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10/05/2018

Jacques Cotta

Jacques Cotta est journaliste, réalisateur et producteur de documentaires à la télévision française. Il est aussi écrivain, auteur de plusieurs ouvrages d'enquêtes sur des thèmes comme les travailleurs pauvres et les services publics. Il a produit et réalisé la série télévisée Dans le secret de ... qui lui a valu plusieurs récompenses. Nombre des documentaires réalisés par Jacques Cotta sont réalisés avec Pascal Martin. En 2018, il anime l'émission Dans la gueule du loup pour Le Média.

Un des rares journalistes encore entendu à ne pas alimenter la propagande mais à se poser des questions logiques.

 

 Cliquer deux fois pour visionner en grand écran...

 

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Au fait, et les preuves du chimique, elles sont où?   
Ou que valent les preuves gouvernementales?
Par Jacques Cotta • Actualités • Lundi 30/04/2018 • source


Plus d’une semaine après l’envoi de missiles sur la Syrie par les USA, la France et la Grande Bretagne, une question demeure: où sont donc les preuves irréfutables de l’usage d’armes chimiques de la part des autorités syriennes. Restée dans le flou le plus total avant, pendant et au lendemain des frappes, le silence embarrassé des autorités françaises a commencé a être rompu avec cette preuve… de bonne volonté: « D’ici peu tout sera rendu public ». Mais le temps passe et toujours rien, ou presque…

Un document officiel intitulé « Evaluation nationale - Attaque chimique du 7 avril 2018 (Douma, Ghouta orientale, Syrie) - Programme chimique syrien clandestin » a été rendu public par les ministères des armées et des affaires étrangères le 14 avril. De quoi satisfaire sans doute la curiosité de tout un chacun, surtout pour qui s’inquiète des raisons réelles qui ont conduit à engager un acte de guerre à l’encontre de la Syrie, état souverain, hors de toute décision de l’ONU allant dans ce sens.

Et comme il s’agit de guerre, j’ai la faiblesse de penser que les militaires savent mieux de quoi il s’agit que les conseillers de salon, genre BHL, Kouchner ou autres qui se gargarisent à l’abri, pendant qu’au nom du « droit d’ingérence » le droit international est bafoué et éventuellement que des soldats réels et non virtuels vont jouer leur peau. Le colonel Corvez, par ailleurs invité sur le plateau du magazine que je présente et prépare sur « le Média », « Dans la Gueule du Loup », émission portant justement pour son troisième numéro sur le thème « Syrie, guerre, missiles », a décortiqué le communiqué ministériel. (On trouvera l’émission à l’adresse suivante:
https://www.youtube.com/watch?time_continue=197&v=QzO... )

Qui en est le rédacteur ?

« Il n’est pas médecin puisqu’il considère les déclarations d’odeurs et les images de fumée comme des « symptômes », et il n’est pas militaire puisque la phrase sur « l’utilité d’une couverture aérienne » semble ajoutée par un autre rédacteur et qu’il ignore la signification tactique du verbe « appuyer ». Cependant il déploie avec constance le fameux style de dissertation dit science-poseur attendu des candidats à l’ENA ».

Quelle crédibilité ?

Le style est journalistique (…) à l’opposé de celui du traitant de renseignement. De toute évidence, de par sa forme, ce document n’est pas destiné à élever des informations à un ministre mais à livrer une opinion à la presse…

Quel vocabulaire ?

Il est question du « régime » et « n’est pas une seule fois utilisé « le mot gouvernement pour désigner les autorités légales du pays ». « Les forces pro- régime » sont évoquées pour parler de l’armée régulière syrienne. « Ce vocabulaire typique d’un politicien en campagne serait immédiatement corrigé dans un milieu militaire, et ôte au réquisitoire toute prétention d’objectivité pourtant nécessaire à l’établissement des faits.

Quelles sources, quelle crédibilité ?

Enfin il ne cherche pas à coter séparément la plausibilité de l’information et la fiabilité de la source. Il apparait rapidement qu’aucun agent français n’a visité les lieux ni parlé avec les services médicaux ou les apparentes victimes. Pour reprendre la terminologie du rédacteur, les services d’affaires étrangères du régime français ne ressortent pas grandis de cet exposé d’évaluation nationale.

L’absence de véritable preuve en l’état actuel pose deux questions importantes, l’une aux politiques, l’autre aux journalistes.

