'étoiles.

    J'arrive chaviré dans un présent unique.

     

     

    ****

     

     

    J'aimais voir les mots s'enfouir dans le papier
    comme des graines dans la terre


    mais de nos jours
    tout saute en dehors des pages


    tout explose
    irradie
    les indiens, les paradis...

     

    ****

     

    Comme l'eau du désert
    les yeux (ou) verts
    la chaleur en hiver
     
     
    ***

    Sous l'oblique étreinte du soleil
    elle était là, chaude et vrombissante sous la main

    comme un zinc prêt à décoller

    vers une brêche ouverte
    sur de verts immenses paradis...

     

    ****

    Que devient notre esprit quand tombe notre corps en poussière?

     

     

    @ eric buzzati

  • Eric Buzzati 1/

     

     

     

    « Il n’y a rien à dire mais par où commencer? »

     

    *****

     

    Un vide en toi attend l’éclair
    mais rien toujours obstinément.

    Dans l’épaisseur des jours
    ne s’étire que ta patience
    ne se déploie que ta lumière.

     

    *****

     
     
    L’automne est là, tiède et sensuel.
    Des trombes d’eau déja ont déboulé
    puis le vent a tout balayé.
     
    Je déambule dans la forêt
    parmi les arbres et les rochers.
    Je vagabonde le nez par terre.
     
    Du sol monte un peu de brûme.
    Y a des girolles, des noix, des figues
    y a toi qui te mêle à mes songes, féerique
    comme un fruit d’or ,  une amanite,
    miraculeuse, vénéneuse.
     
    T’es mon champignon hallucinogène
    ma préférée des mammifères
    mon blues, ma samba…
     
    Tes seins comme des oranges,
    des cèpes, des tourterelles,
    comme de la glaise entre les doigts.
     
    Tes jambes en l’air, comme des marcassins
    couchés dans l’humus, la boue, l’argile,
    les feuilles chues…
     
     
     
     
    *****
     
     
    Les pieds pleins d’araignée
    un ange blotti derrière moi
    je chavire dans le nirvana
    d’un toujours plus grand désarroi.

    Sous l’averse légère des chiens
    les gouttes au travers des parois
    le piétinement des souris…

    Rien à espérer, rien à craindre.

     

    *****

                                                                                                                @eric buzzati

     

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