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30/08/2018

Aféminisme

"Parce que femme, je suis présumée féministe. Alors que cette cause m’indiffère…"

Philippine Ménard  -

Moi qui laissais autrefois la parole au silence, j’ai récemment ressenti le besoin d’exprimer mon désarroi face aux vagues de militantisme contemporain. Perdue dans le chaos de bras et de jambes féministes, je me retire et me retrouve à justifier ce qui est dans ma nature.

Les gens me confondent fréquemment avec une communiste fumeuse de chanvre, une imbécile heureuse, une Faf à béret tricolore, une snob sous ecstasy, une mauvaise tragédienne et parfois même… une féministe. Après m’être demandée durant dix ans si c’était la faute de mes envolées lyriques sur l’amour ou de ma garde-robe d’inspiration Dame Ginette, j’ai finalement compris, qu’en quelques années, « féministe » était devenu synonyme de « femme ».

Ni pour ni contre, bien au contraire

Certains étaient accusés d’être des sorcières ou des uranistes, moi je suis clouée au pilori, le front estampillé « réac » au fer rouge. Les pauvres bougres sont déçus, eux qui m’avaient imaginée comme un corbeau morne-gai voguant librement à travers les vents de la vie. Leur raisonnement binaire me catapulte tout droit dans la catégorie des vilains défenseurs velus du patriarcat. Bienvenue en contrée sophiste où ne pas promouvoir l’extension du domaine de la femme dans la société revient à lutter pour la pérennité de la phallocratie. Ils se trompent, je ne suis pas contre le féminisme et ses aficionados, je ne suis simplement pas des leurs. Je suis comme tout le monde, je peine à adhérer à une cause que je ne comprends pas. Je ne vais donc pas batailler pour obtenir l’octroi de nouveaux droits à une catégorie de personnes (de certaines nationalités) qui, selon moi, les a déjà tous en ses mains.

Par-dessus le marché, je ne suis pas partisane de la généralisation et de l’étiquetage des gens. Je suis effectivement une femme, je ne suis pas non-binaire, mais je suis avant tout une somme de défauts, de qualités, d’obsessions et d’ambitions tout autant ridicules les unes que les autres. Je ne ressemble à aucune femme et vous non plus. J’aimerais que chacun fasse de soi-même sa propre cause. Et, si je devais défendre fiévreusement une certaine catégorie d’opprimés, je ne penserais pas aux femmes en premier mais plutôt aux clodos, enfants disparus et animaux maltraités. Je ne saurais m’émouvoir devant les pleurs d’une femme qui découvre le fossé entre son salaire et celui de son voisin de bureau masculin. Eh oui, on embrasse véritablement une cause que lorsque les vérités qu’elle dénonce nous remuent jusqu’aux tripes.

Je doute de moi, pas des femmes

Quand j’y pense, mon indifférence à la cause féministe était prévisible. Mon grand frère, ma grande sœur et moi avons reçu une éducation quasiment indemne de traces de différenciation sexuelle et mes géniteurs n’ont jamais tenté de réprimer mon individualisme que certains appellent égoïsme. Même si mes parents m’ont d’abord inscrite à des cours de danse classique, ils ont rapidement compris que ce n’était pas mon dada et ont assisté à toutes mes compétitions de Karaté. Du jogging noir porté une année entière aux refus de porter des robes mignonnettes, en passant par les cimetières dessinés sur la main, la courte expulsion du lycée et l’utilisation d’un vivier de mots grossiers sans cesse renouvelé, ils ne m’ont jamais interdit une pratique ou contesté l’un de mes opinions en raison de mon sexe. Pourtant derniers survivants du conservatisme, ils n’ont pas respecté les carcans du genre.

Peut-être ai-je été mal élevée ou suis-je mégalomane, mais je suis heureuse d’affirmer que je me sens légitime dans ce que j’entreprends, la plupart du temps. Et lorsque ce n’est pas le cas, je doute alors de mes capacités physiques, artistiques, intellectuelles mais je ne pointe jamais du doigt ma condition/état de femme.

