Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Science - Page 5

  • Biomimétisme...

     

    Le biomimétisme désigne un processus d'innovation qui s'inspire du vivant pour tirer parti des solutions et inventions produites par la nature.

     

                   

     

    lotus.jpg

    Lotus: l’effet de répulsion des gouttelettes d’eau par les feuilles de lotus. Cet effet est cité systématiquement dans les communications en tout genre sur le biomimétisme. Ceci est justifié par les avancées sur la réalisation de surfaces autonettoyantes, technologies passives, qui permettent de fortes économies d’eau et de produits nettoyants.

    Morpho_didius_Male_Dos_MHNT.jpg

     Papillon Morpho : On trouve sur les ailes du papillon Morpho et les feuilles de capucine, en plus des structures nanométriques similaires à celles du lotus, des nervures et des plis qui forment des crêtes.

    Quand une goutte d’eau de pluie tombe sur ce type de surface elle rebondit et se divise en plusieurs gouttelettes. Les chercheurs ont observé que le temps de rebond avec division était plus court de 40% que sans division (sur les feuilles de lotus). La goutte reste donc moins longtemps en contact avec la surface. A des températures très froides, l’eau rebondi sur la surface avant qu’elle n’ait eu le temps de geler – une propriété utile pour les moteurs et ailes d’avions, les pâles d’éoliennes, etc.

     

     

    1024px-Textile_cone.JPG

             Cone venimeux (Toison d'or) coquillage très toxique en raison de son petit dard empoisonné mais facile à récolter avec des gants.

    "La toxine de ce petit coquillage sert dans les neurotechnologies. Elle coûte 800 millions de dollars au kg,
    soit 800 dollars le milligramme. (En comparaison, l’or coûte 30 000€ le kg )

    Le niveau 0 du biomimétisme, c’est d’extraire la substance.

    Le niveau 1, c’est de la fabriquer nous-mêmes sans faire exactement comme la nature.

    Le niveau 2, c’est de la fabriquer exactement comme elle, avec le même process industriel.

    Le niveau 3, qui n’a encore jamais été atteint, c’est de reproduire tout l’écosystème. C’est-à-dire intégrer
    l’usine de production de la toxine avec le récif de corail de sorte que toutes les usines se parlent entre
    elles et ne produisent plus de déchets. "

     

     

     

    660px-Xanthoria_polycarpa_%28Pin-cushion_sunburst_lichen%29_on_Arctium_sp._%28Burdock%29%2C_Westenschouwen%2C_the_Netherlands.jpg

    Ce lichen du genre Xanthoria  survit en milieu très sec et à une exposition intense aux UV grâce à l'association entre l'algue unicellulaire et le champignon qui le constituent.

    Ce sont les crochets de cette bardane qui ont inspiré l’inventeur du Velcro

     

     

     

    495px-Avion_III_20050711.jpg

    L'avion chauve-souris de Clément Ader.

     

     

    byssus3-WEBb.jpg

    Byssus de moule constituant une colle biologique fine en chirurgie.

     

     

    requin.jpg

    La peau de requin. Ce ne sont pas des écailles sur cette photo mais de minuscules dents dont les requins sont recouverts.
    Il s’agit du meilleur revêtement anti-turbulences au monde. Meilleur que le revêtement des sous-marins
    nucléaires fabriqués par l’armée pendant la guerre froide. Meilleur aussi que le revêtement produit par
    les meilleurs avionneurs. Airbus s’est inspiré de la peau des requins pour fabriquer l’A380 et l’A350, ce qui
    permet d’économiser 5% de carburant. On s’en est également servi pour fabriquer des maillots de bain
    qui ont fini par être interdits aux JO de Pékin. Il s’agit également du meilleur revêtement antifouling pour
    des bateaux produits par une entreprise allemande.

     

     

     

    mitochondrie.jpg

    Une diatomée vue au microscope (c’est du phytoplancton). Son squelette est en silicium.

    La distance entre les branches de cette diatomée est de 10 nanomètres. Les puces fabriquées par Intel, l’un des meilleurs fabricants de semi conducteurs au monde ont des espaces de 32 nanomètres.:

     

     

    OdontodactylusScyllarus2.jpg

    Stomapodopa, la crevette-mante caractérisée par ses pattes ravisseuses très perfectionnées

    et sa vision exceptionnellement élaborée...