Pour les politiques, demeure aujourd’hui la foi dans la parole gouvernementale. « Puisque le gouvernement l’a dit, c’est donc que c’est vrai ! ». Pardi! Si c’était le premier coup du genre, on pourrait excuser ce qui s’apparenterait à une simple naïveté. Mais constatons qu’il n’en n’est rien. Le précédent de Colin Powell à l’ONU, brandissant des fioles pour accréditer l’idée des armes de destruction massive en possession de Sadam Hussein, s’est révélé une manipulation grossières, aux conséquences tragiques pour des dizaines de milliers d’irakiens qui y ont perdu la vie, pour une nation entière qui a été disloquée, détruite, pour une région du monde aujourd’hui dans une instabilité chronique. Colin Powell n’était pas le premier à user du faux à grande échelle. Il y a eu aussi la Roumanie et Timisoara. Ça tombe bien car j’y étais pour tourner « Roumanie, révolution ou manipulation? ». Durant des jours les ondes en France, en Grande Bretagne, aux USA ont déversé la version officielle concernant les fameux charniers. C’était à qui dirait mieux. « 300, 500, 1000 et plus, les corps s’entassent à Timisoara, assassinés par la police et l’armée du dictateur ». J’ai cherché, fait les terrains vagues, suis allé aux adresses indiquées… Mais rien, seuls quelques corps à la morgue, mais point de charnier. Pourtant les informations des rédactions parisiennes continuaient d’annoncer le pire, dans une surenchère folle que rien ne pouvait enrayer. Sans doute la volonté des uns de voir le dictateur affublé de tous les maux était plus forte que la vérité journalistique, pendant que la manipulation politique allait bon train.

Au fait, cela m’amène à ma deuxième question en direction de la presse, de mes confères. A juste titre, beaucoup ont reproché au « média » d’avoir laissé entendre qu’un étudiant avait perdu la vie, ou était sur le point de la perdre à Tolbiac. Ils ont eu raison et la rédaction du média a bien fait de reconnaitre son erreur et de s’excuser pour sa bévue. Mais de Tolbiac à la Douma, il n’y a qu’un pas. Comment les mêmes peuvent-ils accepter les arguments ministériels et gouvernementaux qui relèvent de la croyance et non de la vérité journalistique? Comment peuvent-ils dans leur commentaire accréditer l’idée macronienne des frappes salutaires, au nom d’une « ligne rouge dépassée », alors que rien ne vient vérifier cette hypothèse? La Douma serait-elle moins importante que la faculté de Tolbiac? Méthode pour méthode, excuses pour excuses, la profession ne s’élèverait-elle pas si l’exemple de la rédaction du média qui a reconnu son erreur et s’est excusée était suivi par tous les va-t-en guerre si prompts à regarder la paille dans l’oeil du voisin (en l’occurence c’était une bonne chose), lorsqu’ils ignorent la poutre que se trouve dans le leur.

Jacques Cotta
Le 30 avril 2018

Diadèmes au cinéma

 
 
 
Arrivent en premiers, tous les magnifiques diadèmes et couronnes du film Le seigneur des Anneaux:

Le diadème du mariage d'Arwen (Liv Tyler)


 


 
 
 
 

autre diadème plus simple porté par Arwen:

 


Le premier diadème de Galadriel (Cate Blanchett):





 


Le diadème d'Elrond (Hugo Weaving):



 


celui de Légolas (Orlando Bloom):




Le diadème d'Eowyn (Miranda Otto), dame du Rohan:










Et le casque elfique de Gil Galad (Mark Ferguson) que l'on peut y apercevoir furtivement:

 
 
 
 






D'autres du même style apparaissent ensuite en 2012 dans le film The Hobbit, un voyage inattendu inspiré également de l'oeuvre de Tolkien.(trilogie en cours...)
Galadriel (Cate Blanchett)  y porte  un second diadème:


 

 
 
 
 
 
 


 




Même chose pour Elrond (Hugo Weaving):


 
 



et tous les musiciens de Fondcombe, la cité elfique, en portent aussi:

 




 ainsi que l'elfe Lindir (Bret McKenzie):



on y découvrira également le père de Légolas, le roi Thranduil (Lee Pace) portant couronne:

 
 



Autres films:

 
Monicca Bellucci  jouant la Reine au miroir dans "Les frères Grimm" 
 de Terry Gilliam 2005

"Shakespeare in love" où Gwyneth Paltrow en porte deux:




        

 





