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06/04/2020

Gouverner par la RUEP

Article de 2011, toujours d'actualité. Nous sommes en plein dedans, avec cette fois des proportions inédites.
Les politiques et les lobbies ont ça d' inscrit dans leur logique.

*

Faire peur pour gouverner


Manipulation de l'opinion publique

La politique de la peur consiste, pour un gouvernement, à provoquer la peur au sein de sa population pour faciliter l'adoption de lois sécuritaires. En réduisant ainsi la liberté individuelle, il espère pouvoir assurer son maintien. Les citoyens, quant à eux, en échange d'une hypothétique sécurité sont conditionnés pour renoncer progressivement à leurs libertés.

Le journaliste et critique américain, Henry Louis Mencken (1880-1956) constate, dès le début du XXe siècle, cette tendance : "le but de la politique est de garder la population inquiète et donc en demande d'être mise en sécurité, en la menaçant d'une série ininterrompue de monstres, tous étant imaginaires".

Selon Dan Gardner [1], l'efficacité des politiques de la peur serait due au fait que l'évaluation des risques et les façons de s'en protéger ne résultent pas d'une attitude rationnelle, mais d'un comportement émotionnel entretenu par les hommes politiques. C'est un corollaire de l'explication donnée par Edward Bernays [2] pour qui la mentalité collective est guidée par l'impulsion, l'habitude ou l'émotion et non par la pensée.

Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty International, a souligné ce phénomène à l'occasion de la sortie de son rapport 2007 : "En adoptant des politiques à court terme qui encouragent les peurs et créent la division, certains gouvernements sapent l'Etat de droit et les droits humains, entretiennent le racisme et la xénophobie, divisent les populations, augmentent les inégalités et sèment les germes de nouvelles violences et de futurs conflits".

Si l'on a pu considérer la "politique de la peur" comme l'une des caractéristique des dictatures, l'emploi de cette expression dans une démocratie sous-entend que les hommes politiques instrumentalisent des craintes avérées ou non de la population pour atteindre leurs objectifs. Il s'agit-là d'une forme de manipulation de l'opinion, de manière indirecte ou subliminale, qui réveille les pulsions les plus abjectes de la xénophobie et du racisme. Les discours alarmistes et anxiogènes ainsi que la désignation d'ennemis intérieurs servent alors à légitimer des mesures disproportionnées qui portent atteinte aux droits fondamentaux, dans le but de mieux contrôler la population.

La classe politique, impuissante devant l'oligarchie financière qui dirige l'économie mondiale, a besoin pour rester au pouvoir d'agiter le chiffon rouge de la peur pour détourner l'attention du peuple. Concentrée sur des "guerres perpétuelles", méfiante et divisée, l'opinion publique mondiale n'est plus tentée par la remise en cause du système politiquo-économique en place.

Quelques exemples d'instrumentalisation de la peur :






































Peur Décryptage
Le "péril jaune" (fin du XIXe, début du XXe siècle) Garder les colonies occidentales en Asie.
La "Guerre froide" Politique d'armement au profit de grands groupes industriels, renforcement de la politique hégémonique des Etats-Unis.
Le terrorisme islamique après les attentats du 11 septembre 2001 Légitimer la guerre en Afghanistan, mesures sécuritaires, maintien de l'hégémonie de l'Occident, soutien aux dictatures des pays arabes.
Les armes de destruction massive de Saddam Hussein Guerre contre l'Irak, politique d'armement au profit de grands groupes industriels.
Le virus H1N1 Au profit des laboratoires pharmaceutiques.
Les "marées d'immigrés" déferlant sur la France, la montée de l'islam Politique sécuritaire.
Prendre des voix au Front national, séduire les retraités.
Agressions sexuelles par des récidivistes Politique sécuritaire.
Lutte contre un prétendu laxisme des juges.
Le risque de dégradation du AAA Faire admettre des mesures d'austérité pour les plus démunis et les classes moyennes.


1 - Dan Gardner : "Risque : La science et les politiques de la peur", Editions Logiques, 2009
2 - Edward Bernays "Propaganda (1928), traduit en français sous le titre Propaganda, Comment manipuler l'opinion en démocratie, Zones, 2007.
source

Pierre Tourev, 11/12/2011

04/04/2020

La grande mystification continue

Je poste ici la "lettre de Neo Santé" dont je partage entièrement le point de vue sur la mystification en cours, et sur l'explication (plausible et probable) des cas italien et espagnol par des campagnes de vaccinations intenses dans les mois précédents (Novembre à Février pour l'Italie) en plus de la pollution.

Aucune surmortalité inquiétante par ailleurs (les chiffres des 3 premiers mois de 2020 le montrent clairement), si ce n'est localement pour des raisons diverses (dont le manque d'équipements de certains services et les réactions incohérentes des autorités). Ce qui confirme la mystification quasi planétaire.

Il est urgent de cultiver humour et optimisme.


***

Covid-19 : 12 étoiles dans la nuit
newsletter 1 avril 2020

nouveauyves.jpg Ça va toujours ? Vous restez ancrés et centrés dans ce tourbillon de la mutation en cours ? Moi qui suis enclin à la claustrophobie et d’un tempérament nerveux, je vous avoue qu’il m’est difficile de garder mon calme. L’autre jour, dans une épicerie de mon quartier, j’ai été verbalement agressé par une parano gantée et masquée qui me reprochait d’être entré dans le magasin pendant qu’elle y était. Pas pu m’empêcher de lui répondre vertement. Avant-hier, j’ai appris qu’un jeune couple de mes connaissances était au bord de la rupture parce que l’homme reprochait à sa copine de ne pas se laver les mains assez souvent : la dispute a viré au conflit et la jeune fille est retournée vivre chez ses parents. Une connaissance française m’a raconté que sa belle-mère, cloîtrée dans sa maison de repos, souffrait depuis 10 jours d’une rage de dents et que toute visite d’un (ou chez) le dentiste était interdite. Vous avez dit « barbarie » ? Mais ce ne sont là que des péripéties en regard de la terrible tragédie qui a éclaté en Inde : dans ce pays « émergent », des millions de travailleurs journaliers se sont retrouvés sans gagne-pain du jour au lendemain à cause du confinement, et ils crèvent littéralement de faim. .Comme on pouvait s’en douter, les mesures drastiques adoptées contre le coronavirus vont faire bien plus de victimes que l’épidémie elle-même. Il serait grand temps, ne fût-ce que pour des raisons humanitaires, d’arrêter cette folie dictée par une virophobie psychopathique.

Malgré cette déraison pandémique à la fois hautement dangereuse et très contagieuse – exploit qui n’est pas à la portée de microbe (voir mes infolettres précédentes) – , il faut rester résolument optimiste. Comme toutes les flambées infectieuses, celle qui affole en ce moment la planète va refluer spontanément et disparaître comme par enchantement, quelles que soient les guerres qu’on aura entreprises contre elle. Dans un avenir proche, ce grand Corona-circus va replier son chapiteau et ses artistes grotesques vont devoir cesser leurs numéros de clowns tristes, d’illusionnistes manqués ou de dompteurs de virus féroces. Jusqu’à la prochaine représentation ? On verra bien mais je suis également confiant qu’une telle mystification mondiale n’arrivera plus jamais. Je suis convaincu que nous vivons des temps apocalyptiques (au sens étymologique de « dévoilement »), et qu’une succession de révélations vont rendre impossible la récidive d’une pareille tromperie universelle. Il y a onze ans, nous étions peu nombreux à dénoncer la fumisterie pharmafieuse de la grippe A/H1N1 et notre audience était dérisoire. Cette fois-ci, de multiples voix dissidentes se font entendre et le troupeau de moutons pasteurisés commence à s’égailler en prenant conscience que « le virus n’est rien, le terrain est tout ». Je pense que cette pseudo-crise sanitaire sera salutaire et qu’elle va accoucher d’une belle victoire pour les médecines naturelles, leurs fondements hippocratiques et leurs acteurs scientifiques ou thérapeutiques. Cette semaine, j’ai donc eu envie de regarder avec vous « douze étoiles » brillant dans la nuit, douze éléments encourageants qui sont autant de signes qu’un nouveau paradigme médical est en train d’éclore. J’avais d’abord couché sur papier une dizaine de« lueurs d’espoir » mais je me suis ravisé et j’ai changé de titre. En ce moment, cette expression est monopolisée par les sinistres personnages qui ont trucidé nos libertés et nous font à présent miroiter qu’ils vont les rétablir au compte-gouttes tout en nous prévenant qu’une « seconde vague » serait synonyme de retour à la case prison et paupérisation. J’ai donc préféré une métaphore céleste et j’ai opté pour le nombre douze en clin d’œil aux douze étoiles couronnant la vierge dans l’Apocalypse selon St-Jean et dont une Europe en pleine discorde ne semble plus capable de conserver la reproduction sur son drapeau jaune et bleu. N’y voyez rien de mystique ou d’ésotérique, c’est juste pour ajouter un peu de ludique à l’informatif.