    ***Leur frappe délivre une puissance équivalente à près de 100 kg en 2 millièmes de seconde sur une surface très réduite, ce qui équivaut à une accélération proche de celle d'une balle de pistolet. Ces coups sont tellement rapides qu'ils provoquent des bulles de vapeur explosive (phénomène de cavitation), dont l'implosion provoque une seconde onde de choc, capable à elle seule d'assommer une proie qui aurait échappé au coup. Cette force de frappe permet aux crevettes-mantes de briser facilement les coquilles les plus dures et d'atteindre ainsi leur nourriture (bivalves, gastéropodes, arthropodes...), mais aussi de se défendre contre d'éventuelles menaces, notamment des mains de plongeurs ou des caissons d'appareil photo sous-marin. Il a déjà été rapporté que ces animaux sont capables de briser des vitres d'aquarium ou des caissons d'appareil photo sous-marin grâce à ce coup.

    ***La crevette-mante possède probablement la meilleure vision connue de tout le règne animal. Leurs yeux bougent en pivotant indépendamment l'un de l'autre sur une amplitude permettant de lui offrir une vision de 360°.
    Chaque œil est composé de 3 sections, chacune ayant une pseudo-pupille indépendante, qui lui permettent de réaliser une triangulation de l'objet visualisé, et de connaître avec précision sa distance et sa profondeur, en n'utilisant qu'un seul œil : leur cornée en 3 bandes donne à chaque œil une vision tridimensionnelle, en relief.
    Leurs yeux sont également particulièrement développés pour voir la lumière polarisée sous ses deux formes, linéaire et circulaire, et peut la convertir d'une forme à l'autre.
    Leur capacité à voir les couleurs est tout à fait exceptionnelle :
    Chaque œil dispose d'au moins une douzaine de photopigments (contre 3 pour l'œil humain, et 4 pour les oiseaux).
    De plus, ces crustacés possèdent 3 capteurs différents de lumière ultraviolette, et peuvent voir jusqu'à une longueur d'onde de 300 nm.
    Certaines espèces ont jusqu'à 16 photopigments : 12 d'entre eux analysent les couleurs dans les différentes longueurs d'onde (y compris 4 d'entre eux dans l'ultraviolet) et 4 autres pour la lumière polarisée.
    Enfin, cet animal peut facilement détecter la lumière fluorescente.

     

    ormeaux-166x300.jpg

    L'ormeau. Sa coquille est un matériau constitué de nombreuses petites feuilles empilées. On sait en science
    des matériaux que cette structure a la propriété d’être très résistante aux déchirements. Il suffit d’essayer
    de déchirer une ramette de papier pour s’en rendre compte.  La structure visible sur cette photo est capable de blinder un char d’assaut

     

     

    sepionide.jpg

    Un petit sépionide étudié par Samsung car c’est le meilleur écran du monde.

    "Meilleure résolution, meilleur taux de rafraîchissement, meilleure diversité de couleurs, consommation d’énergie
    extrêmement basse et possible changement de texture. En plus il est flexible et il s’auto-répare sans
    cicatrices. Dans la technologie des écrans plats, on a eu le plasma, le LCD, puis le LED, puis l’AMOLED. On
    se dirige vers les méta-matériaux optiques. Vous avez sous les yeux le meilleur méta-matériau optique au
    monde connu de l’homme aujourd’hui. Donc on le copie."

     

     

    Plus d'info

    En savoir plus

  • Le spectre d'Atacama

     

    Ce roman scientifique invite à partager la quête de la vérité dans la peau d’un scientifique, d’une physicienne rescapée d’un séjour quantique et d’un as de l’informatique.

    Alain Connes Jacques Dixmier Danye Chéreau

    Éditeur : Odile Jacob (31/01/2018)
  • Propriétés quantiques à l'échelle macroscopique

    Philippe Guillemant

    source

    1er Mai 2018 FB

    "Un résultat important pour déboulonner la croyance mécaniste et matérialiste selon laquelle les lois de l'univers à l'échelle quantique et à notre échelle macroscopique seraient différentes, une croyance maintenue dogmatiquement tout simplement pour préserver le déterminisme macroscopique fondamental pour les équations mais qui nous prive de notre libre arbitre.