Tristan et Yseult  (2006) réalisé par Kevin Reynolds

James Franco (Tristan)     Sophia Myles (Yseult)



Charlize Theron dans  le film Blanche-neige et le chasseur:


 
 

                           




Créatrice de bijoux de joaillerie fine et romantique, Cathy Waterman s'est associée à la costumière Colleen Atwood pour imaginer les bijoux de l'adaptation de ce conte de fée



Ci-dessous couronne en or jaune 22 carats et diamants pour le personnage de la reine Ravenna, interprétée par Charlize Theron



Lily Colins en Blanche neige dans le Blanche neige de  Tarsem Singh 2012 "Mirror mirror"


      Portant une tiare de chez Van Cleef






Robin Wright dans la princesse Bouton d'or



 Alexandre: (Angelina Jolie, Val Kilmer, Colin Farrell)



 




 Plus particulièrement , Angelina Jolie en Olympias mère d'Alexandre



                                                            






dans  Le maître et Marguerite:
(ce n'est pas vraiment dans le film du même nom, mais pour des photos avec Isabelle Adjani utilisées dans une exposition consacrée au roman de Boulgakov)






En revanche, elle en porte bien un dans le film  la reine Margot:



 Diadème spécialement  fabriqué par "Madame Bijoux" (du Faubourg St Antoine) en utilisant une bâte en laiton de chez Janvier-Grusson et des pierres (grenats, perles poires…) tirées de ses collections.

A la question « si vous étiez un accessoire de mode ? » Isabelle Adjani répond : « Une tiare, pour prendre de la hauteur sur la mode. J'ai adoré porter une couronne dans La Reine Margot et j'ai une passion pour les diadèmes. Malheureusement, je ne peux pas en porter parce que je serais immédiatement repérée par les paparazzi. » (paru dans l'Express)






Emily Blunt dans le film Victoria:





dans le Roi-scorpion,
Cassandra (Kelly Hu ):







Natalie Portman dans le film Deux soeurs pour un roi:

 



dans le Choc des Titans,
le roi Céphée (Vincent Regan) :


 la reine Cassiopée (Poly Walker):


et leur fille Andromède (Alexa Davalos):






dans "Il était une fois"  Susan Sarandon en reine Narissa



                                      



dans Prince of  Persia (les Sables du Temps),
la princesse Tamina (incarnée par la divine Gemma Arterton):





et la couronne des rois de Perse:
celle de Sharaman (Ronald Pickup)

 
puis de son fils Tus ( Richard Coyle )
 
 

dans Le monde de Narmia
- "Jadis" (Tilda Swinton ), la sorcière blanche, reine des glaces:

 



 
Cobie Smulders en Wonder Woman:



dans Astérix et Cléopatre:
Cléopatre (Monica Bellucci):

 
dans John Carter (d'après les chroniques de Mars de E R Burroughs)
 


      Lynn Collins dans le rôle de la princesse Dejah Thoris




Sophia Loren dans Scandale à la cour 1960
 
 
 
dans Harry Potter,
le diadème perdu de Serdaigle.






                                                                        ***



En création télévisée:

Annabelle Wallis dans la série télé  "Les Tudors":




Dans la série anglo-saxonne Camelot (2011)
-Eva Green en Morgane 





 
 
 
- Claire Forlani en reine Igraine (mère d'Arthur)



 
 


- et Tamsin Egerson en reine Guenièvre





Dans la série télévisée française Kaamelott:



La fée Viviane, dame du lac (Audrey Fleurot)




Alexandre Astier (le roi Arthur)





Merlin  (Jacques Chambon)




Dans la série Le trône de fer (Game of thrones):

Couronne du roi Robert Baratheon (Marc Addy)




Celle de son "fils" Joffrey (Jack Gleeson):



 et celle de son frère Renly (Gethin Anthony):



la petite tiare de la reine puis régente Cersei née Lannister (Lena Headey):




Et un étrange pectoral pour  Daenerys Targaryen (Emilia Clarke):



Quelques couronnes, parures et diadèmes de la série britannique Merlin.
(photos envoyées par Céline)

La reine Guenievre (Angel Coulby):

                             


 Le roi Arthur (Bradley James) et sa couronne royale
                               
                                    



 Le roi Uther (Anthony Stewart Head)




 La fée Morgane (Katie McGrath)




Autres personnages :



Le château de Pierrefonds dans l’Oise, près de Compiègne a été l'un des lieux de tournage, représentant le château de Camelot.