– Étoile n° 1 : Le suspect l’est plus que jamais

La semaine dernière, mon billet consistait à examiner la situation en Italie et à pointer un suspect identifié par Dominique Guillet : la vaccination ! Outre le vaccin antigrippal, le vaccin anti-méningite est sérieusement soupçonnable d’avoir perturbé l’écologie microbienne prévalant en Lombardie et d’avoir préparé le terrain au surgissement, dès l’automne 2019, de pneumonies atypiques affectant sévèrement les vieilles personnes affaiblies. De toute évidence et en supposant qu’il existe bel et bien, le coronavirus était déjà actif dans la péninsule avant de débouler à Wuhan et de déclencher l’hystérie planétaire. Certes, mon appel à l’interrogatoire du suspect a fait totalement chou blanc. Aucun média mainstream n’a suivi la piste et personne n’a moufté dans les instances académiques qui ont l’oreille des politiques : on ne touche pas à sa sainteté Louis Pasteur ! Mais la piste a gagné en crédibilité. D’abord, les autorités italiennes ont admis que malgré leurs intenses recherches, elles n’avaient toujours pas trouvé le patient zéro, celui qui aurait infecté tous les autres dans un même périmètre. Pareil en France, en Belgique et partout ailleurs. Or une épidémie sans patient 0, c’est un peu comme un œuf sans poule ou du lait sans vache : difficilement compréhensible. Ensuite, Dominique Guillet a trouvé que de grandes campagnes de vaccination avaient également eu lieu en Espagne en 2019, et notamment à Madrid comme en atteste cet article de journal. Est-ce un hasard si Madrid est l’épicentre de la flambée épidémique espagnole ? Quid de la France, où un nouveau vaccin recombinant contre les pneumocoques a été largement employé ? D’autres vaccinations ne seraient-elles pas impliquées ? Puisque la presse conventionnelle se couche et ne fait pas son travail, j’ai demandé à une de nos journalistes de mener l’enquête et de remonter la piste du « remplacement épidémique » à causalité vaccinale. Le résultat de ses investigations sera publié dans la revue Néosanté du mois de mai.

– Étoile n° 2 : le mystère italien s’épaissit

De plus en plus étrange : en Italie du Nord, certains villages sont durement frappés et ont perdu la moitié de leur population. Mais d’autres sont complètement épargnés et l’on n’y compte aucune victime ! C’est notamment le cas dans le bourg de Ferrera Erbognone. où aucune des 1000 âmes n’a rendu la sien e tient pas debout. Celui de la mutation de souches virales ne tient pas non plus la route quand la situation diffère de patelin à patelin. Il y a très certainement des facteurs épigénétiques – environnementaux ou liés au mode de vie – à débusquer et que les épidémiologistes vont devoir étudier. Le contexte électromagnétique ? Des expérimentations de la 5 G ? L’eau de distribution ? L’usage local de pesticides toxiques ? Une iatrogénie inégalement répartie ? Inutile de préciser que mes soupçons personnels se dirigent encore une fois vers la vaccination. Il faudrait d’urgence superposer la carte des campagnes vaccinales avec celle de la létalité attribuée à l’agent viral. Et si elles ne correspondent pas, reste encore l’hypothèse des lots de vaccins défectueux accentuant une morbidité très localisée. Région la plus touchée du monde, la Lombardie détient probablement les clés de la boîte noire. Encore faut-il vouloir l’ouvrir !

– Étoile n° 3 : Un chœur de voix dissonantes

En 2009, pour la grippe A, nous n’étions qu’une poignée à nous indigner de la grande escroquerie pandémique qui a vu nos gouvernements acheter à la hâte des stocks d’antiviraux et de vaccins expérimentaux aux effets secondaires redoutables. Parmi les indignés, quelques médecins de terrain et fort peu d’experts, hormis le subversif et combatif Dr Marc Girard dont je vous recommande encore une fois le livre « Alertes grippales », ouvrage retraçant cette grande manipulation de l’opinion publique dont on nous sert aujourd’hui la resucée bien mieux scénarisée. En 2020, c’est très différent : j’ai arrêté de compter les grands spécialistes et experts internationaux qui sont sortis du bois et ont tenté de dédramatiser, rassurer et relativiser la gravité de l’épidémie Covid-19. La « star mondiale » Didier Raoult est un arbre cachant la forêt car il a été rejoint par beaucoup d’autres éminents scientifiques scandalisés par ce nouvel épisode de la série « Apocalypse virale ». La plupart figurent au générique d’une vidéo circulant sur le net et intitulée « Les chiffres sont faux ». Si vous ne l’avez avez pas encore regardée, cliquez ici pour la visionner car elle est assez exhaustive. Peut-être y manque-t-il Peter Götzche, célèbre médecin danois à l’origine de la Collaboration Cochrane, ce réseau de chercheurs indépendants de l’industrie pharmaceutique ? Je ne sais plus car je m’y perds un peu dans le foisonnement des voix dissonantes. S’il n’y est pas, prenez connaissance de son dernier article traduit et publié sur son site par… Marc Girard. Extrait du texte : 1) il n’existe aucune preuve que la situation sanitaire actuelle soit exceptionnellement grave ; 2) quand bien même elle le serait, les mesures prises n’auraient aucune chance de la contrôler, tandis qu’elles frappent par leur débilité intrinsèque et leur incohérence."

– Étoile n° 4 : Les devins se ridiculisent

Dans l’Antiquité, les empereurs romains consultaient les augures chargés de prédire l’avenir dans la morphologie des nuages ou les entrailles d’un oiseau. De nos jours, les dirigeants politiques établissent le désordre et massacrent l’économie réelle en se basant sur l’avis des scientifiques. Pas ceux que j’ai étoilés plus haut, bien sûr, mais les plus catastrophistes et alarmistes d’entre eux. En France, Didier Raoult était tellement peu écouté dans l’équipe des conseillers présidentiels qu’il a préféré démissionner. En Belgique, je n’ai repéré qu’un seul son de cloche en marge du carillon officiel : le Dr Eric Mertens, journaliste et éditeur qui observe depuis 30 ans l’évolution de la médecine et des soins de santé dans notre pays. Samedi, il a publié un article très instructif sur le site Medi Quality : en se basant sur le bulletin hebdomadaire des infections respiratoires, il note que le Covid-19 s’est effectivement substitué aux syndromes grippaux habituels au cours du mois de mars. Mais il met en exergue que le nombre de décès toutes causes confondues se situe dans une fourchette normale et qu’il n’y a donc aucun signe de surmortalité inquiétante. Cette absence de désastre, les devins de la cour parviennent de plus en plus difficilement à la camoufler. Chez nous, ça fait trois semaines qu’ils nous annoncent un tsunami dévastateur et que ça se résume à une vague d’hospitalisations dont le nombre d’issues fatales n’est guère étonnant en ce début de printemps hivernal. Dans quelque temps, on s’apercevra qu’ils nous ont trompés et qu’ils ont mélangé les pommes avec les poires, les prunes et les abricots, les scoubidous et un raton laveur. Évidemment, les pitoyables pythies auront beau jeu de dire que le pire a été évité grâce à elles. Les prophètes du malheur non survenu seront congratulés et sans doute décorés. Mais les chiffres, eux, ne mentiront pas : préparons le goudron et les plumes ! Mieux : venons en aide aux pâtissiers ruinés et commandons de quoi entarter ces pompeux cornichons.