    Je le répète sans cesse depuis bientôt 10 ans dans mes livres et conférences: la mécanique classique (celle de notre échelle) n'est pas déterministe. Comment je le sais ? Parce que j'ai passé ma vie à faire des calculs le plus souvent très complexes et que depuis les plus révélateurs, ceux de ma thèse d'il y a 30 ans, où j'envoyais des dizaines de millions de photons virtuels dans une enceinte pour faire des calculs de température de surface résultant de leur émission - absorption - diffusion - réflexion etc., j'ai compris que ces calculs ne pouvaient en aucun cas être déterministes. Je n'ai toutefois pas osé parler de ces calculs de thèse via mon autobiographie dans "Le pic de l'esprit" de peur que cela ne rebute le lecteur (j'ai censuré pas mal de paragraphes). C'était ce qui m'avait donné l'idée d'envoyer ces photons au hasard selon la méthode mathématique de Monte Carlo.

    Tout cela c'était il y a 30 ans mais ce n'est que depuis quelques mois que j'ai enfin réussi à publier cette affaire qui implique tout de même de rajouter 6 dimensions à l'espace-temps, excusez donc du peu.... de retard.

    Mais ce n'est pas tout, car ce n'est que depuis encore plus récemment (quelques semaines) que j'ai enfin trouvé par mes calculs de billard comment démontrer cette fois-ci que les propriétés quantiques découlent de la mécanique classique dès lors que l'on suppose que nous vivons dans un espace-temps classique discret, c'est à dire à densité d'information finie. Et que me disent ces calculs ? Tout simplement que la différence entre le quantique et le macroscopique est juste une question de délai: un tout petit délai qui différencie notre échelle de l'échelle quantique:

    - A l'échelle quantique ce délai est quasiment nul car une seule interaction* (voir plus loin) suffit à rendre quantique une particule. C'est pourquoi on arrive à maintenir des états quantiques dans la fenêtre du présent.
    - A l'échelle macroscopique ce délai n'est plus négligeable car il faut beaucoup d'interactions* (ou de vibrations induites) pour rendre quantique un objet macroscopique et en conséquence les états quantiques ne peuvent plus faire partie du présent.

    Ceci veut dire que notre réalité est selon mes conclusions bel et bien quantique à notre échelle, mais seulement dans notre futur plus ou moins proche: un futur lointain s'il s'agit d'interactions entre objets à l'échelle planétaire, mais a contrario un futur extrèmement proche s'il s'agit d'interactions à l'intérieur de systèmes vivants.

    C'est la raison pour laquelle il est très important, pour conquérir son libre arbitre, d'agrandir l'épaisseur de temps de notre conscience, c'est à dire notre attention. Augmenter son attention, grâce à la méditation par exemple, permet de faire entrer le champ des possibles de la réalité quantique de notre futur proche dans notre "rayon temporel d'attention", permettant ainsi de transformer le temps en espace pour nos choix."

                                                                                              ***

     

    Plus sur l'intrication quantique

    La physique quantique aussi valable à notre échelle ? (sur futura-sciences.com)

  • Neurones à l'âge adulte ?

    Une étude californienne vient contredire vingt ans de travaux en neurosciences. Non, le cerveau adulte ne produirait pas de nouveaux neurones. 

    cover-r4x3w1000-5aa15fc4be48b-neurons.jpg

    Les jeunes neurones (en vert) du cerveau humain décroissent dans l'hippocampe tout au long de la vie, tandis qu'augmentent les neurones matures (en rouge).

     

    Source: Science et avenir
    Par Elena Sender le 9 3 2018

    NEUROLOGIE. Coup de bambou sur notre cerveau. Alors que l'on pensait que l'on fabriquait de nouveaux neurones jusqu'à la mort, une étude de l'Université de Californie de San Francisco (USCF), aux États-Unis, tend à démontrer le contraire ! Menée par l'équipe d'Arturo Alvarez Buylla, professeur au département de chirurgie neurologique de l'UCSF, et publiée dans Nature, l'étude montre qu'en étudiant des tissus cérébraux post mortem et postopératoires humains, on observe bien la présence de nouveaux neurones chez les fœtus, enfants et adolescents, mais pas chez les adultes. Voici le nouvel épisode d'une véritable saga scientifique, qui a débuté dans les années 1960.

