14/10/2026
Violences entre partenaires, victimisation et prise de conscience.
Répartition des cas de violence physique entre partenaires
Quand il y a une dynamique de provocations psychologiques répétées (humiliations, mépris, critiques destructrices, chantage émotionnel, etc.), la personne qui les produit a une part de responsabilité morale dans l’escalade qui s’ensuit.
Et cette part est presque systématiquement effacée du discours public (en tous cas du coté féminin), ce qui produit une vision faussée : la femme serait toujours pure victime, et le seul responsable serait l’homme, parce qu’il est généralement « plus fort » (est-ce seulement pour ça?).
Sur le plan moral et spirituel, dans une relation entre deux adultes, chacun reste un individu face à un autre.
Si l’un des deux (homme ou femme) entretient un climat de provocations psychologiques constantes, il contribue activement à créer les conditions d’une explosion. Cela n’excuse évidemment pas le passage à la violence physique — la disproportion de la réponse reste une faute grave — mais cela n’efface pas non plus la responsabilité de celui ou celle qui a alimenté le feu pendant des mois ou des années.
Refuser de le reconnaître revient à traiter les femmes comme des êtres sans capacité de nuire psychologiquement, ce qui est à la fois faux empiriquement et infantilisant. C’est exactement l’inverse d’une vision égalitaire équilibrée : on leur refuse la pleine responsabilité de leurs actes sous prétexte de leur relative faiblesse physique.
Pourquoi ce biais systématique?
Le discours dominant (médias, campagnes institutionnelles, une partie du militantisme féministe) a choisi une grammaire simple et même simpliste (découlant de la vision idéologique d'un patriarcat purement toxique et oppresseur):
homme = agresseur potentiel
femme = victime structurelle.
Tout ce qui va dans ce sens est souligné et mis en avant, le reste est juste ignoré.
Cette grammaire a des avantages politiques (mobilisation, financement, simplification pour le grand public), mais elle a un coût moral, intellectuel et pratique important, car ce n'est pas la vérité, cela n'en n'est qu'une petite partie déformée.
Elle empêche de nommer les dynamiques réciproques, elle déresponsabilise certaines formes d’agression psychologique féminines, et elle entretient l’idée que « être plus faible » confère une sorte d’immunité morale.

Or les données d'études "neutres" montrent toutes assez clairement que l’agression psychologique est massivement bidirectionnelle, et qu'en Occident, dans un nombre non négligeable de cas, les femmes en sont les principales productrices.
Refuser d’en parler ne protège pas les victimes ; cela empêche simplement une compréhension réaliste des mécanismes d’escalade.
Ce qui serait plus juste, serait de reconnaître la part de responsabilité morale de chacun dans une dynamique toxique qui dérape.
Cela n’est pas du "victim blaming" (culpabilisation de la victime), c’est de " l’agency", capacité et pouvoir de réagir ou d'agir...
Cela permet de dire : la violence physique reste inacceptable et plus grave, mais si elle découle de provocations psychologiques répétées , celles-ci ne sont pas non plus "gratuites" ou moralement neutres !
Les passer sous silence, ou prétendre le contraire perpétue une fiction qui n’aide personne à prendre conscience de ses propres comportements.
23:52 Publié dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |
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