– Étoile n° 5 : Les grosses ficelles commencent à se voir

Dans le quotidien belge que je lis chaque matin, la manchette d’hier annonçait que « les hôpitaux sont proches de la saturation ». Faux : 47% des lits disponibles en soins intensifs étaient encore inoccupés. Qu’à cela ne tienne, l’éditorialiste se répand en éloges lyriques sur un médecin urgentiste qui raconte en pages intérieures sa lutte héroïque sur le front. Mais qu’apprend-on dans ce récit de l’horreur ? L’hôpital où le toubib travaille accueille les patients en difficulté respiratoire en leur laissant le choix d’entrer en réanimation… ou non. Le malade décide et les membres du corps médical exaucent son souhait ! On imagine aisément que ces personnes apeurées par leurs symptômes et paniquées par ce qu’elles lisent dans les journaux prennent l’option de l’oxygénation médicalement encadrée. Voilà comment on fabrique artificiellement une saturation des hôpitaux ! Exception surréaliste à la belge ? Certainement pas : mon collègue Xavier Bazin a attiré mon attention sur un tweet posté par une intensiviste new-yorkaise : « L'un des problèmes est le nombre de patients. Un autre est que nous intubons ces patients très tôt, car les données suggèrent une amélioration des résultats et aussi pour éviter les procédures d’aérosolisation afin de protéger le personnel." Les données sur les résultats améliorés, on demande à voir. Mais ce qui est patent, c’est que les procédures d’intubation sont mises en œuvre pour éviter des techniques plus légères mais à plus haut risque de contamination. Voilà comment on surcharge les services de soins intensifs, pour apaiser les craintes du personnel !


– Étoile n° 6 : C’est Hippocrate qui ressuscite

Si vous nous suivez depuis un moment, vous connaissez notre radicalité naturopathique : pas besoin de médecines douces ou dures si on assure son équilibre homéostasique par les facteurs naturels de santé (alimentation saine, pratique du jeûne, eau et air purs, soleil, exercices physiques et respiratoires, hygiène psycho-émotionnelle et relationnelle). Les compléments alimentaires et les remèdes à base de plantes ? Nous n’y sommes pas favorables non plus dans une quête d’autonomie et de sobriété thérapeutique. La quercétine abonde dans les pommes et les oignons. Le zinc, vous le trouverez en abondance dans les produits de la mer. La vitamine c est omniprésente dans les fruits et légumes biologiques. Si vous manquez d’ensoleillement, vous trouverez de la vitamine D dans le foie, les œufs ou les huiles de poissons gras. Cela étant dit, nous sommes ravis que les gens bien informés se soient rués sur les suppléments nutritionnels ou les huiles essentielles. Dans la boutique bio de ma rue, la vitamine C liposomale et les capsules d’origan sont hors-stock depuis un mois ! Le plus réjouissant, c’est que cette montée en force de la médecine naturelle est encouragée par des disciples d’Hippocrate dûment diplômés. Vous connaissez le Dr Marc Ménat ? Outre sa promotion opportune des micronutriments immunostimulants, j’ai beaucoup apprécié son coup de gueule envers le paracétamol et l’ibuprofène. Le célèbre adage « D’abord ne pas nuire » est occupé à regagner les faveurs de ceux qui font également le serment hippocratique d’utiliser « la force guérisseuse de la nature ». Parmi les interventions publiques de praticiens reconvertis à l’art de prévenir, j’ai particulièrement savouré la vidéo d’un médecin belge confiant avoir œuvré pour MSF lors de la mini-crise coronavirale du SRAS en 2003. Si même un vétéran de la médecine de guerre biocidaire prône désormais que « le terrain est tout » et que la pleine conscience est un puissant instrument de santé, tous les espoirs de métamorphose médicale sont permis !


……………………………………………


Arrivé à mi-chemin de ce parcours sidéral, je réalise que le voyage prend plus de temps que prévu. Or je dois plancher sur le prochain numéro de Néosanté et gérer l’afflux incroyable de dons, de nouveaux abonnements et de commandes de livres consécutif à mon appel de lundi. Vous avez été formidables et je peux déjà vous garantir la pérennité de notre petite maison d’édition ! Je vous donne donc rendez-vous mercredi prochain pour l’observation de 6 autres étoiles témoignant que le virus à couronne va certainement chambouler les mentalités. Du chaos naîtra une nouvelle conception de la santé et de la maladie ! En attendant le 8 avril, je vous adresse deux liens supplémentaires. Le premier mène à un nouvel article démystifiant de l’anthropologue Jean-Dominique Michel. Et le deuxième conduit au dernier article percutant de Dominique Guillet. Sa plume trempée dans le vitriol et son adhésion à un conspirationnisme assumé vont certainement en rebuter plus d’un. Mais je vous invite à ne retenir que les faits dénoncés et les références appuyant ses accusations. Comme lui, je pense qu’une révolte citoyenne sera peut-être nécessaire pour s’échapper du camp de concentration dans lequel on nous enferme depuis deux semaines.

PS : Pour augmenter sa diffusion, le Néosanté Hebdo du 25 mars a été (très bien) traduit en anglais par une aimable lectrice. Vous pouvez le trouver et le partager en cliquant ici

(à suivre)

Lire aussi

Un des liens cités dans ce texte (controversé mais excellent, il résume tous les arguments qui devraient poser question aux alarmistes):

26/03/2020

Confinement totalitaire (mais paradoxalement bénéfique).


Une vidéo (ne pas se fier à l'image de couverture trompeuse) assez proche globalement de ce que je ressens.
Elle présente surtout le point de vue d'une bonne partie des gens s'intéressant depuis longtemps à leur santé, à leur immunité et à leur liberté, de manière autonome.



A qui l'on impose aujourd'hui de force une autre vision de la santé.




Ce point de vue ne représente hélas que 5% de la population à ce jour, si l'on en croit les sondages.

Il y est précisé pourquoi le confinement est une absurdité archaïque inefficace (et totalitaire) même si cela est fait avec le consentement d'une grande majorité non éclairée (en état second de sidération pour ainsi dire).




***


-Sur le plan sanitaire ce confinement global "moyen-âgeux" est/sera contreproductif . En empêchant l'exercice d'activité en pleine nature de manière solitaire, il montre son ridicule achevé et son aspect punitif.Ces gens ne comprennent décidément rien à la santé.
>>> Il induit de la peur et du stress, il va donc endommager les défenses immunitaires de la population, exacerber tous les problèmes existants (alimentation, suicides, violences familiales) et peut constituer un réservoir de virus (rebondissant lors d'une deuxième vague en Novembre).

-Sur le plan démocratique, c'est une aberration qui confirme que la démocratie est une idée mais pas une réalité.Nous vivons dans une oligarchie ou ploutocratie européenne qui ne s'embarrasse plus des formes.Il y a bel et bien une forme de dictature sanitaire mondialisée.Par ailleurs le confinement renforce évidemment et de manière criante les inégalités sociales.
C'est aussi une façon de tester et d'habituer la population à des mesures contraignantes, à la soumission et à l'obéissance.

-Sur le plan économique, il conduit droit vers une crise déja préexistante.
Une partie de cette crise aura forcément des effets négatifs pour la population, cela semble inévitable à moyen terme..
Mais, premier paradoxe, cela peut s'avérer positif et même salvateur à long terme, car l'économie mondiale repose sur un système capitaliste prédateur (où la spéculation financière a remplacé l'investissement) qui ne survit que par la fausse monnaie de la dette.
Cette crise mondiale pourrait donc participer à tout remettre à plat.