    Pour rappel,  au XXe siècle, un vieux dogme énonçait que l’on naissait avec un stock de neurones donné qui ne faisait que décroître tout au long de la vie. Mais en 1965, Joseph Altman du Massachusetts Institute of Technology (MIT, États-Unis) découvre chez le rat adulte la naissance de nouvelles cellules nerveuses. Et ce, dans deux pouponnières à neurones, le système olfactif et le gyrus denté de l’hippocampe, une région impliquée dans l’apprentissage et la mémorisation. Les années suivantes, cette “neurogenèse” est également observée chez le canari et le poisson-zèbre.

    À partir de 1998, le dogme est pulvérisé, quand s'accumulent les preuves d'une neurogenèse adulte chez les primates dont l'humain. Au printemps 1998, Elizabeth Gould de l’université Princeton (États-Unis) rapporte dans une étude la présence d’une neurogenèse dans l’hippocampe et les bulbes olfactifs de primates adultes (singes marmosets). En novembre de cette même année, le Suédois Peter Eriksson (Sahlgrenska University Hospital, Suède) et l’Américain Fred H. Gage (Salk Institute en Californie) trouvent, eux, de nouveaux neurones générés dans le gyrus denté de cerveaux adultes humains. Ils ont analysé pour cela des coupes de cerveaux post mortem de cinq patients à qui on avait injecté au préalable un produit de contraste qui révèle les cellules en division. “De nouveaux neurones sont générés à partir de progéniteurs cellulaires dans le gyrus denté des humains adultes ”, concluent alors les auteurs dans l'étude publiée dans Nature. “Nos résultats indiquent que l’hippocampe humain garde sa capacité à générer des neurones tout au long de la vie.”

    700 nouveaux neurones par jour 

    En 2000, toujours selon Peter Eriksson et Fred Gage, ces nouveaux neurones sont générés dans le gyrus denté jusqu’à 72 ans.  Mieux, en 2013, la neurogenèse humaine est comptabilisée. Chez les humains adultes, “700 nouveaux neurones sont ajoutés dans chaque hippocampe par jour, ce qui correspond à un renouvellement annuel de 1,75% des neurones dans la fraction renouvelable, avec une légère diminution au cours du vieillissement”, concluent Kirsty Spalding, Olaf Bergmann et Jonas Frisen de l’Institut Karolinska (Suède). Pour cela les chercheurs ont utilisé une méthode innovante de marquage à base de carbone 14. 

    Cinq ans plus tard l’équipe de l'UCSF écrit un nouveau chapitre de l’histoire. Elle a collecté des échantillons d'hippocampe post mortem et postopératoires (après chirurgie de l'épilepsie) de 59 personnes — du fœtus à 14 semaines de gestation à l’adulte de 77 ans. Puis les échantillons ont été traités avec des marqueurs classiques dits à anticorps, Ki-67+, SOX1+, SOX2+,  DCX+PSA-NCAM+, chargés de révéler les cellules progénitrices neuronales (futurs neurones) et les jeunes neurones.

    2 neurones au millimètre carré à 13 ans

    Et là, patatras : chez l'adulte, les échantillons marqués ne présentent pas de cellules progénitrices ou jeunes neurones dans le gyrus denté de l'hippocampe — précédemment signalé comme étant le siège de la neurogenèse adulte. Plus précisément, la densité des jeunes neurones est d'environ 1618 neurones par millimètre carré à la naissance, puis plus qu'environ 12 par millimètre carré à l'âge de 7 ans, enfin réduit à 2 par millimètre carré à 13 ans. On ne trouve pas trace de jeunes neurones dans les échantillons d'individus de plus de 18 ans. En outre, sur les échantillons prélevés chez des patients épileptiques, des progéniteurs de neurones existent chez un nourrisson de 10 mois, mais pas chez un enfant de 11 ans. Le bébé a également de nombreux jeunes neurones, mais un enfant de 7 ans atteint d'épilepsie en a très peu et aucune des 13 personnes de plus de 11 ans n'a de nouvelles cellules cérébrales, rapportent les chercheurs.