Cessez donc de m’enquiquiner avec des questions de genre et d’égalité de droits qui n’éveillent ni ma curiosité ni mon empathie mais ne méprisez pas non plus ce qui se noie lorsque la vague passe.

source

30/07/2018

Le creux poplité

Le creux du genou, appelé en termes médicaux creux poplité (Fossa poplitea), est la zone creuse

située juste derrière les os formant l'articulation du genou.

 

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Alors?

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09/07/2018

Aucun,aucuns

Quand mettre le mot aucun au pluriel


LAISSER AUCUN AU SINGULIER

• Dans la majorité des cas d'usage courant, le mot AUCUN ou AUCUNE reste au singulier; il a alors le sens de pas un seul / pas une seule.

- Aucun de mes amis ne connaît cette chanson.
- Aucune de ces personnes n'est responsable.
- Je n'ai aucun doute.
- Il n'aura aucune difficulté à trouver.

METTRE AUCUN AU PLURIEL

• Contre toute logique, AUCUN et AUCUNE prennent un S de pluriel devant un mot qui est toujours au pluriel


et devant un mot qui change de sens lorsqu'il est au pluriel.

VOIR ci-dessous la liste des noms qui ne s'emploient qu'au pluriel.

- Aucuns frais ne seront portés à votre compte.
- Aucunes archives ne se trouvaient dans ce coffre.
- Il n'a fait aucunes semailles cet automne.

- Je ne prendrai aucunes vacances cette année.

accordailles
affres
agissements
aguets
ambages
annales
appas
appointements
archives
armoiries
arrérages
arrhes
balayures
besicles
braies
brisées
calendes
complies
condoléances
confins
décombres
dépens
dommages-intérêts
écrouelles
entrailles
environs
épousailles
errements
êtres / aîtres
fèces
fiançailles
floralies
fonts
frais (en monnaie)
fringues
frusques
funérailles
gémonies
gravats
hardes
honoraires
ides
impedimenta / impédimenta
latrines
laudes
limbes (religion catholique)

lombes
lupercales
mamours
mânes
matines
miscellanées
moeurs
obsèques
ossements
pandectes
pouilles
prémices
prolégomènes
relevailles
retrouvailles
rillettes
rillons
rogations
semailles
sévices
ténèbres
thermes
universaux
vêpres

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15:49 Publié dans Notes diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aucune |  Facebook

25/06/2018

Le rire chez les Grecs

 

 

Il existe trois mots  pour désigner le rire en grec.

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Le premier est le verbe "kakazô". La sonorité même du mot suggère qu'il s'agit  d'une onomatopée. Ce mot désigne le rire aux éclats, avec bruit et sans grâce, en grimaçant.

Le second mot désignant le rire est "meidiaô", qui désigne le sourire.

Le troisième mot est "gelaô" (ou "gelan"). Il s'agit du verbe qui fait référence au rire au sens noble du terme. La racine indo-européenne de ce mot est "gel-" qui signifie "briller", "scintiller". Le rire est un éclat. Il est illumination et porte vers le haut.

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21/06/2018

Nonsense

 

 

En dehors du chien, le livre est le meilleur ami de l'homme ;

à l'intérieur du chien, il fait trop sombre pour lire, de toute façon.

(Groucho Marx)

 

 

 

17/06/2018

Du merveilleux caché dans le quotidien

Physique de l'élégance

Livre de 320 pages environ, écrit par:

Étienne Guyon est universitaire. Son appétence pour le partage des savoirs l’a conduit à la direction du Palais de la Découverte, de l’École normale supérieure et des «Petits Débrouillards».

Étienne Reyssat, chercheur au CNRS, aime observer la danse des gouttes et le ballet des pommes de pin (fermées, il va pleuvoir ; ouvertes, il va faire beau), qu’il fait découvrir à tous ceux qui croisent sa route.

José Bico, enseignant-chercheur à l’ESPCI, voue une passion aux gouttes et aux plis. Il aurait même imaginé une expérience d’origami capillaire.

Benoît Roman, chercheur au CNRS, est passionné par les bulles de savon, les déchirures et le froissement. Brevetée, sa « déchirure spirale » vise à en finir avec ces emballages qui ne veulent jamais s’ouvrir.