-Sur le plan écologique, on voir déja les résultats en Chine, en Italie, la pollution de l'air a baissé de près de 50% et c'est spectaculaire.Même chose pour les accidents de la route.

-Sur les plans universitaire et scientifique: par le biais sanitaire médical biologique, on vient de voir que tout reposait sur un ancien paradigme (matérialiste mécaniste) qui n'est plus adapté au monde actuel, et que le milieu est sclérosé empêchant toute initiative créatrice et innovante.

On peut y voir une sorte de sérendipité, dans la mesure où cette décision qui implique des millions de personnes sur la planète aura surtout des effets qui n'étaient pas recherchés.
En visant un but par une méthode archaïque, on va obtenir des résultats divers positifs et révélateurs dans un tas d'autres.

L'épidémie par ses conséquences positives sera paradoxale. Et le confinement y participe.
C'est un "reset" global de la planète.


C'est le paradoxe de Saturne qui d'un obstacle ou d'un malheur peut faire l'occasion d' une amélioration. L'isolement contribuera à de nombreuses prises de consciences individuelles, rehaussant le niveau global de conscience collective. Il permet de se recentrer de méditer, de retrouver des liaisons familiales.


***


De nombreuses théories circulent, traitées de complotistes évidemment, mais on voit en ce moment que la réalité dépasse la fiction. L'histoire du monde est toujours parcourue et tissée de complots, mais pour moi ceux-ci sont rarement les causes premières, ils ne sont le plus souvent que des effets.
Difficile encore d'y voir clair, la situation est emmêlée.
Mais il est légitime et sain de se poser des questions.
Toutes les questions.Même s'il ne faut pas s'y enfermer et gaspiller son énergie.

En effet, sur un plan spirituel cette épidémie de virus est la création collective de la conscience/inconscience de l'humanité entière.
Un message d'alerte. "Erreur système! Voie sans issue!"
La conscience instinctive globale planétaire s'exprime comme elle le peut, avec les moyens dont elle dispose.

Je retiens néanmoins des pistes à explorer.
-La 5G semble pointée du doigt par cette épidémie, elle pourrait constituer un seuil charnière (d'alerte) dans la pollution électromagnétique de la planète.Il faut probablement refuser la 5G.
-La pollution de l'air par les industries (et l'automobile) est aussi en cause indiscutablement. Elle a atteint un niveau critique, cause de nombreuses morts chaque année (beaucoup plus que le coronavirus) et endommage l'immunité au point de rendre des virus anodins mortels (comme celui-ci probablement).La prise de conscience est déja bien installée sur ce sujet, mais les décisions ne suivaient pas.
>> Les cartes de la 5G déja active et de la pollution de l'air mondiale semblent en effet coïncider assez bien avec les zones les plus touchées de l'épidémie (Milan-Turin, Wuhan, Seattle).

-La Chine nouvelle première puissance mondiale grâce à l'épidémie?
L'Empire chinois a des cotés technologiques un peu inquiétants, version Bigbrother fichant par point ses citoyens, les suivant à la trace avec la reconnaissance faciale qu'elle s'apprête à amplifier encore avec la 5G.
Elle est impliquée au premier chef dans la 5G et la pollution planétaire,
C'est en Chine qu'est apparue cette épidémie et c'est la Chine qui a initié le confinement massif, cette entorse inédite à la liberté de circulation, suivie en cela par l'Italie, l'Espagne, la France et d'autres encore. Ces pseudo démocraties s'alignant sans vergogne sur un régime qu'elles considéraient jusque là comme liberticide, mais dont elles suivent les méthodes sous le prétexte fallacieux de l'urgence sanitaire.
La Chine pourrait avoir joué la carte de cette épidémie pour prendre le leadership mondial économiquement.Elle pourrait en effet se remettre de la crise bien avant les autres.
Ce n'est pas totalement exclu quand on connait, les enjeux et les méthodes en usage.
Et si elle n'a rien prémédité, elle a très probablement "instrumentalisé" l'épidémie en ce sens.


-L'Etat profond des USA pourrait tout aussi bien être impliqué.C'est une théorie qui circule. Beaucoup de sites "complotistes" pensent qu'il s'agit d'une manoeuvre au départ dirigée contre Trump par la CIA et/ou l'armée. J'ai vraiment du mal à y croire. (Mais ils ont déja fait pire.)

Seule certitude:
-Le lobby industriel des médicaments, de la recherche médicale et de la chimie est lui clairement impliqué. On voit encore chaque jour, ses obligés et ses petits soldats sur les plateaux télé propager tour à tour la peur ou rassurer, nier la réalité, la distordre, l'exagérer, attaquant sans vergogne tout ce qui ne va pas dans le sens de leur seul profit. Ce lobby a pesé sur le gouvernement de manière effarante pour ses seuls intérêts. Plus qu'un lobby c'est un système archaïque qui implique l'enseignement , la pratique et toute une mythologie autour de la médecine pasteurienne chimique allopathique, alors que la santé est affaire personnelle avant tout et de comportement individuel.



A lire:
Le billet du Dr Delepine: Ce n’est pas de confinement généralisé que la France a besoin, mais de liberté, de masques et de chloroquine.

25/03/2020

Saturne et Pluton continuent leur oeuvre salvatrice...


suite des épisodes précédents...

>>Vendredi, Mars est passé sur Jupiter: La psychose s'est effectivement amplifiée , les critiques sur la gestion de crise également (manque de masques et de tests), mais plus encore les prises de conscience .

>>Lundi, Mars est passé sur Pluton. Pluton avance masqué, mais quand Mars l'éclaire certains masques tombent et l'hypocrisie devient flagrante.

Et en même temps, Saturne est entré en Verseau.>>>Le changement de paradigme peut commencer à se manifester.

-Mesures de confinement renforcées, avec volonté punitive. (Pourquoi changer quand on s'enfonce dans l'absurde et l' incohérence ?) Cela ressemble vraiment à un test de la résistance du peuple face à l'oppression...

///Je rappelle que, d'après les premières études, ce virus ne tue pas par lui même si vous êtes en bonne santé. A 99,2% (chiffre pour l' Italie) il ne fait que précipiter des pathologies chroniques déja existantes./// (En toute logique, seules les personnes à risque devraient donc être confinées.)(testées et soignées, ce qui n'est pas le cas à ce jour)

-Pour ce qui est du transit marsien sur Pluton, cela s'est traduit notamment par une sorte de putsch du bon sens tranquille et empirique du marseillais Dr Raoult face aux intrigants parisiens drapés dans leur inefficacité savante avec cette polémique ubuesque au sujet de la chloroquine***.
Il y a quand même des (pseudo) médecins et comités (pseudo) scientifiques pour poser la question: vaut-il mieux administrer un médicament efficace contre ce virus déja bien connu et très utilisé (mais sur lequel ils auraient soudain des doutes) ou bien refaire des essais cliniques pendant 8 semaines avant de l'utiliser sur des patients qui seront parfois morts d'ici là.**

Cela sent l'arnaque à plein nez, et certains ne se privent plus d'accuser BigPharma, le lobby pharmaceutique qui se fait "un pognon monstre" , non pas en s'occupant de la Santé, mais en s'occupant des maladies (et surtout en les entretenant).
La situation même démasque cette hypocrisie.
Il y a trop d'éléments factuels qui corroborent cette triste réalité.
Tout porte à croire que sous la pression de ce lobby, le gouvernement entretien délibérément cette "banale épidémie" par la peur infondée propagée et diffusée largement et par le confinement qui ne résoud rien mais punit tout le monde. Mais aussi et surtout par l'absence prolongée de masques et de dépistages (qui auraient pu rapidement l'endiguer comme en Corée sud), ou encore par l'opposition incompréhensible à la chloroquine qui la soigne. Ces solutions ne les arrangent pas. La chloroquine n'est pas chère, elle coupe l'herbe sous le pied des labos qui font la course pour trouver en toute urgence un vaccin, justifier leur inutile existence et engranger des milliards.
Les malades ils s'en foutent et la santé encore plus.