    Ces résultats corroborent ceux d’une précédente étude publiée en 2016  par Greg Sutherland de l’université de Sydney (Australie) ayant montré un résultat similaire sur des tissus humains de 23 patients décédés, de la naissance à 59 ans. Elle concluait à un déclin marqué de la neurogenèse avec l'âge. 

    Conclusion des auteurs de l'UCSF dans Nature : “Le recrutement de jeunes neurones vers l'hippocampe du primate diminue rapidement au cours de premières années de la vie, et la neurogenèse dans le gyrus denté ne se poursuit pas, ou est extrêmement rare, chez l'homme adulte. Le déclin précoce de la neurogenèse hippocampique soulève des questions sur la façon dont la fonction du gyrus denté diffère entre les humains et les autres espèces dans lesquelles la neurogenèse de l'hippocampe adulte est préservée.

    Comment va réagir l’aréopage de chercheurs renommés qui ont fait ces découvertes cruciales depuis vingt ans ? "Les résultats soulignent notre besoin de nouveaux et meilleurs outils pour étudier la neurogenèse adulte afin de s'assurer que nous utilisons les bons marqueurs, a pour sa part commenté Fred Gage au magazine The Scientist. Le document, note-t-il, révèle des lacunes dans la compréhension de la neurogenèse par les chercheurs, que d'autres études combleront."

    Des chercheurs prudents face aux conclusions de l'étude

    À l'Institut Pasteur, à Paris, dans le laboratoire Mémoire et Perception de Pierre-Marie Lledo, grand spécialiste de la neurogenèse, on salue la qualité de l'étude de l'UCSF mais on reste extrêmement prudent quant aux conclusions. "Il faut à présent faire un travail d'analyse approfondi de ces résultats pour comprendre pourquoi ils contredisent totalement les résultats précédents, notamment ceux de l'équipe suédoise de Jonas Frisen  (Institut Karolinska), estime Mariana Alonso de l'Institut Pasteur. Cela soulève des questions techniques (la pertinence des marqueurs) et d'échantillonnage (quels sont les cerveaux étudiés). Et on ne peut aussi exclure encore la possibilité que les jeunes neurones ne répondent pas de la même façon aux marqueurs utilisés, chez l'adulte et chez l'enfant." La chercheuse reconnaît cependant un point crucial : “L'intérêt de cette étude est de montrer que  la neurogenèse adulte humaine n'a pas la même ampleur que chez la souris, et sur ce point on est tous d'accord.”

    Est-ce la fin des espoirs de thérapies futures qui utiliseraient la capacité de produire des nouveaux neurones du cerveau pour réparer des lésions ? “Je ne le crois pas, poursuit Mariana Alonso. In vitro, il a été prouvé que certains tissus cérébraux possédaient des cellules souches capables de produire de nouveaux neurones. Peut-être qu'en temps normal, chez un individu sain, elles sont en dormance, mais on pourrait toujours chercher à les "réveiller" pour les utiliser dans un but thérapeutique". Pour la chercheuse, la messe est loin d'être dite. "Une grande discussion scientifique ne fait que commencer .”

                                                              ***

    Affaire à suivre...

  • Les anomalies quantiques devraient-elles nous faire repenser la réalité?

    Un article de Scientific american

    source:https://blogs.scientificamerican.com/observations/should-quantum-anomalies-make-us-rethink-reality/

    Par Bernardo Kastrup le 19 avril 2018

    Les anomalies quantiques devraient-elles nous faire repenser la réalité?


    Chaque génération a tendance à croire que ses points de vue sur la nature de la réalité sont soit vrais, soit assez proches de la vérité. Nous ne faisons pas exception à cette règle: bien que nous sachions que les idées des générations précédentes ont été supplantées à chaque fois par celles d'une génération postérieure, nous croyons toujours que cette fois-ci nous avons eu raison. Nos ancêtres étaient naïfs et superstitieux, mais nous sommes objectifs, c'est ce que nous nous disons. Nous savons que la matière / énergie, extérieure et indépendante de l'esprit, est la substance fondamentale de la nature, tout le reste en est dérivé - ou le faisons-nous?