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Qu’y a-t-il de si fascinant dans la forme de la tour Eiffel ?
Les iridescences de la nacre sont-elles la clé de sa solidité ?
Comment l’archet fait-il chanter la corde d’un violon ?
Pourquoi les bifaces ressemblent-ils aux plus beaux de nos diamants ?
À quoi tient l’élégance du drapé d’une robe ?

Vous en avez peut-être eu l’intuition en admirant l’intrigante structure de la tour Eiffel, les motifs que dessinent les argiles en se craquelant, un nid d’oiseau, le bord ondulé d’une feuille de salade, voire l’extrême courbure de la perche, prête à rompre, juste avant de propulser le sauteur dans les airs : derrière les objets qui émaillent notre quotidien se cache une étrange beauté… Elle semble le fruit d’un ordre naturel ou voulu, d’une organisation sous-jacente, mais aussi d’une fonction que nous percevons sans toujours parvenir à en saisir le sens.
L’objectif poursuivi dans ce livre largement illustré est de révéler cette beauté, en réapprenant à voir le monde qui nous entoure. Il est l’œuvre d’une équipe de chercheurs à l’ESPCI (École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris), dont les thèmes d’intérêt se situent à la charnière entre la physique des matériaux et la mécanique.
Des combles d’Azay-le-Rideau à la mousse de savon, en passant par la boulette de papier froissé et le pont de liane, les 35 thèmes traités pourraient évoquer quelque inventaire à la Prévert. Il n’en est rien, bien sûr : non content d’incarner un fascinant dialogue entre forme, forces et fonction, ces sujets ont pour point commun l’élégance des formes exhibées, naturelles ou humaines.
Vous pourriez à juste titre vous étonner que la notion d’élégance soit mise en avant dans un livre écrit par des physiciens ! Le terme évoque immédiatement la haute couture – que nous rencontrerons d’ ailleurs dans le livre –, mais aussi l’harmonie, la délicatesse et la sobriété. C’est pourquoi l’élégance fait sens dans bien d’autres domaines : les mathématiciens, par exemple, parlent volontiers d’une démonstration élégante qui permet d’arriver au résultat souhaité par un cheminement suffisamment direct et facile à parcourir: « C’était évident ; encore fallait-il le trouver ! »  En révélant l’élégance cachée dans des domaines variés, nous avons aussi voulu éclairer différemment notre quotidien. Vous l’avez compris, notre ambition est bien de proposer un certain regard, un art d’observer à diverses échelles de taille, du ciron cher à Pascal et à La Fontaine à l’édifice tout entier. .../

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30/05/2018

Fabrique de la sensualité

Sensuel puzzle.

 

Impressions fugaces, images entrevues, furtifs attisements, bruissements, soupirs, parfums entremêlés...

Gestes inattendus.

 

Il y a dans le monde et dans nos histoires singulières, un puzzle de séquences sensuelles, de flashs, de micro-événements, d'illuminations ou de perturbations accumulées au fil des jours, qui dessinent peu à peu l'image de Vénus, Volupté, Lilith ou d'Astarté, l'amoureuse et lascive déesse en nous qui grandit le long de notre colonne vertébrale , ou s'enfonce dans les profondeurs de notre inconscient.

 

Est-ce un désir inné, défini, mais rudimentaire et virtuel, enfoui dans notre mémoire profonde, génétique, qui au fur et à mesure, détecte ou reconnaît ces apparitions dans le labyrinthe qui nous entoure ou bien sont-ce ces multiples occurrences impondérables et hasardeuses qui révèlent un désir informel  en nous, et l'érigent en lui donnant forme graduellement à chaque trouble perçu ?

 

 
Sensuel puzzle.
 
 
 
Sensuel puzzle.
 
 
 
Sensuel puzzle.
 
 
Sensuel puzzle.
 
 
 
 
Sensuel puzzle.
 
 
 
 
Sensuel puzzle.
 
 
 
Sensuel puzzle.
 
 
 
Sensuel puzzle.
 
 
 
Sensuel puzzle.
 
 
 
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Sensuel puzzle.
 
 
Sensuel puzzle.
Sensuel puzzle.
Sensuel puzzle.