On voit le niveau des élites étatiques.(Il est grand temps de les sortir...) Des chefs politiques qui se réfugient derrière la caution de scientifiques (bien choisis pour aller dans leur sens) sont forcément malhonnêtes.

Quelques personnalités du milieu le dénoncent.
Lire à ce sujet:
Comment la mauvaise science est devenue une religion.

Le boss (seul véritable figure de chef en cette période, ridiculisant ministre de la santé ou président en culotte courte) , est vite devenu le héros du moment. Gaulois irréductible ou Big Lebowski. Il est même soutenu par des gens apeurés y voyant leur sauveur devant une épidémie redoutable, alors que lui même ne cesse d'affirmer, qu'il y a moins de morts cet hiver que les années précédentes, pour infections pulmonaires.
Mais évidemment il y en a toujours trop. D'autant plus que sans le mauvais amateurisme du gouvernement et le machiavélisme des lobbies pharmaceutiques (dénigrant le traitement le moins cher), beaucoup auraient pu être sauvés.
La colère monte.


Cela pourrait donc se résumer à un sinistre constat.
Et bien non, car la période tient ses promesses, cette "banale" épidémie sanitaire (là où elle a été bien gérée), bien qu'artificiellement instrumentalisée, s'avère extraordinairement efficiente par ses effets PARADOXAUX, ses révélations inespérées, là où on ne l'attendait pas.

On a vu qu'elle faisait tomber les masques, révélaient des hypocrisies et des incompétences.
Le milieu sanitaire, médical, pharmaceutique et politique est bousculé.
On sait qu'elle a un effet immédiat sur la pollution et les accidents de la route.
On devine qu'elle va se poursuivre dans l'économie mondiale et contribuer à la remettre à plat.
On espère qu'elle va contraindre le milieu scientifique à changer de pratique et de paradigme (que les dévots et les inquisiteurs laissent la place aux innovateurs).

Tout se passe comme si elle était le fruit des intentions subconscientes de l'humanité, désirant secrètement une remise à plat générale du système. Une manifestation de la conscience collective utilisant ce biais paradoxal pour arriver à ses fins, par delà la raison.
D'où les incohérences apparentes multiples.

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"Plus de marché à Wuhan
Plus de fête de la viande de chien à Yulin
Plus de massacre de baleines en Islande
Plus de massacre de dauphins aux îles Féroé
Ni de massacre de phoques sur la banquise
Plus de tauromachie à Madrid
Plus de chasse aux trophées à Namibie
Ni de chasse à l'ivoire au Zimbabwé.
Plus de capture d'animaux à fourrure au Danemark...

... Les eaux se clarifient,
L'air se purifie,
Les fleurs bourgeonnent,
Les insectes se multiplient,
Les oiseaux chantonnent,
Les crapauds coassent.....

On se croirait dans un compte de fée."


***


Saturne est symbolique de la mort, de la prison, des obstacles, de l'isolement contraint, de la solitude mais aussi de la vérité, du Réel, du dépouillement et de l"élévation spirituelle.
Il est donc bien présent dans cette période de confinement et le mieux est d'accepter de faire de cette contrainte imposée un exercice de recentrage, de méditation.
Pour retourner subtilement l'énergie là où elle doit agir.

Pour mieux se préparer à renverser l'ordre établi (les fausses idoles doivent tomber) , c'est à dire plus par la conscience montante que par l'action concrète (hélas devenue inefficace face au pouvoir de l'argent).

Visiblement les temps sont venus et une instance transcendante nous aide pour rediriger la vie sur la planète dans la bonne direction, qui n'était évidemment pas celle d'hier.

Pour un changement radical !

à suivre

***A titre personnel, je ne suis pas spécialement favorable à la chloroquine, je pense que développer son système immunitaire suffit largement. Mais si cela s'avère insuffisant, pour des personnes qui ne sont pas habituées à gérer leur santé avec des médecines alternatives, alors oui je pense qu'il vaut mieux utiliser la chloroquine pour rendre le test négatif, éviter le pire et pallier à la peur collective.
Donc, tergiverser, dans le cadre allopathique, quand on sait que des millions de gens en ont pris contre le paludisme, c'est assez suspect.

** Note du 26 Mars: Revirement du gouvernement, après 3 jours, devant l'indignation populaire, la chloroquine selon le protocole de Raoult est désormais autorisée par décret. Ici
Note du 28: L'incohérence continue: "Moins de 24h après avoir autorisé la prescription d'hydroxychloroquine, le Gouvernement rétropédale avec un nouveau décret. Pourquoi de tels décrets erratiques ? Pourquoi ces revirements permanents et particulièrement anxiogènes pour les malades ?" RT

21/03/2020

Epidémie banale ?




Epidémie banale au départ sur le plan sanitaire, mais exceptionnelle par ses effets et ses révélations.

Quelques extraits d'un assez long article excellentissime (le meilleur à mon avis pour expliquer la réalité de la crise sanitaire, donc, A LIRE ABSOLUMENT !) de Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé et expert en santé publique. Extraits qui corroborent en grande partie le point de vue que je défends depuis que la psychose a commencé à croître.Même si lui justifie le confinement au départ, il l'explique comme un pis-aller, faute de mieux, après des erreurs sanitaires et politiques mais il le critique vertement sur la fin en donnant l'opinion du Dr Raoult.

***

.../Banal ou pas banal ?

Depuis le début de l’émergence du coronavirus, je partage mon analyse qu’il s’agit d’une épidémie banale. Le terme peut choquer quand il y a des morts, et a fortiori dans la crise sanitaire et la dramaturgie collective hallucinée que nous vivons. Pourtant, les données sont là : les affections respiratoires habituelles que nous vivons chaque année font bon an mal an 2'600'000 morts à travers le monde. Avec le Covid-19, nous en sommes, au quatrième mois, à 9'000 décès, et avec le pays initialement le plus touché qui est parvenu à juguler l'épidémie. Nous sommes très très loin d'avoir un effet statistiquement significatif au regard de la mortalité habituelle et en particulier de la surmortalité saisonnière.

Je l’ai dit et je le répète : le même traitement politique ou journalistique appliqué à n’importe quel épisode de grippe saisonnière nous terrifierait tout autant que l’épidémie actuelle. Comme la mise en scène (avec décompte en live des victimes) de n’importe quel problème sanitaire d’envergure, qu’il s’agisse des maladies cardiovasculaires, des cancers ou aux effets de la pollution atmosphérique nous ferait frissonner d’effroi tout autant et même infiniment plus !

Nous savons aujourd’hui que le Covid-19 est bénin en l'absence de pathologie préexistante. Les plus récentes données en provenance d'Italie confirment que 99% des personnes décédées souffraient d'une à trois pathologies chroniques (hypertension, diabète, maladies cardiovasculaire, cancers, etc.) avec un âge moyen des victimes de 79,5 ans (médiane à 80,5) et très peu de pertes en-dessous de 65 ans.

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Les quatre plus grands facteurs à l'origine des maladies chroniques étant :

- La malbouffe.

- La pollution.

- Le stress.

- La sédentarité.

Les maladies chroniques seraient évitables à 80% si nous nous donnions les moyens de protéger la population plutôt que de sacrifier sa santé au profit d'intérêts industriels. Nous avons depuis des décennies accordé des facilités coupables à des industries hautement toxiques au détriment du bien commun et de la santé de population (pour un développement de ce constat, se référer à l’article suivant).

Il faut oser le dire : ce n’est pas le virus qui tue (il est bénin pour les personnes en bonne santé), ce sont les pathologies chroniques qu’on a laissé se développer depuis des décennies.
/...

.../Pareillement, les projections qui sont faites pour imaginer le nombre de morts possibles sont rien moins que délirantes. Elles reposent sur un « forçage » artificiel et maximal de toutes les valeurs et coefficients. Elles sont faites par des gens qui travaillent dans des bureaux, devant des ordinateurs et n’ont aucune idée ni des réalités de terrain, ni de l’infectiologie clinique, aboutissant à des fictions absurdes./...