    En effet, des études ont montré qu'il existe une relation intime entre le monde que nous percevons et les catégories conceptuelles codées dans la langue que nous parlons. Nous ne percevons pas un monde purement objectif là-bas, mais un monde subliminalement pré-partitionné et pré-interprété selon des catégories liées à la culture. Par exemple, « les mots de couleur dans une langue donnée façonnent la perception humaine de la couleur ». Une étude d'imagerie cérébrale suggère que les zones de traitement de la langue sont directement impliquées même dans les discriminations les plus simples des couleurs de base . De plus, ce type de « perception catégorique est un phénomène qui a été rapporté non seulement pour la couleur, mais pour d'autres continuations perceptives, telles que les phonèmes, les sons musicaux et les expressions faciales .» Dans un sens important, nous voyons ce que nos catégories culturelles nous pouvons voir, ce qui peut aider à expliquer pourquoi chaque génération est si confiante dans sa propre vision du monde. Permettez-moi d'élaborer.

    La notion-ladenness de la perception n'est pas une nouvelle idée. En 1957, le philosophe Owen Barfield écrivait:


    «Je ne perçois rien avec mes organes sensoriels seuls ... Ainsi, je peux dire, vaguement, que j'entends une grive chanter. Mais en vérité, tout ce que j'entends simplement, tout ce que j'entends simplement en ayant des oreilles, est sain. Quand j'entends une grive chanter, «j'entends ... avec toutes sortes d'autres choses comme les habitudes mentales, la mémoire, l'imagination, les sentiments et ... la volonté.» ( Sauver les apparences )

    Comme l'a expliqué le philosophe Thomas Kuhn dans son livre La structure des révolutions scientifiques , la science elle-même est la proie de cette subjectivité inhérente de la perception . Définissant un «paradigme» comme un «ensemble implicite de croyances théoriques et méthodologiques imbriquées», il écrit:

    "Quelque chose comme un paradigme est une condition préalable à la perception elle-même. Ce que voit un homme dépend à la fois de ce qu'il regarde et aussi de ce que sa précédente expérience visuelle-conceptuelle lui a appris à voir. En l'absence d'une telle formation, il ne peut y avoir, selon l'expression de William James, qu'une «confusion florissante».

    Par conséquent, parce que nous percevons et expérimentons des choses et des événements en partie définis par un paradigme implicite, ces choses et événements tendent à confirmer, par construction , le paradigme. Il n'est donc pas étonnant que nous soyons si confiants aujourd'hui que la nature consiste en des arrangements de matière / énergie extérieurs et indépendants de l'esprit.

    Pourtant, comme le soulignait Kuhn, lorsque suffisamment d '«anomalies» - des observations empiriquement indiscutables qui ne peuvent être satisfaites par le système de croyances régnant - s'accumulent avec le temps et atteignent une masse critique, les paradigmes changent. Nous sommes peut-être proches d'un tel moment déterminant aujourd'hui, car un nombre croissant de preuves issues de la mécanique quantique (QM) rendent le paradigme actuel intenable.


    En effet, selon le paradigme actuel, les propriétés d'un objet doivent exister et avoir des valeurs définies même lorsque l'objet n'est pas observé: la lune doit exister et avoir le poids, la forme, la taille et la couleur qu'elle possède même quand personne ne regarde il. De plus, un simple acte d'observation ne devrait pas modifier les valeurs de ces propriétés. Sur le plan opérationnel, tout ceci est capturé dans la notion de «non-contextualité»: le résultat d'une observation ne doit pas dépendre de la manière dont d'autres observations, distinctes mais simultanées, sont effectuées. Après tout, ce que je perçois quand je regarde le ciel nocturne ne devrait pas dépendre de la façon dont les autres regardent le ciel nocturne avec moi, car les propriétés du ciel nocturne découvertes par mon observation ne devraient pas dépendre du leur.

    Le problème est que, selon QM, le résultat d'une observation peut dépendre de la façon dont une autre observation, séparée mais simultanée, est effectuée. Cela se produit avec ce qu'on appelle "l'intrication quantique" et cela contredit le paradigme actuel dans un sens important, comme discuté ci-dessus. Bien qu'Einstein ait soutenu en 1935 que la contradiction se produisait simplement parce que QM est incomplète, John Bell a prouvé mathématiquement , en 1964, que les prédictions de QM concernant l'intrication ne peuvent être expliquées par l'incomplétude alléguée d'Einstein.

    Donc, pour sauver le paradigme actuel, il y a un sens important dans lequel il faut rejeter les prédictions de QM concernant l'intrication. Pourtant, depuis les expériences séminales d'Alain Aspect en 1981-82, ces prédictions ont été confirmées à plusieurs reprises, avec des failles expérimentales potentielles fermées une par une. 1998 a été une année particulièrement fructueuse, avec deux expériences remarquables réalisées en Suisse et en Autriche . En 2011 et 2015 , de nouvelles expériences ont de nouveau contesté la non-contextualité. Commentant cela, le physicien Anton Zeilinger a déclaré: " il n'y a aucun sens à supposer que ce que nous ne mesurons pas (c'est-à-dire, observons) à propos d'un système a une réalité [indépendante]. "Enfin, des chercheurs néerlandais ont réussi à faire passer un test visant à éliminer toutes les failles potentielles restantes , qui ont été considérées par Nature comme le" test le plus difficile à ce jour ".

    La seule alternative laissée à ceux qui s'attachent au paradigme actuel est de postuler une certaine forme de non-localité: la nature doit avoir, ou bien spéculer, des propriétés cachées indépendantes de l'observation, complètement ignorées par QM, qui sont «étouffées» dans l'espace-temps . C'est ce background soi-disant omniprésent, invisible mais objectif qui orchestre soi-disant l'enchevêtrement «dans les coulisses».

    Il s'avère, cependant, que certaines prédictions de QM sont incompatibles avec la non-contextualité, même pour une classe importante et importante de théories non locales . Les résultats expérimentaux rapportés en 2007 et 2010 ont confirmé ces prévisions. Réconcilier ces résultats avec le paradigme actuel exigerait une redéfinition profondément contre-intuitive de ce que nous appelons «objectivité». Et puisque la culture contemporaine associe l'objectivité à la réalité elle-même, la presse scientifique se sent obligée de rendre compte en disant: « La physique quantique dit au revoir à la réalité . "


    La tension entre les anomalies et le paradigme actuel ne peut être tolérée qu'en ignorant les anomalies. Cela a été possible jusqu'à présent car les anomalies ne sont observées que dans les laboratoires. Pourtant, nous savons qu'ils sont là, car leur existence a été confirmée au-delà de tout doute raisonnable. Par conséquent, quand nous croyons que nous voyons des objets et des événements en dehors et indépendamment de l'esprit, nous avons tort au moins dans un sens essentiel. Un nouveau paradigme est nécessaire pour accommoder et donner un sens aux anomalies; celui où l'esprit lui-même est compris comme étant l'essence - cognitivement mais aussi physiquement - de ce que nous percevons lorsque nous regardons le monde autour de nous.

                                                                 

                                                                                         ***


    Bernardo Kastrup a un doctorat en génie informatique de l'Université de Technologie d'Eindhoven et des spécialisations en intelligence artificielle et informatique reconfigurable. Il a travaillé en tant que scientifique dans certains des principaux laboratoires de recherche au monde, y compris l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) et les laboratoires de recherche Philips. Il est l'auteur de nombreux articles scientifiques et philosophiques, ainsi que de plusieurs ouvrages sur la philosophie. Ses trois livres les plus récents sont: "More Than Allégorie", "Brief Peeks Beyond" et "Why Materialism Is Baloney".

    AJLlDp2xuvuz3Xug1p7ct5z91vUtwJXixXND-poZ2g=s900-mo-c-c0xffffffff-rj-k-no

     

  • L’intrication quantique a lieu à la fois dans le temps et l’espace

    Le monde quantique révèle parfois d’étranges phénomènes. L’un des processus décrit par la mécanique quantique et activement étudié par les physiciens est l’intrication quantique. Deux particules intriquées ne forment plus qu’un seul système solidaire dans l’espace… mais aussi dans le temps. 

     

    Durant l’été 1935, les physiciens Albert Einstein et Erwin Schrödinger ont entretenu une riche et vive correspondance épistolaire à propos des implications théoriques de la naissante mécanique quantique. Ils se sont principalement entretenus sur ce que Schrödinger appellera plus tard « l’intrication » : lorsque deux systèmes quantiques (par exemple des particules) sont intriqués, ils ne forment alors plus qu’un seul système unique partageant le même espace mathématique – la mesure de l’un entraîne instantanément la mesure de l’autre.