.../Oui, mais tous ces morts et ces services engorgés ?!

C’est hélas le vrai point noir : s’il n’y avait pas ces cas graves, l’épidémie serait insignifiante. Il se trouve qu’elle entraîne des complications rares mais redoutables. /...

.../C’est l’existence de ces cas graves (estimés de manière absurde à 15% des cas, probablement en réalité 10 fois moins) qui justifie que l’on ne s’en remette pas simplement à l’immunité de groupe. On nomme ainsi ce processus par lequel chaque personne qui contracte le virus et n'en meurt pas s’immunise, la multiplication des immunisés conduisant à un effet collectif de protection immunitaire…
En l’absence -jusqu’à il y a peu- de traitement pour protéger ou guérir les personnes à risque, le choix de laisser l’immunité se construire en laissant circuler le virus est apparu comme étant trop dangereux. Le risque pour les personnes vulnérables est tel qu’il s’avèrerait éthiquement indéfendable de prendre cette direction, du fait de la gravité des conséquences possibles.

C'est une des difficultés de la santé publique : la médecine comme le journalisme travaillent dans le cas particulier. En médecine, c'est pour cela par exemple qu'il n'y a pas "remède-miracle". Chaque personne sera susceptible de réagir différemment à un traitement. /...


.../C’est dans ce paradoxe compliqué entre la très grande innocuité du virus pour l'immense majorité des gens et sa dangerosité extrême dans certains cas que nous sommes trouvés coincés. Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématiques puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux.

Le confinement général constitue un pauvre pis-aller face à l'épidémie dès lors qu’on manque de tout ce qui permettrait de lutter efficacement contre elle…

Pourquoi en est-on arrivé là ? Simplement parce que nous avons défailli à mettre d’emblée en place les bonnes réponses. Le manque de tests et de mesures de dépistage en particulier est emblématique de ce naufrage : alors que la Corée, Hong-Kong et la Chine en faisaient la priorité absolue, nous avons été d’une passivité invraisemblable à organiser la mise à disposition de quelque chose de techniquement simple.

Les pays mentionnés ont mis à profit l’intelligence artificielle notamment pour identifier les chaînes de transmissions possibles pour chaque cas positifs (avec les smartphones, on peut par exemple faire l’inventaire des déplacements et donc des contacts que les personnes infectées ont eu avec d’autres personnes dans les 48h précédent l’apparition des symptômes).

Enfin, nous avons réduit de manière importante la capacité de nos hôpitaux au cours de la décennie écoulée et nous retrouvons en manque de lits de soins intensifs et de matériel de réanimation. Les statistiques montrent que les pays les plus touchés sont ceux qui ont réduit massivement les capacités des services de soins intensifs.

/...

Lire la suite sur le Dr Raoult et la stupidité qu'il a rencontrée dans le milieu médical ici

on y trouve notamment ce que pense Raoult du confinement global:

.../ C’est sa certitude, évidemment inconfortable pour les autorités : avec les mesures prises actuellement contre l’épidémie, on marche sur la tête. Nos pays ont renoncé (contrairement aux Chinois et aux Coréens) au dépistage systématique au profit d’un confinement dont le Pr Raoult souligne qu’il n’a jamais été une réponse efficace contre les épidémies. C’est un réflexe ancestral de claustration (comme à l’époque du choléra et du Hussard sur le toit de Giono). Confiner chez eux des gens qui ne sont pas porteurs du virus est infectiologiquement absurde- le seul effet d’une telle mesure est de détruire l’économie et la vie sociale. Un peu comme bombarder une ville pour en éloigner les moustiques porteurs de malaria…

La seule voie qui fasse sens selon lui est de confiner les porteurs du virus uniquement, et de les traiter en cas de besoin soit pour éviter de terribles complications comme celles que l’on voit, soit pour réduire le temps pendant lequel elles sont contagieuses./...

*

Et qu'apprenait-on aujourd'hui ?
Tout le stock de Chloroquine de la France aurait été volé , la pharmacie centrale n'en a plus du tout.

Curieux, quand même.
Note: Il a rectifié son propos, la pharmacie centrale n'aurait pas été volée, mais "dévalisée", dans le sens de sollicitée par de nombreux services et hôpitaux jusqu'à ne plus avoir de stock. ?





20/03/2020

JL Bonnamy

J'ai trouvé un article qui redit en d'autres termes ce que je pense et ce que tout homme de bonne foi, sans peur et sans oeillères n'a pu que constater au fil de Février et Mars, sur les errements de la gestion de crise du pouvoir en France en comparaison avec les pays asiatiques, notamment la Corée du Sud.

***


Extraits:

"La crise du coronavirus est le révélateur des fragilités stratégiques de la société française. Procédons à une rapide comparaison. La Corée du Sud, géographiquement proche de la Chine, a été l’un des pays les plus précocement et les plus massivement touchés. Cependant, la maladie y est désormais contenue, le nombre de nouveaux cas quotidiens décroît nettement et la mortalité est extrêmement faible (moins de 0,8 %). Et pourtant, la Corée du Sud a refusé le confinement et n’a pris aucune mesure contraignante. Même les restaurants sont ouverts. S’inscrivant dans le même schéma, le Japon, Hong-Kong, Taïwan et Singapour affichent un bilan spectaculaire dans leur lutte contre l’épidémie sans sacrifier ni leur économie ni les libertés fondamentales.

Pourquoi la France ne réagit-elle pas comme la Corée? Il nous faut regarder la vérité en face: la Corée, qui était en 1950 un pays du Tiers-Monde, encore plus pauvre que bien des pays africains, est aujourd’hui un pays développé. La France ne l’est plus./...

.../Les Français sont confinés chez eux car notre système de santé est à bout et n’a pas les capacités d’accueil suffisantes pour gérer l’afflux des nouveaux malades.

La stratégie gagnante de la Corée du Sud face au Coronavirus passe avant tout par des tests massifs: dépister le maximum de personnes infectées, les soigner, les isoler. En Corée du Sud, vous serez testé même si vous ne présentez aucun symptôme. En France, au contraire, même si vous présentez tous les symptômes du coronavirus, il sera très dur d’être testé, car les moyens de dépistage sont insuffisants. D’ailleurs, il n’y pas que face au coronavirus que les Coréens nous surclassent. /...

.../Examinons nos fragilités les plus criantes. Première faiblesse: notre système hospitalier. Si les Français sont aujourd’hui confinés chez eux, ce n’est pas à cause de l’épidémie en elle-même, dont le taux de mortalité est très faible. Mais c’est parce que notre système de santé est à bout et n’a pas les capacités d’accueil suffisantes pour gérer l’afflux des nouveaux malades. Désorganisé par le double effet des 35 heures et des restrictions budgétaires, notre hôpital est déjà saturé en temps normal. Il n’est donc pas surprenant qu’il ne puisse gérer un stress imprévu.

Notre pays peut offrir seulement six lits d’hôpital pour mille habitants, contre neuf en 1996, soit une baisse de 30 %. Au contraire, la Corée du Sud affiche un ratio de 14 pour 1 000, un chiffre qui n’a cessé d’augmenter puisqu’il a été multiplié par sept en 30 ans. Les Coréens ont donc 2,3 fois plus de lits d’hôpital par habitant que les Français. Autre chiffre alarmant: la France dispose seulement de 5 000 lits équipés d’un ventilateur, l’Allemagne, elle, en compte 25 000. En janvier, avant la crise actuelle, 1 000 médecins hospitaliers, dont 600 chefs de service, avaient symboliquement remis leur démission pour protester contre le manque de moyens./...

Jean-Loup Bonnamy (philosophie politique)
source

***


Je partage cette analyse. Le confinement n'est pas lié au coronavirus, il n'était ni nécessaire, ni inévitable mais une réaction paniquée ("Sauve qui peut!" camouflé en "Soyons unis et faisons face !") devant le constat tardif du fourvoiement complet de "la" politique de santé, illustré par la désorganisation et le manque de moyens des services hospitaliers et du système sanitaire, confrontés à une crise moyenne "facilement" maîtrisée ailleurs (Asie).
D'un jour à l'autre, par décret et par peur, le gouvernement et une majorité de français (affolés donc manipulés et consentants) ont changé d'avis et leur fusil d'épaule.
-Principal inconvénient de ce confinement global, amplifier la peur et le stress, ce qui exacerbe aussi les tensions dans la population.
-Un tel confinement favorise la dissémination géographique de la contagion qu'il prétend enrayer en provoquant un exode hors des villes et des foyers de contagion (5 millions de Chinois ont fui Wuhan, et près d'un million de parisiens se sont mis au vert, y emmenant leurs éventuels virus).
-Le confinement familial sans dépistage va augmenter les cas graves, tardivement soignés.
-Il favorise la constitution d'un réservoir de virus, pouvant provoquer une deuxième vague, plus redoutable quelques mois plus tard (Novembre).

Je crois donc que ce type de confinement est inefficace (c'est aussi l'avis d' experts reconnus dont le Dr Raoult, par expérience), punitif et abusif (infantilisant et totalitaire).

Il est déplacé et incohérent d' interdire les pêcheurs à la ligne isolés , les joggeurs isolés, les randonneurs isolés, les surfeurs isolés.Ils ne présentent aucun risque concret. Ils sont au contraire de "bons" citoyens qui renforce leur immunité et participent de ce seul fait à une meilleure santé collective.
Que des gens qui ne se préoccupent jamais de leur santé , les culpabilisent ou les insultent pour manque de civisme sur les réseaux sociaux montre le niveau de confusion , d'incohérence et d'ignorance qui régne en temps de peur.


Autre remarque importante:
Il est abusif de penser que le coronavirus est responsable de toutes ces morts, alors qu'on sait très bien que c'est un facteur additionnel venant s'ajouter à une série d'autres maladies ayant endommagé le système immunitaire.
Il n'est donc que partiellement responsable des morts (à 10% ou 20% ici, à 30% là , ailleurs à 50%) mais comme il est la goutte d'eau finale qui fait déborder le vase, tout lui est attribué.
Or il me semble qu'il n'a tué à lui seul aucune personne en bonne santé, presque toutes présentaient des risques importants (cancer, diabète, hypertension, obésité, tabagie, alcoolisme, coeur, poumon, etc ...) ou avait affaibli leur système immunitaire par la prise d'anti-inflammatoire (genre ibuprofène, aspirine ou même paracétamol, etc.).
C'est en tous cas le constat des premières études (à confirmer).
Pour faire court, si la même personne sans maladie avait été contaminée, elle n'en serait pas morte, alors que sans coronavirus sa maladie restait chronique et raccourcissait son espérance de vie.
Lors de cette épidémie, le virus n'est pas seul en cause.

L'âge est un facteur de risque dans la mesure où les maladies y sont statistiquement plus nombreuses et où l'immunité y est moins forte.
Mais plusieurs centenaires atteintes en Chine en ont guéri.
La clef est toujours l'immunité.

Dernière observation: Confiner toute une population, n'a rien d'égalitaire comme semblent le penser certains. C'est l'inverse, pour les uns ce sont des vacances, pour d'autres c'est punitif et stressant au point d'affaiblir notablement l'immunité. Et puis on se doute bien qu'être enfermé dans un studio dans une barre d'immeuble, ou dans une villa avec parc et jardin, ce n'est pas identique.

Bien que très opposé à cette mesure a priori (pour moi extravagante et injustifiée), je constate paradoxalement qu'elle a déja (hors du champ sanitaire qui était sa justification) de nombreux effets positifs individuellement et collectivement, indirectement, par ricochet ou retournement.
Moins de pollution, moins d'accidents, convivialité en famille, créativité, prise de conscience à tous les niveaux, révélations en tous genres.

Comme dans ces contes zen, où un malheur apparent provoque un grand bienfait.
Donc à ce titre je m'en réjouis.




18/03/2020

Réflexions

Les thèses inédites de Philippe Guillemant sur la situation:

"Avec le Coronavirus et ce confinement qui arrive à point nommé pour gérer l'effondrement financier, le hasard a encore une fois bon dos, mais aussi les scientifiques.

Pour justifier n'importe quelle mesure contestable, il est très aisé de se reposer sur un scientifique ou sur un groupe d'experts: il suffit de choisir celui qui fait autorité dans le sens qui vous convient. Avec le Coronavirus on a encore plus facilement le choix qu'avec le climat, car on a pas encore eu le temps de diaboliser les scientifiques qui pencheraient en faveur d'une version (le virus est très grave) plutôt qu'une autre (le virus est bénin).

C'est pourquoi la politique et la science ne font pas bon ménage: lorsque la politique se repose sur la science, c'est soit parce qu'elle se débarrasse de ses responsabilités, soit parce qu'elle a besoin d'un prétexte pour justifier une action dont les motifs doivent rester cachés. Il faut alors trouver d'autres motifs et la science a bon dos pour les justifier.

Et c'est vraiment très facile, puisque les scientifiques ne sont jamais d'accord entre eux. Pire, il n'existe même pas de consensus valable en science. Si vous vous reposez sur un soi-disant consensus, cette espèce de démocratie de la science censée élire la meilleure version de la réalité, vous êtes à peu près certains de tomber sur la mauvaise version.

...


(1) Soit le coronavirus arrive à point nommé pour nous aider à gérer l'effondrement financier et il s'agit là d'un hasard extraordinaire qui a bon dos et qui s'explique en réalité par une influence d'un futur qui ma foi semble nous orienter dans la bonne direction. Se référer à mon post du 12 mars sur la chauve souris pour avoir plus de détails sur cette version.

(2) Soit le coronavirus est le résultat d'un complot positif qui a consisté à créer volontairement un état de panique maitrisé, suivie d'un état de confinement maitrisé, afin d'éviter le chaos et la panique non maitrisés résultant de l'effondrement provoqué par une transformation annoncée de notre système financier.

Je n'ai pas choisi, ces deux versions me séduisant toutes les deux."
/...

Son post en entier ici


***



Le gouvernement américain veut faire décoller l’hélicoptère monétaire. L’administration Trump veut combattre le ralentissement économique provoqué par le coronavirus en distribuant de l’argent directement aux individus. Cette mesure dénommée «helicopter money» s’inscrirait dans un plan de relance d’environ 850 milliards de dollars (817 milliards de francs) qui toucherait également les entreprises, selon les médias américains.

«Nous voulons envoyer des chèques aux Américains immédiatement, pas dans les deux prochaines semaines»
(source)




***


Au moins deux médecins renommés et expérimentés pour appuyer l'affirmation que la crise sanitaire en France est très exagérée (mais évidemment quand on est localement en plein foyer de contagion dans un service débordé, cela semble catastrophique; ceci n'est pas remis en cause, mais c'est très partiel):

-Pr Gilbert Deray Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris
Coronavirus, attention danger, mais pas celui que vous croyez.
Depuis 30 ans, de mon observatoire hospitalier, j’ai vécu de nombreuses crises sanitaires, HIV, SRAS, MERS, résurgence de la tuberculose, bactéries multi-résistantes, nous les avons gérées dans le calme et très efficacement.
Aucune n’a donné lieu à la panique actuelle.
Je n’ai jamais vécu un tel degré d’inquiétude pour une maladie infectieuse et d’ailleurs pour aucune autre.
Et pourtant, Je ne suis pas inquiet quant aux conséquences médicales du Coronavirus. Rien dans les chiffres actuels sur la mortalité et la diffusion du virus ne justifie la panique mondiale sanitaire et surtout économique.
la suite ici


-Le désormais célèbre Didier Raoult (avec qui je ne partage pourtant pas la vision vaccinale et chimique)

16/03/2020

Le calme Raoult


Didier Raoult, né le 13 mars 1952 à Dakar au Sénégal, est un chercheur biologiste et professeur de microbiologie français, médecin de formation, spécialisé en maladies infectieuses.
Il a découvert avec son équipe plus de soixante nouveaux virus dont les mimivirus (ou virus géants).
Directeur de l’Institut Méditerranée Infection à Marseille. (Leurs vidéos.)