    Jusqu’à sa mort, Einstein est resté persuadé que l’intrication révélait l’incomplétude de la mécanique quantique. Schrödinger, quant à lui, pensait qu’elle représentait la caractéristique majeure de cette nouvelle physique ; pour autant, il ne l’a pas accepté facilement. « Je sais, bien sûr, comment cet hocus pocus fonctionne mathématiquement, mais je n’aime pas ce genre de théorie » écrivait-il à Einstein le 13 juillet 1935.

    En 1935, Einstein et ses collègues publient des travaux sur l’intrication conduisant au principe de « non-localité » de la mécanique quantique – un étrange lien doit exister entre les deux particules intriqués. Le père de la relativité parlera même « d’action fantomatique à distance ». Aujourd’hui, l’intrication a été testée avec succès à plusieurs reprises, sur des distances toujours plus grandes.

    L’aspect non-local de la mécanique quantique concerne généralement la spatialité de l’intrication. Mais existe-t-il également une « non-localité temporelle » ? Une étude de l’université hébraïque de Jérusalem de 2013 a répondu par l’affirmative en montrant que deux photons n’ayant jamais coexisté pouvaient être intriqués. De précédentes expériences avaient déjà montré des corrélations temporelles dans l’intrication en utilisant une technique appelée « échange d’intrication » permettant de retarder la mesure de l’une des deux particules intriquées.

    intrication temporelle

    Mais le physicien Eli Megidish et ses collègues sont allés encore plus loin en démontrant l’établissement

    de l’intrication entre des photons n’ayant jamais coexisté. Pour ce faire, il ont tout d’abord créé une paire

    de photons « 1-2 » intriqués (étape I). Ensuite, ils ont mesuré la polarisation (direction de l’oscillation

    lumineuse) du photon 1, faisant ainsi disparaître ce dernier (étape II). Les physiciens ont par suite

    envoyé le photon 2 à travers le dispositif, tout en créant une nouvelle paire de photons intriqués

     « 3-4 » (étape III).

    Lire la suite

  • L'addiction au portable prévue en 1947...

     

     

    Assez troublant extrait d'un documentaire intitulé "La télévision oeil de demain", réalisé en 1947 par JK Raymond Millet, et basé sur une oeuvre pré-existante signée René Barjavel.

    Dans cette archive de plus de 60 ans , l'omniprésence des Smartphones et autres portables était annoncée...

  • Lavage de cerveaux ?

    Harald Eia, est né le 9 février 1966, c' est un acteur et scénariste norvégien, un humoriste bien connu là-bas pour ses facéties.

     

    harald-eia-photo3.jpg

    En 2010, il réalise une série documentaire nommée « Lavage de cerveaux » (Hjernevask) qui remet en question l'idée selon laquelle les comportements humains sont culturellement déterminés.

    Il s'ouvre alors en Norvége un débat sur la part du naturel (inné) et du culturel (acquis) dans les comportements humains. Les défenseurs du « tout culturel » qui furent interviewés pour cette série documentaire critiquèrent vivement ce programme avant et après sa diffusion, cela créa une très large controverse dans la société norvégienne, spécialement sur la question du genre, qui y perdit en crédibilité puisque suite à cela le gouvernement a décidé de couper ses financements aux études de genre.

    Dans le premier documentaire de la série qui porte sur la question de l'égalité entre les hommes et les femmes et sur la question du genre, Harald Eia part du paradoxe suivant : alors que les femmes norvégiennes sont très nombreuses à travailler, et que la Norvège est un pays classé parmi les pays les plus égalitaires au monde selon les rapports internationaux traitant de l'égalité hommes-femmes et du genre, pourquoi apparaît-il que dans la vraie vie les femmes ne s'engagent pas de façon égalitaire dans les mêmes métiers que les hommes...

    À partir de ce simple constat, Harald Eia part interviewer de nombreux scientifiques et chercheurs...

    Harald réalise 7 documentaires sur 7 sujets qui participent au débat nature/culture : le paradoxe de l'égalité des genres , l'impact des parents dans l'éducation des enfants , gay/hétéro , la violence , le sexe , la race , nature/culture .

     Le reportage gay/hétéro (orientation acquise ou innée? pas si simple...) :

     

    Liens vers les 3 premiers reportages traduits en français...

    1

    2

    3