Dans le concert d'alarmisme qui augmente avec le pic de contagion, il reste une des voix posées du corps médical.Et non la moindre, bien qu'il n'ait pas été entièrement entendu, en tant que membre du conseil scientifique (de 11 experts) dédié au coronavirus.

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Même si je ne partage pas vraiment sa vision globale de la médecine (trop chimique à mon goût), je respecte et apprécie son recul et son pragmatisme, ça fait du bien.


Interview , source:Marianne

"Il ne faut pas jouer avec la peur"



Marianne : -Que vous inspire l'évolution de l’épidémie de coronavirus ?



Didier Raoult : -Je ne me laisse pas embarquer dans la terreur. Je ne sais pas deviner l'avenir et n'ai pas l'habitude de croire les plus excités qui se sont toujours trompés dans leurs modélisations. J'analyse au jour le jour, et l'évolution, aujourd'hui, c'est quelques 6.000 morts dans le monde, dont environ 3.500 en Chine où l'épidémie se termine, et 127 en France. Je m'étonne qu'on parle de cause très significative de mortalité, et même de crise sanitaire du siècle, alors qu' en 2017 la grippe et les autres infections respiratoires ont tué entre 14.000 et 20.000 personnes en France. Peut-être que les statistiques seront très différentes à la fin de l'épidémie, mais aujourd'hui je ne vois pas de problème majeur en termes de mortalité.

En scientifique, je m'intéresse à ce qui se fait dans le monde pour analyser les solutions associées aux meilleurs résultats. La plupart des pays n'avait pas pris le type de décision annoncée par la France, sauf l'Italie avec un succès pas vraiment remarquable. L'Allemagne n'a pas fait ce choix, la Corée du Sud non plus, bien qu'elle ait été frappée de plein fouet. En Chine, il n'y a que la région de Wuhan qui ait été mise en quarantaine, là où il y a eu 2.500 morts, alors que le virus a été partout ailleurs. Mais la mortalité ne s'est pas étendue. On prend des mesures qui n'ont rien à voir avec celles de pays qui ont contrôlé l'épidémie. Peut-être est-ce un trait de génie, ou pas. Il importe surtout de ramener les choses à leur proportion, car l'interprétation que l'on en donne fini par biaiser complètement la vision.

-Ce virus n'est-il pas particulièrement contagieux et dangereux ?

-La dangerosité, je ne sais pas ce que cela veut dire. Elle dépend de l'échantillon qu'on observe. On peut regarder en Corée du Sud où l'on a fait ce que je préconise depuis le début, à savoir détecter et traiter, ou dans la plus grande folie réalisée au Japon en coinçant des personnes âgées sur un bateau de croisière, un modèle expérimental équivalent à mettre ensemble vingt souris dont quatre infectées pour regarder combien seront contaminées. Dans ces deux cas, la mortalité a été relativement faible, et en Corée elle a été une des plus faibles au monde. Dans notre centre à Marseille, le seul cas mortel est arrivé après avoir erré d'hôpital en hôpital. Une dame de 89 ans qui était en réanimation depuis dix jours quand on l'a diagnostiquée. La mortalité sera évidemment plus importante pour des gens repérés en réanimation qu'avec une détection précoce. Elle va dépendre de la qualité de la prise en charge, et on ne peut tester cette mortalité que si l'on intègre des formes peu symptomatiques.

En Chine, on rapporte des suicides de gens angoissés

Nous avons sans doute fait plus de tests du coronavirus que tous les autres laboratoires français réunis, avec aussi bien des formes modérées que graves. Le PACA est peut-être épargné avec un seul décès, mais ça prouverait que les généralisations sont fausses. Les écosystèmes sont différents entre Paris intra-muros, Wuhan, la région PACA, et il y a le risque non mesurable car chaotique des super-contaminateurs, difficilement compréhensibles. On sait tout de même maintenant mesurer les charges virales et on voit que des gens ont des quantités de virus un million de fois plus importantes que d'autres. Logiquement, cela peut jouer un rôle dans la contamination, avec d'autres choses comme le comportement. Reste qu'aujourd'hui la plupart de nos patients viennent pour des symptômes respiratoires dus à la vingtaine d'autres virus qui circulent, ou parce qu'ils ont rencontré quelqu'un qui avait le coronavirus. Ils sont affolés et veulent savoir s'ils n'ont pas un truc qui va les tuer. La peur est très contagieuse. En Chine, on rapporte des suicides de gens angoissés. Il ne faut pas jouer avec la peur.

-Pensez-vous qu'on s'emballe dangereusement ?

Oui. Quelles sont les données pratiques ? En 2019, il y a eu 2,6 millions de morts dans le monde par infection respiratoire aiguë. A votre avis, quelle influence aura là-dedans le coronavirus ? Avant de modifier sensiblement ces statistiques, il va falloir qu'il tue beaucoup... Et qui sait s'il ne s’arrêtera pas du jour au lendemain sans qu'on sache pourquoi comme le SRAS, ou si l'on en aura fini avec lui en mars, comme habituellement avec la grippe. Tout cela fait que je ne suis pas particulièrement ému, et pense surtout à détecter et à traiter.

-Vous menez un essai clinique sur un traitement par la chloroquine. Avez-vous des premiers résultats ?

Je les présenterai cette semaine, mais n'inventerai rien (voir ici) Le docteur Zhong Nanshan, qui a géré l'épidémie de coronavirus chinois avec succès, a montré que la chloroquine améliore le tableau clinique. En Arabie saoudite, pays où il y a eu le plus de coronavirus ces dernières années, Ziad Memish la recommande également comme traitement de base. Ces deux scientifiques sont les meilleurs au monde pour traiter les coronavirus, mais en France, peut-être parce que l'un est chinois et l'autre arabe, on ne les écoute pas. En Corée du sud, la chloroquine est aussi dans le protocole officiel, comme en Iran.

En France on réclame de fournir des résultats déjà trouvés ailleurs

Les coronavirus viennent de ces pays et ceux qui proposent ce produit les connaissent. Je transmets des choses que d'autres devraient aussi transmettre s'ils lisaient, suivaient ce qui se fait à l'étranger et avaient réalisé que les Chinois sont devenus les plus grands producteurs de science au monde. Je ne fais qu'une étude de confirmation au niveau de la charge virale, seul élément vraiment mesurable aujourd'hui, sauf à inclure des milliers de personnes pour des analyses qui arriveront dans plusieurs mois, sans résultat immédiat.

La charge virale est en revanche facile à regarder et elle répond à la question essentielle de la transmissibilité. Sa durée moyenne est de 12 à 14 jours, et le docteur Zhong a déjà montré que la chloroquine réduisait la persistance du virus à quatre jours. Parmi tous les produits testés, c'est le plus anodin au niveau des effets secondaires, le moins cher, et il a montré au moins partiellement son efficacité. Une bonne nouvelle à annoncer. Cela aura un effet, y compris dans une population où l'on peut redouter de mourir de quelque chose qu'on ne peut pas traiter. Je ne comprends pas qu'on ne s'en serve pas. C'est bizarre à une époque où l'on parle sans cesse de mondialisation. En France on réclame de fournir des résultats déjà trouvés ailleurs.

-On a parlé de "fake news" à propos de vos déclarations sur la chloroquine.

Fin février, j'ai fait une vidéo dans laquelle je présentais les résultats chinois. Elle a été postée et partagée sur Facebook, qui l'a qualifié de "fake news" après avis d'un décodeur du Monde. Le site du ministère de la Santé a alors affiché que je propageais une fake news, mais l'a vite retiré. Et deux semaines après, le ministère me demandait de rentrer dans le conseil scientifique dédié au coronavirus...

-Y êtes-vous entendu ?

J'y dis ce que je pense, mais ce n'est pas traduit en acte. On appelle cela, des conseils scientifiques, mais ils sont politiques. J'y suis comme un extra-terrestre.